
NBA Street Homecourt
publié le 6 avril 2007- Etat : Disponible
- Développeur :EA Big
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Basket-ball
- Genre :Sport
- 03/2007
- 03/2007
- inconnue
Passé maître dans l’art de conjuguer sport et sensations fortes, EA Big nous revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec un nouvel épisode de sa franchise NBA Street. Quatrième du nom, mais premier à franchir le cap de la nouvelle génération, NBA Street Homecourt avait ainsi la lourde tâche de prouver au monde entier que les développeurs n’ont rien perdu de leur talent. Autant cesser le suspense de suite, le titre est une franche réussite. Petite revue d’effectif. «Every legend has a beginning.»Sortant au rythme d’environ un épisode tous les deux ans, la série des NBA Street a depuis quelques années maintenant imposé son style sur la noble discipline qu’est le streetball. Quelques uns ont essayé, si ce n’est de le surpasser, au moins de lui offrir une concurrence digne de ce nom, mais en vain. On repense avec un léger sourire à And 1 Streetball, sorti il y a un an de cela, qui n’aura pas placé la barre très haut. Ce NBA Street Homecourt n’avait donc rien à prouver, mais plutôt à confirmer son statut de référence en la matière. Pour cela, les développeurs ont mis les bouchées doubles afin de proposer une expérience assez novatrice pour justifier l’achat. Pour cela, EA Big a décidé de tout décupler, pensant sans doute que les sensations de jeu suivraient. Tout commence ainsi par le gameplay, véritable petit bijou du genre, qui ferait désormais passer NBA Street V3 pour un quinquagénaire plein de rhumatismes. L’ensemble est ultra pêchu, et les mouvements s’enchaînent à une vitesse impressionnante, rendant les matches extrêmement intenses. Le système de jeu est principalement axé autour des dunks, véritable petit bijou du genre. Les joueurs sautent désormais à une hauteur vertigineuse, offrant des possibilités réellement impressionnantes. En plus des dunks «classiques», il existe maintenant les Doubles Dunks. Ainsi, dès que le joueur se lance vers le panier, une petite jauge grimpe. En relâchant la touche au bon moment, les stars de la NBA effectuent alors le fameux double dunk, superbe geste qui a le mérite de compter deux points au lieu d’un seul. En plus de cela, il sera également possible de prendre appui sur le dos de partenaires accroupis au sol afin d’être catapulté dans les airs. D’autres petites astuces semblables comme pour les alley-oop sont également de la partie, mais nous vous laissons le plaisir de découvrir tout cela par vous-même. Autant dire que vous ne risquez pas d’être déçus. 


A ne pas mettre dans le même panierEn plus de cela, l’autre point important du gameplay réside dans le Gamebreaker, petit plaisir incorporé par Electronic Arts dans la plupart de ses jeux de sport. Le jeu incorpore désormais un nouveau système de tricks, permettant en combinant touches normales et de tranche, de créer des enchaînements dignes des plus grands. Des gestes absolument fous sont possibles, et on prend un malin plaisir à humilier – toujours gentiment bien sûr – ses adversaires du moment. Quelle joie de pouvoir breaker face à son vis-à-vis avant de l’achever totalement d’une passe en pleine face. Absolument génial. Enchaîner ces mouvements aura, en plus d’une bonne partie de plaisir, d’augmenter une jauge située en haut de l’écran, le Gamebreaker. Une fois pleine, un passage au centre du terrain déclenche cette sorte de furie, capable de changer à elle seule le cours d’un match. Vos aptitudes se décuplent ainsi, amenant des gestes hors du commun à pointer le bout de leur nez. Pendant la phase de possession qui suit l’activation de ce bonus, une autre jauge se remplit, permettant au final, si vous marquer, d’inverser complètement la tendance. Ainsi, il peut arriver que le panier marqué vous fasse gagner jusqu’à 6 points tout en faisant perdre 1 à votre adversaire, etc. Bref, de quoi bien s’amuser. D’autant plus qu’il est possible, en interceptant la balle, de voler le Gamebreaker de son concurrent, et ainsi préserver le suspense du match. Terrible. 


