Test de jeu / Xbox 360 / Resonance of Fate

- publié le 26 avril 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :26/03/2010
- Développeur :Tri-Ace
- Distributeur :Sega
- Genre :RPG / Aventure
[sommaire]
- Page 1 : Un univers sombre et original | Verdict Technique
- Page 2 : Un système de combats original mais exigeant
- Page 3 : Système d’évolution et carte du monde | Conclusion
Après avoir donné naissance à deux nouveaux jeux sur Xbox 360 en collaboration avec le maître incontesté du genre, les équipes de Tri-Ace abandonnent Square-Enix pour s’allier à Sega. Le premier jeu issu de cette nouvelle alliance avec la firme au hérisson bleu est Resonance of Fate, un jeu de rôle atypique qui pourrait bien séduire ceux restés insensibles à un certain Final Fantasy XIII. Explications !
Pour tout amateur de RPG qui se respecte, le studio Tri-Ace est loin d’être inconnu. A l’origine de plusieurs jeux de rôle dont certains devenus cultes (comme la franchise Valkyrie Profile), le développeur nippon s’est d’ores et déjà illustré sur Xbox 360, en donnant naissance à deux RPG : Infinite Undiscovery et Star Ocean : The Last Hope. Si les deux titres étaient globalement sympathiques, force est de reconnaître qu’ils n’en resteront pas pour autant dans les annales du jeu de rôle. Le troisième essai du studio sur consoles haute définition sera t-il le bon ? Pour cela, Tri-Ace a quelque peu revu sa stratégie en cessant sa collaboration exclusive avec Square-Enix pour se laisser tenter par le pari Sega et sa grande notoriété dans les pays occidentaux. Le fruit de cette première collaboration est donc Resonance of Fate, un titre à première vue classique mais qui regorge de qualités. Sorti quelques jours à peine après Final Fantasy XIII, le nouveau titre de Tri-Ace n’a pourtant pas à rougir de la comparaison et pourrait bien rallier à sa cause les nombreux déçus du dernier né de Square-Enix. Voyons en détails ce qui rend l’expérience de jeu aussi exaltante !Un univers sombre et originalTout d’abord, ce qui rend le jeu aussi attachant est sans contestation possible son univers vraiment travaillé et original. En effet, Resonance of Fate prend place dans un monde ravagé où les humains ont été obligés de quitter la surface de la planète et se réfugier dans une immense tour afin de survivre. Cette tour, c’est Basel : un gigantesque édifice métallique constitué de nombreux étages. Bien évidemment, les plus riches et plus puissants humains ont réussi à trouver refuge dans les étages supérieurs de la tour tandis que la population tente, tant bien que mal, de survivre dans les étages inférieurs, souvent mal entretenus. Cette atmosphère post-apocalyptique est renforcée par le désordre politique qui règne dans Basel depuis la disparition du prélat Frieda. C’est donc dans le chaos politique que de nombreux monstres font peu à peu leur apparition dans les différents étages de Basel.

L’apparition de créatures terrifiantes a eu pour conséquence la création de nombreuses milices privées chargées d’éradiquer la menace ennemie. C’est ainsi que le joueur découvre dès les premières minutes l’équipe dont il aura la charge : Vashyron, leader incontesté du groupe, un redoutable combattant mais aussi un fin négociateur, légèrement arnaqueur à l’occasion, Leanne, une jeune fille qui semble cacher un lourd secret et qui tente de mettre fin à ses jours à peine le jeu débuté, et enfin Zephyr, un jeune garçon qui n’hésite pas à mettre sa vie en péril pour secourir Leanne. C’est donc dans la peau de ces trois personnages que le joueur sera amené à explorer Basel. Nos trois mercenaires profitent en effet des demandes de leurs concitoyens publiées à la guilde pour gagner leur vie. Si dans les premiers chapitres (sur les quinze qui constituent l’histoire), de nombreux services sont à accomplir pour la population, l’histoire gagnera très vite en épaisseur et en intérêt. Néanmoins, pas de panique, car si le scénario est plutôt intéressant à suivre, il n’en est pas pour autant envahissant. Les cinématiques ne viendront perturber votre progression qu’au début et en toute fin de chapitre. Pour le reste, seuls quelques dialogues avec les personnages viendront entraver votre aventure lorsque vous récupérerez les missions. Verdict TechniqueSi le point de départ de l’aventure est assurément passionnant, il ne constitue pas pour autant la principale qualité du titre. Avant de nous attarder en détail sur le système de combats, original, inédit, passionnant mais aussi complètement déroutant, déstabilisant, voire frustrant, touchons quelques mots sur la réalisation technique de ce nouveau jeu de rôle.
Final Fantasy XIII avait placé la barre très haute à ce niveau et Resonance of Fate souffre un peu de la comparaison. Néanmoins, si Tri-Ace n’affiche pas la même capacité d’exploitation de la console (sans doute faute de moyens et non de compétences), l’équipe de développement s’en sort relativement bien. L’univers du jeu est un peu particulier et pour quiconque n’est pas allergique au marron/gris, le rendu graphique est très réussi. Basel est une immense tour métallique où la végétation n’a pu trouver sa place. Ne vous attendez donc pas à traverser d’immenses champs de fleurs, votre quotidien se résumant aux quartiers mal-famés ou au contraire plutôt riches de Basel. Ce parti-pris accepté, on se rend compte que le jeu est artistiquement et techniquement très réussi. Certes, l’exploration des environnements est tout aussi linéaire que dans FFXIII (à la différence près que le jeu autorise encore l’exploration de quartiers entiers) mais force est de constater que la modélisation est vraiment réussie. De même, la gestion de la caméra étant automatiquement attribuée à la console, les développeurs ont pu choisir les meilleurs angles de vue afin de mettre en valeur le travail de modélisation et surtout le sentiment de vie qui se dégage des arrières-plans, vraiment très réussis et renforcés par l’éclairage changeant en fonction du moment de la journée. La modélisation des ennemis et personnages est dans l’ensemble de qualité, sans atteindre le degré de perfection de FFXIII. Seul le design de certains personnages nous a semblé un peu perfectible, mais tout n’est ici qu’affaire de goût !

Sur le plan musical, le titre est tout aussi réussi, la bande son ayant été confiée au spécialiste du genre Motoi Sakuraba, qui s’est illustré par le passé sur des franchises comme les sagas Tales of, Star Ocean, Mario Golf / Tennis, Valkyrie Profile, et plus récemment sur des jeux comme Eternal Sonata ou encore Infinite Undiscovery. Le CV du compositeur joue en sa faveur et la bande son fait honneur à la discographie impressionnante du bonhomme, en accompagnant à merveille chacune des situations de jeu. De même, l’on appréciera la qualité des bruitages et surtout la possibilité de pouvoir choisir entre doublages en anglais ou en japonais. Les développeurs ont décidément pensé à tout !
Enfin, en terme de longévité, le titre n’a pas à rougir non plus et propose une durée de vie dans la moyenne de tout bon RPG qui se respecte. Les quinze chapitres qui composent l’histoire peuvent se boucler rapidement mais pour ceux qui prendront le temps d’accomplir chacune des missions annexes ou encore de se frotter à l’arène ou au donjon bonus, la durée de vie dépassera allégrement la cinquantaine d’heures de jeu. Si vous souhaitez récupérer la totalité des 1000 points liés aux succès, sachez qu’il vous faudra parcourir le jeu à deux reprises et surtout terminer l’ensemble des missions secondaires, arène incluse. Bon courage pour en venir à bout donc !
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