Après cinq années d’absence, Rayman revient enfin sur le devant de la scène avec Rayman Origins ! Originellement prévu pour une sortie en dématérialisé sur le Xbox Live Arcade, c’est finalement en version boîte qu'il voit le jour, à la demande des fans qui désiraient plus que tout un vrai retour de la mascotte créée par notre cher Michel Ancel ! Avec ce nouvel opus, notre héros sans bras ni jambes revient à ses premières amours dans une toute nouvelle aventure tout en 2D ! Pour un retour en fanfare ?Pretty Rayman…Alors que les Lapins Crétins sont sous les feux de la rampe depuis leur premier opus Wii, il est vrai que Rayman s’était montré très discret depuis, pour ne pas dire invisible. Pourtant, c’est bel et bien un jeu dédié entièrement à lui que nous tenons aujourd’hui entre les mains, ce jeu même qui nous avait fait passer une très belle demi-heure lors de la GamesCom de cette année, demi-heure qui aura suffit pour en faire notre coup de cœur du salon. C’était donc avec une grande impatience que nous attendions de recevoir le titre à la rédaction... et depuis réception, un seul jeu tourne : Rayman Origins.

A cela, plusieurs raisons. La première d’entre elles, celle qui saute aux yeux dès le lancement du jeu : les graphismes. Si dernièrement la 2D a tendance à redevenir à la mode, probablement à cause de jeux en 3D perdant de leur identité visuelle en raison de la dominance d’un certain moteur qui se généralise de plus en plus (un peu trop même), ces jeux en 2D avaient tendance à donner un rendu plutôt stylisé, simplifié voire même épuré. Pourtant, avec Rayman Origins, on est bel et bien en face d’un des plus beaux jeux de la console, sans exagérer. Jamais une 2D n’aura été si belle, colorée, vivante, détaillée, onirique, loufoque, et j’en passe. Oui, jouer au dernier Rayman est un pur ravissement pour les yeux grâce au travail énorme fourni par les équipes d’Ubisoft Montpellier.

L’aventure est ainsi répartie sur plusieurs mondes, chacun ayant sa propre thématique et donc sa propre excuse pour donner vie à des délires plus fous les uns que les autres. Ainsi le joueur sera amené à voyagé - entre autres - dans une jungle plus vivante que jamais, où il faudra prendre garde aux mémés aventurières qui tentent de nous barrer la route, aux plantes qui s’ouvrent et se ferment sur un simple coup de poing ; dans un monde musical ou il faudra se servir de tam-tam en guise de tremplins, taper sur des pistons pour ouvrir des passages, sauter sur des perroquets accrochés à des partitions de musiques ; dans un monde glacial où les glissades sur le ventre ou sur le dos seront légion, ou des dragons serveurs patinent et tentent de nous cramer le peu de tifs que l’on a quand ils nous voient, etc, etc…

Non, vraiment, en plus d’être sacrément beau, le jeu se paie le luxe de nous faire voyager dans l’un des univers les plus originaux du jeu vidéo, le tout saupoudré d’une grosse dose d’humour, non pas basée sur des gags, mais plutôt sur les nombreuses mimiques dont sont dotés tous les personnages du jeu, alliés comme ennemis. Par exemple, pour ne citer que lui, la manière qu’à Globox de s’accrocher à des rebords s’avère bel et bien unique… et franchement tordante ! Il ne sera pas rare de tenter une combinaison de touches improbable juste pour voir un éventuel résultat s’afficher à l’écran. Bref, une fois encore un immense travail a été effectué sur les animations, à tel point que l’on jurerait parfois se trouver devant un dessin animé à gros budget. Une véritable réussite.
…walking down the street…Mais Rayman Origins ne s’avère pas être “seulement” une réussite visuelle, il l’est aussi du point de vue level-design ! Les niveaux sont magistralement bien conçus, de sorte que quoique l’on y fasse, c’est toujours un véritable enchantement que de les parcourir. Oui, vous avez bien lu : « quoique l’on y fasse ». Rayman est conçu de sorte que chaque niveau doit être fait au minimum deux fois si l’on souhaite obtenir toutes les récompenses y étant rattachées : ramasser tous les Lums, trouver toutes les cages d’Electoons, et les terminer dans un temps imparti. Si dans un premier temps ces tâches s’avèrent aisées, cela se compliquera bien plus par la suite en raison d’un niveau de difficulté de plus en plus relevé, mais toujours savamment dosé.