NBA Street Homecourt, c’est Showtime !Mais là où les développeurs de chez EA Big avaient également un gros boulot à fournir, c’est au niveau de la réalisation technique. Graphiquement tout d’abord, le jeu est splendide. Au premier coup d’œil, ça nous décolle la rétine. Les différentes stars de la NBA sont modélisées de façon super réaliste, comme c’est bien souvent le cas – il faut bien l’admettre – dans les productions estampillées EA. On reconnaît aisément nos amis Kobe Bryant, Dwayne Wade ou encore l’inévitable star du hip hop – euh, ceci est de l’humour, hein – Tony Parker. Les différents terrains sur lesquels on aura l’honneur de s’illustrer sont également tous d’excellente qualité et respirent la vie. Des spectateurs vont et viennent, s’installent sur les tribunes ou à même le sol, réagissent à vos actions. Bref, c’est du tout bon. Tout bon également côté animations, où on frôle la perfection. Les différents mouvements, aussi bien les dunks que les tricks, s’enchaînent avec une fluidité déconcertante, qui ne manquera pas de vous faire vous extasier plus d’une fois. Pourquoi pas lors des petits replays qui viennent ponctuer de temps à autres les actions, et que vous pouvez repasser à loisir. Enfin, du côté de la bande-son, c’est également très bon. La musique, assez discrète en cours de partie, augmente de volume lors des phases en Gamebreaker, renforçant ainsi davantage la sensation de toute puissance qui accompagne ces moments. Les bruitages, eux, sont également très bons. Bref, rien à redire. Au final, le seul point négatif que l’on peut trouver à ce NBA Street Homecourt réside dans la variété et la diversité de ses modes de jeu. En effet, mis à part le mode Défi Homecourt, sorte de carrière très basique qui permet à un joueur créé de toutes pièces de devenir la star des playgrounds, le reste est assez terne. Des matches exhibition classiques (c'est-à-dire sans les jauges de tricks), des défis Gamebreaker, ainsi que des matches en ligne en un contre un… et c’est à peu près tout. Dommage, car on aurait aimé pouvoir en avoir un peu plus à se mettre sous la dent.







• Les graphismes magnifiques
• Les animations sensationnelles !
• Le gameplay efficace
• Le peu de modes de jeu
• Un mode Live à deux uniquement
Verdict
En définitive, ce NBA Street Homecourt se pose comme le digne successeur de ses aînés. Plus rapide et pêchu que le précédent épisode, cette nouvelle mouture signée EA Big marque avec brio son entrée dans la nouvelle génération de consoles de salon. Bien qu'on puisse lui reprocher son manque de profondeur, particulièrement au niveau des modes de jeu, le titre reste bluffant grâce à son gameplay et sa réalisation technique à couper le souffle. Un titre à posséder d'urgence pour tous les fans de basket de rue.

Graphismes
8 / 10Magnifiques. Graphiquement, le titre est splendide. Les joueurs sont modélisés de façon admirable, tout comme les terrains. Mention spéciale pour les animations, qui sont vraiment à tomber par terre. On s'extasie devant les ralentis comme un gamin…
Jouabilité
8 / 10Avec un gameplay encore plus rapide et pêchu qu'auparavant, les développeurs ont pris le risque de faire évoluer leur série. Le système de doubles dunks, l'appui sur le dos des partenaires, les tricks, le Gamebreaker. Bref, il y a tout ce qu'il faut.
Son
7 / 10La musique, bien qu'assez en retrait lors des phases de jeu normales, est de bonne facture. En revanche, elle devient carrément entraînante lors des phases Gamebreaker, augmentant encore un peu plus le rythme du jeu. Côté bruitages, c'est du tout bon auss
Durée de vie
6 / 10Le petit point noir du jeu. Les différents modes de jeu sont en effet assez limités, et mis à part le mode Défi Homecourt, le reste est assez classique. C'est dommage, car tout était là pour faire quelque chose de grand. Peut-être pour la prochaine fois
Fun
7 / 10On prend un pied monstrueux : on s'enflamme, et c'est un plaisir immesurable que d'humilier ses amis lors d'un match à quatre simultanément. Le mode Xbox Live, quant à lui, permet de se faire quelques connaissances sympathiques. Bref, on aime.