
Pirates vs. Ninjas Dodgeball
publié le 23 septembre 2008- Etat : Disponible
- Développeur :Blazing Lizard
- Distributeur :Gamecock
- Genre :Sport
- Nb de joueurs :1 à 4Visitez le site officiel
- 03/09/2008
- 03/09/2008
- inconnue
Toutes les catégories de sport continuent à avoir au moins une adaptation vidéoludique dans leurs valises, et c’est ainsi que Pirates vs. Ninjas Dodgeball est venu rejoindre les étalages virtuels du Marketplace au début de ce mois de septembre. Amateurs de ballon rond et de ballon-prisonnier, ce jeu pourrait bien vous intéresser... ou pas. Test Complet.Le ballon, on l’évite !Tous ceux qui ont déjà eu l’occasion de jouer au jeu du ballon-prisonnier étant enfant (ou plus grand) en connaissent les règles. Mais comme tout le monde n’a pas eu cette chance (ou cette malchance, ça dépend des cas), faisons un bref récapitulatif des règles de ce jeu, qui n’en déplaise à certains s’affirme aujourd’hui comme étant un sport à part entière. Les joueurs sont donc divisés en deux équipes, qui sont chacune limitées à leur côté du terrain et ne peuvent traverser la ligne centrale que lorsqu’elles sautent par-dessus. Par contre, dès qu’elles atterrissent, elles doivent automatiquement retourner en courant vers leur camp. Il y a un ballon en jeu, qui doit donc être utilisé en étant lancé sur l’équipe adverse, le joueur se faisant toucher devenant «prisonnier» dans l’autre camp. Dans Pirates vs. Ninjas Dodgeball, cette variante du jeu est bien entendu présente, mais elle n’est pas seule. En effet, la variante «améliorée» sera de la partie, ainsi qu’une variante imaginaire inventée par les développeurs du jeu, nommée «combat». Dans la version améliorée de ce Dodgeball (dodgeball veut dire ballon-prisonnier précisons-le), les deux équipes ont le droit de franchir la ligne centrale pendant un certain temps. Une fois le temps écoulé, ils sont obligés de revenir dans leur camp. La version «Dodgeball Combat» quant à elle n’impose aucune restriction géographique particulière, autrement dit les équipes ne sont pas limitées à leur côté du terrain et peuvent librement circuler dans l’arène. Rappelons que la victoire est décernée à l’équipe qui aura mis KO par leurs lancers tous les membres de l’équipe adverse. Trois types de règles différentes, pour trois modes de jeux: Exhibition, Histoire et Tutoriel.




Le ballon, on l’intercepte !Ces trois modes de jeu vont permettre au joueur de se familiariser avec les commandes du soft, pas toujours des plus évidentes. Exhibition va donc lui permettre de débuter une partie rapide, seul contre l’ordinateur ou avec jusqu’à trois de ses (courageux) amis. Il aura ainsi la possibilité de paramétrer la partie qu’il aura envie de jouer. La difficulté, l’arène, l’équipe, les règles ainsi que le nombre de balles sur le terrain seront autant de choix qu’il aura à formuler. A noter que le soft ne contient pas uniquement deux équipes comme pourrait le laisser supposer son titre, mais quatre en tout et pour tout. Vous ajouterez donc aux Pirates et aux Ninjas les Zombies et les Robots. Le mode Histoire permettra donc au joueur d’interagir avec ces quatre familles de sportifs, au travers d’une série de combats mis en scène via un scénario plus que ridicule. Complètement loufoques, les dialogues simulent un brin d’histoire qui s’estompe très vite par des pressions successives sur la touche A pour passer les fenêtres qui affichent les répliques des personnages, tellement ces dernières n’ont aucun sens ! Si le but des développeurs de Blazing Lizard avait été d’embrouiller le joueur, leur objectif est atteint. Mis à part ces bribes de scénario et de justificatif à ces combats, le mode se compose en plusieurs parties, chacune étant rattachée à une équipe. Différentes «Campagnes» seront donc à jouer, chacune ayant encore une fois le même contenu. Elles seront de trois types : 2 vs 2, 3 vs 3 et 4 vs 4. L’intérêt d’avoir proposé le même contenu pour chaque équipe reste encore un mystère. Quoi qu’il en soit, c’est répétitif à souhait.




Le ballon, on le lance !Enfin, le dernier mode nommé à juste titre Tutoriel, proposera au joueur une explication pratique des fonctions des différentes touches de la manette Xbox 360. Assez classique, le gameplay réserve néanmoins quelques surprises lorsqu’on nous propose d’appuyer sur B pour solliciter une passe et que dans le même temps une simple pression sur la petite gâchette gauche nous permet de prendre le contrôle du joueur qui est en possession du ballon. Passons. En cours de jeu, il vous sera possible de déposséder l’adversaire de la balle en lui assénant un coup grâce au bouton X, et de l’achever toujours avec le même bouton lorsque la balle sera entre vos mains. Le bouton Y quant à lui déclenchera votre attaque spéciale, étourdissant les adversaires dans les alentours pour vous permettre de mieux les viser. Petit bémol, il est parfois très difficile de choisir quelle action faire lors de certaines circonstances où la caméra du jeu, visiblement très mal conçue, nous empêche de bien distinguer ce qui se passe. Il arrivera donc souvent lors de parties en 3 contre 3 ou 4 contre 4 que vous soyez perdu, ne sachant plus quel personnage vous contrôlez tellement l’angle de vue paraît lointain. Bien maladroite, la caméra reste donc un gros point noir pour ce titre. Difficile en effet de rendre compte de toute l’action alors qu’il y a huit protagonistes dans l’arène… C’est presque comme si on voulait filmer un match de football d’un seul angle de vue ! Frustrant. Côté son, rester sur le menu principal du jeu pendant près de quarante-cinq secondes vous aura permis de faire le tour de la playlist de Pirates vs. Ninjas Dodgeball. Pour finir, les graphismes n’ont rien de transcendants, juste bons par rapport au reste du soft.








• Le concept.
• La caméra très maladroite.
• La bande son trop pauvre.
• Trop encore pour tous les citer !
Verdict
Avec une réalisation bonne par rapport au reste du soft et un concept original, Pirates vs. Ninjas Dodgeball montre là ses meilleurs atouts. En effet, avec une caméra on ne peut plus maladroite et un manque flagrant de diversité, le soft se montre bien trop répétitif et casse-tête. La plupart des joueurs se retrouveront donc naturellement repoussés vers d'autres horizons, alors que les plus courageux s'accrocheront à un mode multijoueur en local ou en ligne là encore illusoire. 800 MS Points, on croirait à un poisson d'avril !

A partir de 30,00 €
Graphismes
6 / 10Certainement le meilleur atout du soft, non pas parce qu'ils sont bons, mais parce que le reste est nul !
Jouabilité
5 / 10Un peu difficile à maîtriser, un minimum de pratique est nécessaire. C'est bien le problème…
Son
2 / 10Avec une seule piste d'une durée approximative (en étant généreux) d'une minute, c'est bien trop léger, surtout en cours de jeu.
Durée de vie
3 / 10En solo comme en multi, la faible richesse du contenu proposé, la maladresse rébarbative de la caméra et la pauvreté de la bande son vous feront vitre regretter votre achat.
Fun
2 / 10On prend un peu de plaisir en découvrant le jeu, mais passé les deux heures (encore notre générosité nous dépasse), cela deviendra vite une souffrance.