
Pro Evolution Soccer 2008
publié le 7 novembre 2007- Etat : Disponible
- Développeur :Konami KCET
- Distributeur :Konami
- Thème :Football
- Genre :Sport
- Nb de joueurs :1 à 4OnlineOui
- 25/10/2007
- inconnue
- inconnue
[sommaire]
- Page 1 : PES = Pas Encore Suffisant ?
- Page 2 : Carton jaune
- Page 3 : Toujours aussi bon
Alors que le FIFA 08 d’Electronic Arts peut se targuer d’obtenir les louanges des joueurs et de la presse spécialisée, Konami nous propose aujourd’hui Pro Evolution Soccer 2008, nouvel opus de la sublime simulation de football. Si la suprématie des PES a pour le moment été sans limite, il se pourrait bien que la donne change avec ce nouvel opus. Petit tour d’horizon des qualités et défauts du soft.
Cela fait maintenant quelques temps que Pro Evolution Soccer 2008 est sorti, et il nous fallait au moins cette période d’essai afin de décider si, oui ou non, la célèbre série développée par Seabass était sur le déclin. Car il n’est pas évident le rôle de testeur pour ce genre de softs. Il ne tient qu’à nous de trancher, chaque mot valant son pesant de cacahuètes dans la balance des jeux de foot. Cette année, FIFA et PES se livrent une bataille quelque peu similaire à celle qui a eu lieu il y a une dizaine d’années de cela, à l’époque où les rôles étaient inversés. Jadis, c’est EA Sports qui se reposait sur ses lauriers, bien trop heureux de détenir un quasi monopole sur ce secteur du jeu vidéo. C’était sans compter sur un certain ISS, sorti de nulle part et qui, au fil des années, a su s’imposer d’une main de maître. Alors, ce PES 08, renouveau de la série ou nouveau pétard mouillé ?


PES = Pas Encore Suffisant ?Le premier constat que l’on peut faire une fois la galette lancée, c’est que ce nouvel épisode n’est pas une franche réussite au niveau technique. Dès les premiers instants du matches, et même bien avant que le coup d’envoi soit donné, il faut reconnaître que le titre de Konami est à des années lumières de la concurrence en matière de réalisation. Tout commence au niveau de l’entrée des équipes sur le terrain, moment visiblement très difficile à passer pour notre pauvre petite Xbox 360, tant ces phases sont sujettes à des chutes de framerate impressionnantes. Ca rame de tous les côtés, alors que ce qui est affiché n’est pas des plus exceptionnels, si bien que le coup d’envoi sonne comme une véritable délivrance. Cette fois, le match peut commencer. Et là, le constat est plus ou moins identique : graphiquement, le titre est à la ramasse. La pelouse est ultra laide et parvient à souffrir d’un clipping assez hallucinant, augurant d’une suite assez peu élogieuse à ce niveau. Il est d’ailleurs inutile d’énumérer chaque détail car oui, ce PES est un véritable affront fait à la nouvelle génération de consoles. Il n’y a que la modélisation des visages des joueurs qui parviennent à rattraper le tout, et de fort belle manière il faut l’avouer. Toutes les grandes stars du ballon rond sont modélisées à la perfection et on n’a vraiment aucun problème à distinguer chaque joueur. Un point où ce PES 08 l’emporte assurément sur son rival de toujours, le rendu s’approchant bien souvent du photoréalisme. Quoi qu’il en soit, il est tout de même scandaleux de découvrir un tel bâclage alors que la Xbox 360 devrait commencer à être parfaitement maîtrisée. Si l’on peut comprendre que PES 6 ait été un peu décevant à ce niveau, les attentes pour ce nouvel épisode n’en étaient que plus grandes, et les fans seront assurément déçus.



Fort heureusement, un énorme travail a été fait au niveau des animations des joueurs, reprises une par une par rapport à l’épisode précédent. La plupart des mouvements sont désormais criants de réalisme, et les matches se révèlent ainsi être beaucoup plus vivants. Des rencontres qui auraient pu l’être encore davantage si l’ambiance sonore avait suivi. Malheureusement, ce n’est une nouvelle fois pas le cas, et on regrettera à nouveau le manque d’entrain des supporters. C’est mou, et on ne ressent aucun changement dans leur attitude quelle que soit l’action à l’écran. Histoire de finir en beauté, ajoutons les commentaires du duo Christian Jeanpierre et Laurent Paganelli, toujours aussi mous. Le soft se paye même le luxe d’avoir mal calibré le volume de la voix de ce dernier, qui devient parfois quasiment inaudible. La classe.
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