
Terminator : Renaissance
publié le 12 juin 2009- Etat : Disponible
- Développeur :GRIN
- Distributeur :Warner Bros Interactive
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1
- 29/05/2009
- 29/05/2009
- inconnue
Plusieurs années après Terminator 3, l’une des sagas les plus connues au monde revient faire un tour dans les salles obscures avec Terminator : Renaissance. Comme c’est souvent le cas, la Xbox 360 a droit à son adaptation et c’est donc tout logiquement que l’on retrouve GRIN – déjà auteurs de l’assez moyen Wanted : Les Armes du Destin dernièrement – aux commandes. Les développeurs sauront-ils faire de cette guerre contre les machines une expérience intéressante, ou nous retrouverons-nous une fois de plus victimes d’une adaptation foireuse ? Réponse sans plus tarder, dans ce test complet. « Hasta la Vista, Baby ! »Ah, Terminator. Une saga débutée sur grand écran en 1985, mettant en avant les talents d’acteurs indescriptibles de l’immense Arnold Schwarzenegger. Vingt-quatre ans déjà, et la situation a bien évolué. Que ce soit dans la vie réelle, ou le fameux robot est désormais sénateur, mais également au cinéma. Une toute nouvelle trilogie a en effet débuté récemment avec l’arrivée dans les salles obscures de Terminator : Renaissance, une aventure prenant place pendant la guerre entre les Hommes et les machines. Skynet et ses robots ont progressivement exterminé toute forme de vie humaine sur Terre et il ne reste plus que quelques valeureux soldats, la Résistance, prêts à en découdre pour survivre. A leur tête, John Connor. Le fameux John Connor que l’on connait bien maintenant. Si nous nous retiendrons bien de vous présenter le scénario du film, sachez que celui du jeu n’est pas identique. En effet, les développeurs ont fait le choix de narrer des événements prenant place avant ceux du long métrage, soit en 2016. C’est donc dans la peau d’un John Connor prêt à tout pour aider son prochain que nous allons vivre cette aventure. Et ça ne sera vraiment pas de la tarte…

Terminator : Renaissance se présente sous la forme d’un third person shooter tout ce qu’il y a de plus basique. Les habitués de la console de Microsoft auront d’ailleurs tôt fait de constater qu’il s’inspire de l’un des cadors du genre, à savoir Gears of War. Une inspiration qui aurait pu être gage de qualité si les développeurs avaient fait un meilleur boulot. A vrai dire, le soft reprend exactement la même recette que le blockbuster que l’on connait tous, au détail près que chaque point pris séparément est moins bon. Tout commence par l’aspect graphique tout d’abord. Si au premier coup d’œil le titre peut sembler satisfaisant, on se rend bien vite compte qu’on est à des années lumières des meilleures productions actuelles. Certes, la ville de Los Angeles dans son look post-apocalyptique a parfois fière allure lorsque notre petit groupe de soldat se faufile entre les ruines des bâtiments et les carcasses de véhicules, mais tout de même. Le tout manque globalement de détail, la modélisation de certains éléments est très sommaire, sans parler des animations. Comment ne pas pouffer de rire – ou, au contraire, être complètement dépité – face aux mouvements tranchés des différents robots ? Même si leur côté « mécanique » excuse quelques rigidités dans les déplacements, les développeurs ont poussé le bouchon un peu trop loin pour le coup. Dommage, car quelques effets de lumière rendent assez bien et rehaussent quelque peu le niveau. « I’ll be back ! »Et pourtant, Dieu sait que quelques idées dans le gameplay étaient bonnes. GRIN a aussi repris à Gears of War son système de couverture qui a fait des miracles tout au long des deux épisodes déjà parus. D’une pression sur A, le joueur peut ainsi se coller contre un mur et se déplacer à l’abri le long de celui-ci. Un système de changement de cachette assez bien fichu a également été conçu afin de permettre de se glisser d’une planque à une autre rapidement afin de contourner ses ennemis. Car Terminator : Renaissance reprend à GoW son concept même également : comme son illustre aîné, le titre accorde un avantage conséquent au joueur s’il se trouve en bonne position par rapport à son ennemi. Tout est donc une question de placement, de stratégie. Il faut alors trouver un moyen de se faufiler derrière les ennemis pendant que vos collègues les canardent d’un feu nourri. Il est alors possible de réaliser des miracles. Dommage que la recette utilisée soit toujours la même tout au long de l’aventure. En effet, la redondance des actions et des environnements est l’un des défauts majeurs du titre. Exemple : lors de la majorité de l’aventure, le joueur sera amené à recontrer en tout et pour tout trois types d’ennemis différents. Si les petits drones volants qui arrivent en masse explosent rapidement à coups de fusils à pompe, comment ne pas être blasé après avoir exterminé une dizaine d’Araignées successivement, ces ennemis ressemblant très largement au fameux Droïdeka de Star Wars. On tombe inlassablement dans une répétitivité lassante, et c’est bien dommage. Le level design est pour sa part très convenu et ne viendra pas révolutionner le genre. Le titre se résume, à vrai dire, à ce schéma : on avance jusqu’à une zone de combat, on contourne l’ennemi pour le tuer. Après cela, une petite cut scene arrive pour mettre en place le scénario, et on reprend une phase de shoot, suivie d’une nouvelle cinématique inutile au possible, etc. Bref, rien de bien exceptionnel. Pour couronner le tout, signalons que l’aventure se boucle en environ cinq petites heures, que ce soit seul ou en coopération. Mais bon, à vrai dire, on ne va pas se plaindre de pouvoir enfin passer à autre chose…
• Le système de couverture
• Un Los Angeles au look classe
• La campagne en coopération
• La répétitivité des actions
• Les graphismes à la traîne
• Le fun absent, tout simplement
Verdict
En définitive, Terminator : Renaissance est un titre très, très moyen. Reprenant de nombreux points à Gears of War, l'une des meilleures productions actuelles en termes de third person shooters, le soft ne parvient toutefois pas à tirer son épingle du jeu, la faute à de trop nombreux défauts. Esthétiquement correct, le titre pêche surtout par une répétitivité navrante qui rebuterait les plus patients des joueurs. Dommage, car se glisser dans la peau de John Connor aurait pu être intéressant. Au final, seuls les fans ultimes tenteront l'aventure. Les autres trouveront bien mieux à faire en cette période faste en sorties.

Graphismes
5 / 10Même si le look post-apocalyptique de Los Angeles est assez bien rendu, le soft reste assez laid à regarder.
Jouabilité
6 / 10Quelques bonnes idées dans le gameplay, malheureusement gâchées par une répétitivité néfaste au soft.
Son
5 / 10Certains thèmes de la saga sont repris, tandis que les doublages sont quant à eux de très mauvaise qualité.
Durée de vie
3 / 10Le jeu se boucle en à peine 5 heures. Mais bon, on ne s'en plaindra pas.
Fun
3 / 10Les fans de l'univers apprécieront certainement de se plonger dans la peau de John Connor. Les autres passeront leur chemin très vite.