Ainsi, tout le monde y trouvera son compte, étant donné que le jeu possède une durée de vie tout à fait admirable pour un jeu du genre. Les joueurs occasionnels finiront le jeu en une bonne dizaine d’heures, le tout sans s’arracher les cheveux ! En effet, bien que plus difficile sur la fin, les checkpoints sont assez proches les uns des autres et les vies sont infinies pour que le jeu ne se révèle jamais frustrant ! De plus, les temps de chargement sont vraiment très rapides (en plus d’être jouables) donc le tout reste très rythmé sans aucun temps mort ! Quant aux hardcore gamers, finir le jeu à 100% est un sacré challenge pour quiconque tente de le relever, et doublera facilement la durée de vie ! Mais en guise de récompenses, certaines surprises sont à la clé…

La jouabilité est elle aussi irréprochable, notre héros se manie parfaitement et réagit au quart de tour. Le gameplay a même parfois tendance à nous rappeler Super Meat Boy pour sa précision et sa vivacité(particulièrement lors des séquences des Coffrapattes). De plus, il est possible de jouer jusqu’à quatre. Si cela à tendance à rendre le jeu un peu bordélique, cela le rend aussi beaucoup plus fun. Les développeurs appellent ça du jeu en coopération… mais lorsque l’on sait que les coups et baffes que l’on envoie influent sur nos partenaires, cela part généralement en baston générale et ce pour notre plus grand plaisir ! A mourir de rire. On regrette cependant que la coopération ne soit disponible qu’en local, sûrement pour des raisons de confort de jeu.

Terminons enfin ce test dithyrambique sur la bande sonore du jeu. Je vous le donne en mille : celle-ci est elle aussi d’une qualité rare. Les musiques accompagnent à merveille les différents univers proposés, un grand coup de cœur aux niveaux plus « chauds » avec des chœurs et un baryton mémorables ! Même les chansons paraissant les plus stupides de prime abord nous trottent dans la tête ! Mention spéciale à la musique des Lums lorsque ceux-ci virent au rouge (et donc doublent les points) qui reprend le thème principal version voix de fausset mignonne ! Tout simplement génial ! Le tout respire la bonne humeur et ne rend jamais le jeu stressant ! Bref, vous l’aurez compris, ce Rayman Origins est une réussite en tout point.
test écrit par Maxime
Graphismes
10 / 10Je met au défi quiconque arrive à trouver un jeu 2D plus beau que Rayman Origins. Les graphistes ont effectué un travail de titan, que cela soit au niveau du design des personnages et décors, qu'au niveau des animations, modèles de fluidité.
Jouabilité
9 / 10Le jeu répond au doigt et à l'œil, toute erreur commise sera uniquement de notre faute, que cela soit tenu pour dit. On note toutefois qu'à quatre, le jeu se révèle un peu bordélique… mais encore plus fun !
Son
9 / 10Des musiques entraînantes, magnifiques, amusantes, touchantes, poétiques… et des bruitages dignes des meilleurs dessins animés ! Un grand soin a été apporté à cette bande-son, et ça s'entend !
Durée de vie
8 / 10Il faut compter une dizaine d'heure pour finir le jeu sans s'attarder sur les défis annexes, et le double pour ceux qui justement s'attardent dessus… et à raison !
Fun
10 / 10S'il y a bien un terme qui qualifie ce Rayman Origins, c'est bien ce mot : fun. A plusieurs, multiplier la puissance de ce terme par le nombre de joueurs présent. Une référence.