Test de jeu / Xbox 360 / Ninja Blade

- publié le 24 mars 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :03/04/2009
- Développeur :From Software
- Distributeur :From Software
- Thème :Ninja, Samouraï
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
[sommaire]
- Page 1 : Ninja 2015
- Page 2 : Ninja style
- Page 3 : Ninja Blade
Le filon Ninja continue de faire parler de lui avec ce nouveau titre made in From Software. Après un Ninja Gaiden et sa suite ayant connu un franc succès sur la machine de Microsoft, nous accueillons ici un cousin germain issu d’une autre équipe de développement. Qui dit nouveaux développeurs dit nouvelle orientation, et c’est un Ninja Blade plus accessible qui nous arrive aujourd’hui. Test complet.
Les jeux d’action / beat’em all à l’ambiance ninja, ce n’est pas nouveau. C’est d’ailleurs ce qui a motivé les développeurs de From Software à innover le genre en créant une nouvelle franchise baptisée Ninja Blade. Ce premier volet éponyme s’inspire ouvertement des commentaires des joueurs de la série Ninja Gaiden, qui ont en quelque sorte listés les défauts de ce qui avait déjà été fait. Les développeurs du jeu ont ainsi suivi leurs conseils et voici Ninja Blade, un titre d’action / beat’em all plus accessible, mais pas forcément meilleur.Ninja 2015Le soft démarre sur de solides bases, en nous proposant d’évoluer dans des décors plus réalistes, s’inspirant fortement de l’architecture actuelle de la ville de Tokyo. Le personnage en lui-même, Ken Ogawa, a un style « classique » et crédible, différant ainsi d’un certain Ryû Hayabussa. L’intrigue prend place en 2015 à Tokyo et le jeu débute sur une cinématique où Ken, son père et une équipe de ninjas sont sur le point de sauter d’un avion pour aller combattre une horde de monstres infectés par le Virus Alpha. Ce virus n’en est pas à sa première apparition et il semblerait que les ninjas soient des habitués de la désinfection. Sa principale caractéristique est de transformer génétiquement ses victimes en d’effroyables monstres, difformes et bien entendu connaissant différents stades de mutation. Rapidement, on constatera que Ken et ses petits amis sont très forts. Soit c’est l’effet « futur proche » qui leur donne des ailes, soit c’est simplement leurs capacités surhumaines de ninjas qui les dispense de parachutes et leur permet de sauter de ce fameux avion comme s’ils s’élançaient d’un plongeoir olympique. Quoi qu’il en soit, c’est donc sans équipement adéquate que l’escouade s’élance dans les airs pour aller atterrir 2.000 pieds plus bas, d’une façon encore une fois des plus réalistes : en exécutant simplement une roulade sur le toit d’un immeuble !

Leur promotion en est très clairement faite sur le dos de la boîte du jeu : les QTE (Quick Time Event) seront très nombreuses en cours de jeu et surtout en cours de cinématique. Un jingle leur est même destiné et lorsque la caméra fera un zoom sur l’œil aguerri de Ken, vous aurez intérêt à avoir la manette à portée de main. Ce sera en effet le signe de l’exécution imminente d’une QTE, requérant d’appuyer sur une touche précise, d’en marteler une autre ou encore de donner un coup dans une direction particulière du stick gauche. Ainsi, plus le niveau de difficulté que vous aurez choisi sera élevé, moins le temps qui vous sera accordé pour réagir sera long. Qu’à cela ne tienne, puisqu’un échec sera simplement synonyme de retour en arrière à la façon rembobinage de cassette, sans que la touche qui vous aura fait échouer ne soit modifiée pour votre nouvel essai. La difficulté de ces QTE sera donc réellement palpable, mais détournée de son intérêt puisqu’au final elle ne sera qu’illusion. Bizarre certes, mais c’est un moyen comme un autre de garder le joueur en alerte, même durant les cinématiques. De la même manière, pour asséner le coup fatal à un boss qui vous aura fait suer, il faudra passer impérativement par l’étape QTE. Ken exécutera ainsi un combo spécial nommé Todomé, qui précipitera la vermine infectée en enfer. Certains apprécieront ce finish scénarisé, d’autres s’en plaindront et trouveront le principe trop dirigiste. Sachez tout de même que chaque finish du jeu mettra en scène notre ninja dans des situations plus qu’incroyables, confirmant notre théorie qu’être ninja, c’est être surhumain. Et surtout, c’est d’avoir du style.
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