Test de jeu / Xbox 360 / NBA Ballers : Chosen One

- publié le 12 décembre 2008 par Jonathan
- Plateforme : 360
- Date de sortie :25/04/2008
- Développeur :Midway Games
- Distributeur :Midway
- Thème :Basket-ball
- Genre :Sport
- Online :Oui
Déjà disponible depuis un moment sur le territoire européen, NBA Ballers : Chosen One passe enfin au crible sur XboxFrance. Après un excellent NBA Street : Homecourt d’EA Big, le basket de rue est donc une fois de plus au centre des débats. Adieu les parquets de la NBA, place au béton des quartiers. Le titre de Midway est-il à la hauteur des espérances, ou ne se révèle-t-il au final n’être qu’un pari manqué de la part d’un développeur assez novice dans le domaine des jeux de sport ? Réponse sans plus tarder dans notre test complet.Le ballon est une arme d’humiliation
A l’image des NBA Street développés par EA Big, la série des NBA Ballers tente de délaisser les parquets de la saison régulière de la NBA pour plonger le joueur dans une ambiance totalement différente : celle du basket de rue. Véritable paradis des ballers – ces joueurs à la technique impressionnante qui font du ballon une arme d’humiliation – cette discipline rencontre un succès chaque année grandissant, particulièrement aux Etats-Unis. Midway tente une fois de plus de retranscrire cette ambiance dans un jeu vidéo afin de faire de vous l’un d’entre eux, une star du basket freestyle. Tout commence donc par la création de votre alter ego virtuel. Là, première déception : l’éditeur de personnages présenté n’est clairement pas au niveau de ce que l’on peut retrouver dans certaines productions actuelles comme les NBA 2K ou NBA Live. Les différentes options à paramétrer ne sont pas très nombreuses, offrant des possibilités assez limitées au final. Malgré tout, on parvient tout de même à obtenir un résultat plus ou moins satisfaisant en fin de compte, et c’est tout ce qui compte. Le joueur peut alors répartir des points dans différents compartiments pour donner à son basketteur le style de jeu qui lui convient le plus : grand technicien habile dans l’art de la provocation, monstre dans la raquette qui enchaîne les dunks comme autant de perles sur un collier, un spécialiste du tir à trois points, etc. Si les points de base sont affectés de manière manuelle, les caractéristiques du joueur évoluent par la suite en fonction de votre style de jeu au fur et à mesure de votre progression dans le mode Histoire.

Un mode Histoire qui est bien évidemment le centre de ce jeu. Chaque saison, lorsque la fièvre des finales commence à retomber, les meilleurs basketteurs participent à un événement télévisé baptisé « NBA Ballers : Chosen One ». A l’issue de la compétition, le meilleur basketteur gagne le respect de tous et le titre de The Chosen One, littéralement « l’Elu ». Vous êtes un phénomène du basket de rue, celui que personne n’attendait. Grâce à votre talent, vous avez gagné votre invitation pour l’événement de l’année. Une occasion rêvée de prouver à tous que vous êtes le meilleur. Vous ne pouvez pas manquer ça. L’aventure se décompose ensuite en six chapitres différents proposant tous types de rencontres : un-contre-un, deux-contre-deux, un-contre-un-contre-un, etc. Les règles peuvent également varier d’une partie sur l’autre, avec la possibilité de voir un match sans fautes sanctionnées, sans la nécessité de ressortir le ballon de la raquette après une récupération, j’en passe et des meilleures.Faute technique
Le titre de Midway offre donc en théorie une approche vraiment intéressante, puisque variée et amusante sur le papier. Mais pad en main, on se rend compte bien vite que le soft souffre de nombreuses carences et que cela va être un véritable calvaire que de le finir de bout en bout. Le premier défaut du jeu concerne l’Intelligence Artificielle des joueurs, plus particulièrement de vos coéquipiers dans les matches en équipe. Ces derniers sont lents, peu réactifs et gâchent souvent des actions faciles. En face en revanche, les adversaires enchaînent bien souvent les paniers sans se soucier de votre bien-être et de la crise de nerfs qui peut survenir à chaque instant. La difficulté du jeu est vraiment mal dosée et il faudra bien souvent s’y reprendre plusieurs fois avant de venir à bout de certains épisodes. Un véritable calvaire. Le second défaut majeur, bien plus gênant encore, réside dans le gameplay du soft, étrange et peu intuitif. Le premier constat que l’on fait une fois sur le terrain, c’est que les joueurs se déplacent ultra-lentement, même en laissant la touche de sprint enfoncée. Un comble pour un sport qui demande une réelle vitesse d’exécution lors de certaines actions. Pire, la rigidité du tout est affligeante : les joueurs tournent lentement, enchaînent les dribbles de façon laborieuse, etc. Et pourtant, les idées de bases étaient bonnes. Différents types de coups spéciaux sont de la partie, que ce soit en attaque comme en défense. Ces derniers donnent lieu à de petites scènes bien sympas, même si ces celles-ci ont tendance à se répéter un peu trop souvent. Un système de combos est également de la partie, permettant aux joueurs – lorsque les règles du jeu le permettent – de marquer des paniers valant bien plus de points que la normale. Une façon comme une autre de rajouter un peu de piquant à un soft qui en manque cruellement.

