
Soul Calibur IV
publié le 11 septembre 2008- Etat : Disponible
- Développeur :Namco
- Distributeur :Ubisoft Entertainment
- Genre :Combat
- Nb de joueurs :1 à 2OnlineOuiVisitez le site officiel
- 31/07/2008
- 29/07/2008
- 31/07/2008
Après la claque Dreamcast fin des années quatre vingt dix, la série Soul Calibur s’attaque enfin à l’ère de la haute définition. L’occasion pour les fans de katana, haches et autres armes blanches, de découvrir un quatrième opus dépoussiéré, console dernière génération oblige.
Presque une décennie s’est écoulé depuis que Soul Calibur a su se faire une place de choix parmi la horde de jeux de combats et c’est d’ailleurs de la pointe de l’épée qu’il s’est démarqué de ses principaux concurrents. Les armes blanches ont cependant dans cet épisode laissé s’inviter une arme moins conventionnelle, le sabre laser de Maître Yoda. Une originalité qui pourra faire crier les puristes tandis que s’invitera un dernier ajout et pas des moindres puisque pour la première fois dans la série, les développeurs nous offrent la possibilité de nous affronter en ligne ! 



Bien que l’arsenal mis à votre disposition soit des plus étoffés, côté personnalisation on en rajoute une couche avec la présence d’un mode de création de personnages assez complet: costume de base, modifications des couleurs de chacun des tissus composant votre tenue ainsi que les armes. Votre corps, le visage, la voix, la chevelure, tout est paramétrable. Après vous être occupé des détails physiques, vous pouvez passer à l’étape suivante à savoir votre style de combat et votre arme. Vient ensuite l’affinement de vos statistiques de combats. Pour clore le tout vous pourrez donner un petit nom à votre protégé.
Il est temps désormais de passer aux choses sérieuses, le ring n’attend plus que vous réalisiez des exploits. C’est donc tout naturellement que vous vous lancerez dans l’aventure solo, celui-ci est composé de quatre sections : le classique mode histoire, la Tour des Ames Perdues, Arcade et Entraînement. Passé quelques rounds vous devriez avoir repris vos marques si vous étiez un adepte de la série, la formule de base restant identique. Les réglages par défaut attribuant le coup de pied au bouton B, la garde à A, le coup horizontal à X et le coup vertical à Y. Les combinaisons de coups s’enchaînent toujours avec aisance et ce dans une fluidité exemplaire. 



Quelques réglages ont été opérés de ci de là mais restent dans l’ensemble assez peu perceptibles, en somme aucun chamboulement n’est à signaler si ce n’est l’apparition d’une jauge de destruction d’équipement. Lorsque les trois segments représentant l’état de votre armure auront sauté, le personnage se retrouvera bien peu vêtu, ma foi assez fort plaisant lorsqu’il s’agit de demoiselles, suivez mon regard. Autre nouvelle jauge, la jauge d’Ame, verte lorsqu’elle est pleine et clignotante rouge lorsque le niveau de celle-ci se retrouve au plus bas. A ce stade votre opposant est incapable d’effectuer une garde et recevra de plein fouet vos attaques: c’est que l’on appelle le Brise Ame. Une fois ce cap franchi, le joueur peut alors détruire un élément de l’armure de son ennemi grâce à une attaque puissante de type haute, mi-hauteur, basse. Après avoir réussi un Brise Ame et si votre jauge d’Ame est pleine, vous pourrez déclencher une fin critique uniquement déblocable durant l’ouverture d’une fenêtre d’une seconde, très court laps de temps pendant lequel il faudra appuyer simultanément sur les quatre boutons. Dévastateur étant donné que la jauge de vie de votre opposant se retrouvera à zéro !



Parmi les vingt quatre figurants, neuf petits nouveaux viennent compléter la galerie. Algol et Hilde tous deux tirés de l’imaginaire des développeurs, deux invités de marque en provenance de l’univers Star Wars : Yoda et l’apprenti (lequel sera présent dans le prochain jeu Lucas Arts le 19 septembre prochain), et pour clôturer les présentations nous finirons par cinq personnages bonus créés de toute pièce par des artistes japonais de renommée : Angol Fear, Ashlotte, Kamikirimusi, Scheherazade et Shura. Malheureusement Dark Vador quant à lui restera cantonné à la PS3. Vous aurez le loisir également de pouvoir créer un personnage de toute pièce. Avec la vaste garde robe mise à votre disposition, votre imagination n’aura quasi pas de limite. Il suffit de regarder les screens ci-dessous pour vous rendre compte à quel point tout est possible. Reste à choisir un protagoniste pour se lancer dans l’ascension de la Tour des Ames Perdues, et pour gravir les soixante étages qui la composent. Il vous faudra une bonne dose de courage et d’abnégation, le jugement dernier aura sans doute raison des plus aguerris !



