
Triggerheart Exelica
publié le 3 mars 2008- Etat : Disponible
- Thème :Futuriste
- Genre :Shoot'em Up
- Visitez le site officiel
- 27/02/2008
- 27/02/2008
- inconnue
Reprenant le principe du soft éponyme paru sur la plateforme de Sega – la Dreamcast pour les nostalgiques, Triggerheart Exelica est de retour depuis peu en téléchargement sur le Marketplace de notre chère Xbox 360. De la gamme Xbox Live Arcade, ce soft aux allures de shoot’em up parviendra-t-il à reconquérir le cœur de ceux qui autrefois avaient déjà pu y goûter ? Mieux encore, pourra-t-il séduire de nouveaux adeptes ? Pas si sûr...«L’art de la nostalgie»Paru sur Dreamcast il y a un bout de temps déjà, Triggerheart Exelica nous fait le plaisir – sentiment subjectif bien entendu – de renaître de ses cendres. Un petit retour en arrière s’impose, ne serait-ce que pour en découvrir un peu plus sur le scénario du soft, aussi mince soit-il. L’histoire se passe dans le futur, où Exelica et Crueltear – les deux personnages féminins dispos au début du jeu – sont deux Triggerheart, sortes de soldats humanoïdes aux capacités surhumaines créées par le CHIUDA, un organisme intergalactique chargé d’éviter les conflits. Leur mission est donc simple, empêcher les guerres en exterminant la menace. C’est donc au cours d’une de leur campagne qu’un vortex géant – piège lancé par l’ennemi du jour – les téléporte directement sur la Terre, nouvelle cible des méchants. Comme nos deux belles femmes militaires ont le sens de la bravoure, c’est avec tout leur courage qu’elles décident de défendre leur nouvelle planète. Fin de l’histoire et début du jeu ! C’est effectivement là que toi, joueur, tu interviens. Ne te sens pas étonné, puisque tu lis ce test tu es obligé de sauver la Terre en incarnant au choix soit Exelica ou soit Crueltear. Tu ne pourras compter sur l’aide de personne puisque le soft est dépourvu de mode multijoueur. C’est donc seul que tu devras traverser les cinq niveaux qui te séparent de la paix et de la sérénité…




Mais n’aies pas peur, car pour t’aider dans ta tâche, les développeurs du soft ont doté nos deux héroïnes de plusieurs atouts qui feraient envie même aux hommes les plus viriles. En effet, que ce soit la première ou la seconde, nos deux humanoïdes – dont l’une est la sœur artificielle de l’autre, détail peu intéressant mais sait-on jamais – ont chacune la capacité d’attraper l’un de leurs ennemis grâce à leur grappin pour ensuite le balancer sur ses congénères (bouton B). Distrayant dans le niveau de difficulté le plus simple, cette astuce se révèle être d’une extrême nécessité dans les niveaux supérieurs. En effet, que ce soit par leur nombre ou par la quantité de rayons lasers tirés, les ennemis envahissent très rapidement l’écran qui, soit dit en passant, n’occupe que le tiers central du téléviseur (le reste étant réservé à des informations diverses comme le score ou le niveau où vous vous situez). Il devient donc difficile de survivre et c’est là que le tournoiement s’avère utile. D’un lancer, la voie se libère et on évite ainsi de perdre une vie qui viendrait diminuer la réserve de vies infinie dont nous disposons ! Vous avez bien lu, pas de «Game Over» pour cette foi-ci. Bonne nouvelle pour certains, mauvaise pour d’autres. Quoi qu’il en soit, le résultat fait perdre du charme au soft, qui perd là un semblant d’intérêt qui ne lui aurait pas fait de mal.




«L’art-cade, rien que l’arcade»Le côté solo de l’aventure prenant une grosse part du soft, cela risque rapidement de peser. Qui plus est, finir l’ensemble des campagnes dans les trois niveaux de difficulté ne sera pas une tâche si ardue que cela. Bien entendu, une sélection naturelle auprès des joueurs va s’opérer. Nous aurons donc deux catégories: les big boss, qui arrivent à tout finir et décident même de rallonger la durée de vie du soft en tentant les succès; et ceux que la difficulté du mode «Hard» exaspère, qui abandonnent la partie et qui réservent le soft pour les quelques moments de leur future existence où ils seront désespérés au point de se pencher à nouveau dessus. Il est effectivement facile au bout d’un moment de s’en sortir en utilisant la fameuse technique du grappin, qui au final se révèlera être divertissant au début, mais sans plus. Conséquence: une durée de vie bien trop faible pour un soft qui cache pourtant un concept qui aurait pu le rendre de meilleure qualité s’il avait été mieux exploité. Pourquoi ne pas avoir intégré un mode coopération ou ne serait-ce qu’un mode multijoueur en ligne ? Question qui restera sans réponses, mais qui pèse dans la balance. Dommage…




Et la liste des points négatifs ne s’arrête pas là! Nos amis développeurs n’ont pas fait de réel effort en ce qui concerne l’aspect de leur soft, cela se voit… Au grand désarroi des amateurs du genre, qui devront gentiment se rapprocher près du téléviseur pour réussir à lire tout ce qui y est écrit (en français) à l’écran tellement c’est petit. Après essai, il semblerait que cela soit plus lisible si l’on possède un téléviseur HD – au cas où. Idem pour les informations affichées à l’écran avant de commencer une partie, qui sont tout bonnement à vous arracher les yeux. Rien de tel qu’un petit tutorial illisible avant de débuter une partie ! Vous l’aurez compris, il ne faudra vraiment pas être pointilleux sur ce genre de détail si vous ne possédez pas de TV HD. Néanmoins l’aspect arcade du soft s’en retrouve renforcé, et ce n’est pas l’environnement sonore qui prouvera le contraire. Les musiques sont typiquement tourné arcade, et le résultat n’en est que satisfaisant. On se croirait presque devant une vieille borne de nos anciennes salles de jeux favorites ! Pour ce qui est de la personnalisation du soft, cela se résume en une phrase: tout est paramétrable ! Que ce soit les touches, le niveau de difficulté ou bien le choix du nombre de vies de départ, tout y passe. Les plus loufoques pourront même incliner l’image de 90° vers la droite, ayant ainsi pour conséquence de changer le soft en shooting horizontal. Mais de là à relever le niveau global…
• Une ambiance indéniablement tournée arcade.
• Absence de mode multijoueurs.
• Une durée de vie beaucoup trop faible.
• Vous avez dit 800 MS Points ?
Verdict
Ce nouveau titre Xbox Live Arcade ressuscité d'on ne sait où ne risque pas de rester dans les annales. Avec un gameplay certes simpliste mais une réalisation très maladroite et une résolution qui l'est encore plus, Triggerheart Exelica déçoit. Au potentiel fort mais à l'adaptation peu convaincante, le soft se démarque par son ambiance on ne pleut plus arcade. Au final, ce ne seront que les amateurs du genre arcade à proprement parler qui pourront prendre un peu - c'est le cas de le dire - de plaisir en y jouant.

Graphismes
5 / 10Des graphismes ni retravaillés ni resplendissants, mais qui raviront les nostalgiques. Le style est donc purement arcade.
Jouabilité
6 / 10Prise en main on ne peut plus rapide, rien à dire de plus.
Son
6 / 10Ambiance arcade encore une fois, qui ne déplaira qu'aux non adeptes du genre arcade.
Durée de vie
2 / 10Tu finis le jeu plus vite que ton ombre !
Fun
2 / 10Vraiment pour les amateurs du soft qu'ils ont pu côtoyer sur Dreamcast ou ceux de l'arcade, sinon passez votre chemin.