La liste des défauts du titre ne s’arrête malheureusement pas là. Techniquement, NBA Ballers : Chosen One souffre en effet de grosses lacunes. Si le soft n’est pas foncièrement moche, il ne peut malheureusement que souffrir de la comparaison avec les autres titres du genre. Manque de détail, modélisation bâclée, … Ce ressenti est également présent au niveau des animations, bien moins convaincantes que dans un NBA 2K ou même un NBA Street : Homecourt pourtant sorti il y a un long moment de cela. Fort heureusement, la bande-son a tendance à venir changer la donne quelque peu. Les amateurs de hip-hop seront une fois de plus aux anges avec une tracklist de qualité. Chuck D, le célèbre rappeur, assure les commentaires lors des mini-émissions qui entrecoupent les parties. Malheureusement, tout ceci est entièrement en anglais – à l’instar du jeu dans son ensemble – et aucun sous-titre ne vient aider les non-anglophones. Un détail qui a son importance et qui devrait achever d’en dissuader certains.


• De nombreuses stars de la NBA
• Les combos et mouvements spéciaux
• La bande-son de qualité
• Le gameplay peu captivant
• La réalisation en retard techniquement
• La difficulté de certains matches
Verdict
Ce NBA Ballers : Chosen One ne nous a clairement pas convaincu et ne tient pas la route face à la concurrence féroce de son unique adversaire direct, NBA Street : Homecourt. Si le mode Histoire a sur le papier de bonnes raisons de nous intéresser durant quelques heures, une fois le pad en main la donne est totalement différente. Les lacunes du titre au niveau de l'I.A. mais surtout du gameplay sont telles que l'on ne parvient clairement pas à éprouver de plaisir en jouant au jeu. Midway manque donc son pari, et c'est bien dommage.

Fils RSS XboxFrance :
Graphismes
5 / 10Le titre est techniquement pauvre : graphismes au rabais, animations peu détaillées. Dommage.
Jouabilité
4 / 10Le gros point faible du jeu, alors que c'est ce qui devrait faire sa force. Lenteur et rigidité sont au cœur d'un gameplay peu intuitif.
Son
7 / 10La bande-son très hip-hop ainsi que les commentaires de Chuck D plairont aux amateurs. Malheureusement, aucun sous-titre français n'est de la partie.
Durée de vie
6 / 10Le soft peut vous occuper pendant un moment à condition que vous soyez courageux. Une durée de vie bien aidée par une difficulté bien trop poussée.
Fun
4 / 10Alors que le titre aurait pu être un vrai plaisir seul ou entre amis, NBA Ballers ne parviendra à passionner personne. Dommage.