Le mode histoire qui par le passé s’était révélé étoffé se retrouve ici n’être qu’un mode anecdotique. Chaque personnage disposera de son scénario parfois tenant sur un timbre poste. Le seul intérêt réside donc dans le fait d’empocher les gains et ainsi d’acheter des améliorations soit pour vos armes ou votre tenue. Décevant au possible… Passé le mode entraînement et le mode arcade, tout ce qu’il y a de plus conventionnel, il ne reste plus que la Tour des Ames Perdues à se mettre sous la dent et là le challenge sera bel et bien présent ! Soixante étages à gravir, des paliers de sauvegarde vous amèneront jusqu’au combat final. Le jugement dernier vous en fera voir de toutes les couleurs. La descente des soixante étages risque d’être rude. Au fil des niveaux et des défis remportés ainsi qu’en remplissant certaines conditions cachées, vous débloquerez de nouveaux équipements. 



La nouveauté la plus intéressante reste sans conteste l’ajout d’un mode en ligne. Sur ce point, Namco s’en sort honorablement. Sur l’ensemble des parties jouées je n’ai rencontré que très peu de problèmes de latence. Avant de se lancer tête baissée et profiter au maximum, il va falloir sélectionner un adversaire disposant d’une connexion solide. Une fois cette dernière dénichée, vous enchaînerez les combats sans voir les heures défiler. Des sensations grisantes qui vous amèneront à chaque démarrage de la console à aller faire un petit tour sur le Xbox Live pour y dégoter d’autres humains avides d’empoignades. Cependant on regrettera qu’un trio de protagonistes se démarque très distinctement parmi les favoris des joueurs : Kilik, Mitsurugi et Siegfried, assez hallucinant. 



Côté visuel, Soul Calibur en met plein les mirettes, ère de la Haute Définition oblige. Les textures et détails des armures ont clairement bénéficié d’un coup de dépoussiérage franchement bienvenu. Le fait de créer son propre personnage ajoutera un plus non négligeable et on se laissera piéger à le contempler sous toutes les coutures. Les moindres détails sont soignés et apportent à l’ensemble un vent de fraîcheur. Au loisir on reluquera la poitrine opulente de Ivy et ses comparses. Les décors quant à eux ne sont pas des plus originaux malgré une certaine variété. Autre point positif, les temps de chargement se font assez discrets.
• Un gameplay exemplaire
• Des nouveautés bienvenues
• Une réalisation soignée
• Un mode histoire anecdotique
• Des décors fort peu originaux
• Un lag parfois présent
Verdict
A défaut de proposer un remaniement complet, la série accueille un nouveau titre doté d'une réalisation soignée aux nombreux ajouts plus qu'appréciables. C'est donc tout naturellement que ce Soul Calibur IV perpétue dignement la lignée de ses prédécesseurs et reste un titre chaudement recommandé pour quiconque rechercherait un jeu de combat d'envergure en ces temps de disette.

A partir de 30,00 €
Graphismes
8 / 10Les combinaisons s'enchaînent dans une fluidité régalant la rétine. Les protagonistes sont modélisés de fort belle manière. Nous n'aurions pas été contre un peu plus d'originalité dans les décor cependant
Jouabilité
9 / 10Le gameplay des précédents opus agrémenté de nouvelles capacités que sont les Soul Crusch, Soul Gauge ainsi que les Critical Finish. Très riche et complet en définitive !
Son
8 / 10Le titre s'occupe de l'essentiel à savoir des bruitages et des doublages convaincants dans la droite lignée des trois opus précédents. Les habitués ne seront pas dépaysés !
Durée de vie
8 / 10On regrettera un mode histoire assez léger. Bien heureusement la Tour des Ames et le mode en ligne rattrapent l'ensemble. Si vous êtes fan du mode de création, vous aurez de quoi faire pour un bon bout de temps avec la garde robe mise à votre disposition.
Fun
8 / 10Cet énième opus reste fidèle à la série et offre un gameplay des plus jouissifs et accessible à tous. Une fois les combinaisons maitrisées, on prendra un malin plaisir à envoyer des baignes sans discontinuer.