
Need for Speed : Shift
publié le 30 septembre 2009- Etat : Disponible
- Développeur :Mad Studios
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Automobile
- Genre :Course
- OnlineOuiVisitez le site officiel
- 17/09/2009
- 17/09/2009
- inconnue
[sommaire]
- Page 1 : Un sous-titre qui lui va comme un gant
- Page 2 : The ultimate experience…for now!
Après deux épisodes extrêmement décevants entrainant la fermeture de son développeur, Electronic Arts redistribue les cartes pour redorer le blason de la série Need for Speed. C’est donc le tout jeune studio Slightly Mad qui s’est vu offrir cette opportunité afin de montrer à tout le monde quelle est sa vision sur ce que doit être des sensations de vitesse. Et ce que l’on peut dire, c’est que ça décoiffe.
D’emblée, il est bon de dire que Need For Speed Shift (NFSS) n’a pratiquement rien à voir avec ce que l’on a vu précédemment dans la série, et il est clair qu’il divisera les foules par rapport aux attentes de chacun. Fiers de leur passé, la toute jeune équipe de Slightly Mad Studios n’a pas oublié de signaler qu’ils avaient fait partie de Simbin, celle ayant réalisé les premiers GTR. On ne sera pas étonné du changement radical de gameplay avec cette version Shift. Finies les ballades en villes, terminées les poursuites avec la police, on revient à de la course officielle sur des tracés fermés. Les personnes recherchant donc l’ancien style « jacky » devront aller voir ailleurs ou prendre leur mal en patience. On oublie aussi le style purement arcade et on revient vers de la simulation – sans être de la vraie – et surtout sans faire la même erreur que Black Box avec Pro Street.

Un sous-titre qui lui va comme un gantBeaucoup de journalistes comparent ce nouveau Need For Speed à Race Driver : GRID. A tort. Malgré un style de course similaire mettant en scène des GT, Shift n’a rien à voir en ce qui concerne son gameplay, bien plus exigeant et qui ne marche pas, mais alors vraiment pas, sur les plates-bandes du titre de Codemasters. En fait, si ce nouvel épisode devait être comparé à un jeu précédemment sorti, la série des Projet Gotham Racing en serait la bien plus proche. Cependant, NFSS crée sa propre voie avec un style de conduite propre à lui. S’il y a difficulté à placer le soft d’Electronic Arts, c’est que la jouabilité en elle-même est un vrai paradoxe, certains pourraient la trouver « entre deux chaises », d’autres à la fois accessible et profonde. De notre point de vue, on se sent plutôt à l’aise avec un temps d’adaptation court (mais pas absent) et une sensation de contrôle jamais vu auparavant. Le côté simulation vient assurément de l’inertie de la voiture : dans chaque virage, on a l’impression que la force centrifuge déporte le véhicule dans le sens inverse, ce qui a pour conséquence de pratiquement toujours contre-braquer la direction et à donner la sensation au joueur de batailler avec la voiture, mais d’autres personnes auront l’impression d’être peu précis dans leur conduite. Pour autant, il y a toujours ce petit côté arcade à la NFS qui permet de rattraper une trajectoire manquée sans grandement nous pénaliser. Bref, c’est clairement le point qui fait débat, et qui vous fera aimer ou détester le jeu.Bien ! Pas bien !Avant d’entamer quoique ce soit en mode carrière, vous devrez passer par un stage de pilotage en BMW E92 qui testera vos capacités de pilote, c’est-à-dire négocier un virage correctement tout en suivant la meilleure trajectoire possible et en accomplissant un tour dans les temps. A partir de ces points, le jeu vous donnera un avis en vous mettant par défaut le type d’aides qu’il vous faut. Si vous êtes un poil lent et que vous allez un peu dans l’herbe, le mode amateur devrait sans doute vous être donné. Tandis qu’un excellent joueur devrait se faire proposer la difficulté « Expérimentée » voire « Pro » avec l’absence d’assistance qui va avec. Bien entendu, vous n’êtes pas obligé de les accepter et vous aurez la possibilité de les changer directement voire plus tard dans les options. Reste que, bizarrement, les aides activées donnent aux voitures et au joueur de meilleures sensations.

Arrive alors le cœur du jeu avec la possibilité d’acheter votre première voiture. Le choix s’avère limité au début avec une petite douzaine de véhicules, mais l’argent engrangé durant le mode carrière vous donnera rapidement les moyens d’en acheter de beaucoup plus performants. Un peu moins de 80 bolides sont à votre disposition allant du Wolkswagen Scirocco à la Bugatti Veyron en passant par la Renault Mégane RS, la Porsche Cayman S, ou bien encore la Lamborghini Reventon. Niveau chiffre, Il est clair qu’on est loin des ténors. Néanmoins, chacune de ses voitures a reçu un soin tout particulier sur sa modélisation extérieure, mais surtout intérieure, ce qui fait de Need For Speed Shift l’une des références à ce niveau-là. Chaque véhicule possède son propre habitacle, sa propre physique, et c’est d’ailleurs de cette façon que NFSS doit être joué. Oubliez donc la vue extérieure, injouable et peu précise, sinon vous serez clairement frustré. On y reviendra plus tard…
Le mode carrière se décompose en quatre classes pour finir avec le NFS Wolrd Live Championship. Chaque niveau comporte entre trois et quinze championnats à thème précis, comme par exemple uniquement des duels entre deux marques choisies, du contre-la-montre, de l’endurance, du drift, etc. Histoire de pimenter légèrement le solo, des évènements spéciaux viendront garnir ce dernier avec de l’élimination ou des épreuves avec un seul véhicule autorisé. Chaque course disposera de cinq à six étoiles que le joueur devra acquérir à tout prix pour avancer et ainsi débloquer les classes supérieures : trois étoiles en fonction de votre position sur le podium, deux autres pour un nombre de points atteint et enfin un dernier pour un objectif spécial comme battre le temps au tour ou faire exécuter quatre tête-à-queue à des adversaires. Cependant toutes les avoir n’est pas obligatoire pour terminer le jeu.

On a parlé précédemment de points à acquérir. Ce système pourrait ressembler justement aux Kudos de Project Gotham Racing, vous obtenez ainsi des points d’expérience en fonction de votre comportement en piste. La petite subtilité du titre d’Electronic Arts vient du fait qu’ils sont divisés en deux catégories : précision et agression. Si vous dépassez correctement un adversaire, vous aurez des points dans le premier groupe cité, tandis qu’un dépassement musclé avec contact sera comptabilisé dans le second. Ainsi, votre style de conduite est jugé par un tableau récapitulatif nommé « profil de joueur » : vous engrangez des niveaux (limité jusqu’à 50), et des badges de bronze à platine sont là pour résumer vos performances. Ce même profil est d’ailleurs visible par les autres joueurs lorsque vous jouez en ligne. Pratique.
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