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Esprit es-tu là?Le héros que vous incarnez possède, malgré son scepticisme, des pouvoirs mystiques issus de son héritage indien. Tôt dans le jeu, ce dernier va découvrir qu’il peut séparer son esprit de son corps, et arriver à passer des endroits qui lui sont normalement inaccessibles. Attention cependant à ne pas faire d’amalgame. Il n’est pas question ici de voler ou de traverser les murs. Armé d’un simple arc, le principe de l’esprit se révèle surtout lors des phases où un champ de force bloque votre progression. Votre mission est donc de traverser ce champ de force et de le désactiver grâce à une borne située juste après. Cet état second vous sera aussi utile pour vous aider dans votre progression où des passerelles invisibles à l’œil nu se révèleront. Et c’est à peu près tout. Une fois de plus, si le concept vient renforcer la bonne impression que l’on pourrait avoir sur le jeu, il y est malheureusement sous-exploité.
Cet état vous donne aussi un grand avantage: l’immortalité. En effet, une fois mort, votre esprit est envoyé dans un monde parallèle où vous aurez une vingtaine de secondes pour reprendre des forces, le tout sous la forme d’un mini-jeu. A l’aide de votre arc, vous allez devoir tirer sur des âmes flottantes rouges ou bleues vous donnant respectivement un regain de santé ou d’esprit. A la fin de cette épreuve, vous serez ramené à l’exact endroit où vous avez été tué. De plus, alors que le jeu se sauvegarde de lui-même à chaque début de niveau, vous aurez la possibilité de sauver votre progression où bon vous semble. L’un dans l’autre, ces principes enlèvent toute difficulté au jeu qui devient d’un coup beaucoup trop facile. Certes, un mode «difficile» est de la partie, mais ce dernier ne sera disponible qu’après avoir terminé le mode «facile», ce qui reste une pratique fort douteuse. Le jeu étant simple à la base, le fait de démarrer en mode «difficile» directement aurait été un peu plus challengeant. De plus, le jeu n’ayant pas vraiment de replay-value, seuls les fans des «succèsxbox360» se laisseront tenter par recommencer l’aventure.
A noter aussi que la durée de vie en prend dès lors un sacré coup. Les novices mettront une grosse dizaine d’heures à terminer le jeu, les plus coriaces peuvent le boucler en moins de huit heures.


Plus on est de fous…Un FPS ne serait rien sans le multi-joueurs. Jouable jusqu’à huit, seulement deux modes sont disponibles: le deathmatch et le deathmatch par équipe. Les six cartes sont suffisamment grandes et bien construites pour que les portails et les chemins magnétisés se retrouvent enfin exploités à leur plein potentiel. Mais les deux modes affichent vite leurs limites et on reste sur sa faim. Signalons que le multi-joueurs est accessible uniquement en liant plusieurs consoles ou via le Live, mais pas via l’écran splitté, dommage.
Le moteur graphique de Doom 3 reste toujours aussi efficace et il le prouve une fois de plus en rendant l’univers de Prey superbe visuellement. Le mélange organique/mécanique combiné à d’étroits couloirs voire même à de vastes hangars rend le monde de Prey fort angoissant, même si ces derniers deviennent redondants à la longue, et ce, au nom de la cohérence d’unité du lieu (tout se passe dans le même vaisseau). Les effets visuels, comme les explosions ou les apparitions de portail, restent aussi de grande qualité, et le jeu ne souffre quasi jamais de ralentissements. Côté son, les effets sonores sont dans la moyenne supérieure, et la bande son (qui reste à certaines occasions assez originales comme "You've Got Another Thing Comin' de Judas Priest) ne monte que très rarement au créneau et reste très discrète. A noter qu’une fois à l’état d’esprit, vous serez capable de comprendre vos ennemis, ceux-ci parlant un anglais basique.






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• Une qualité graphique digne de la 360
• Les portails...
• …combinés à la gravité
• La durée de vie trop courte
• Le challenge trop facile
• La progression linéaire
Verdict
Paradoxalement malgré le constat dressé ci-dessus, Prey reste un excellent titre, mais on attendait sûrement un peu trop de lui. Sous ses airs de FPS sans vouloir l’être avec des idées originales comme les portails, le jeu avec la gravité et l’état second dans lequel le héros peut passer, il est regrettable que celles-ci ne soient que trop peu exploitées. Mais admettons que le jeu reste quand même hors norme par rapport à d’autres du genre, et vous ne vous ennuierez certainement pas une fois plongé dedans.

Graphismes
8 / 10Le moteur de Doom 3 exploité tout en finesse nous donne un jeu graphiquement très réussi, et vous en profiterez d’autant plus sur une télévision HD.
Jouabilité
7 / 10Dans un premier temps confuse avec le phénomène de gravité et les portails, la prise en main se fait rapidement. D’excellentes idées ont été semées dans le jeu, mais dommage qu’elles n’aient pas eu le temps d’être un peu mieux exploitées.
Son
7 / 10Bande son et effets sonores dans la moyenne, mais c’est une évidence que Prey n’est pas une référence dans le genre.
Durée de vie
5 / 10Immortel donc trop facile et donc trop court, le jeu peut se boucler en moins de 8 heures pour les habitués du genre.
Fun
7 / 10Malgré un jeu vite linéaire, on plonge rapidement dans la peau de cet indien combattant pour sauver le monde. Les idées sont bonnes et mériteraient d’être exploitées ailleurs.