
Midnight Club : Los Angeles
publié le 31 octobre 2008- Etat : Disponible
- Développeur :Rockstar San Diego
- Distributeur :Rockstar Games
- Thème :Automobile
- Genre :Course
- OnlineOuiVisitez le site officiel
- 24/10/2008
- 21/10/2008
- inconnue
[sommaire]
- Page 1 : Bienvenue à L.A. !
- Page 2 : Des options en pagaille
- Page 3 : Une durée de vie exceptionnelle
- Page 4 : Arcade mais subtil
Alors qu'elle accompagnait le lancement européen et américain de la Playstation 2, la saga Midnight Club aura mis du temps avant de franchir le cap de la haute définition et de débouler sur PS3 et Xbox 360. Alors que la série initiait un genre pratiquement nouveau il y a désormais huit ans, de l'eau a énormément coulé sous les ponts depuis et de nombreux prétendants sont venus s'engouffrer dans ce lucratif créneau. Le roi Midnight Club est-il toujours souverain en son royaume ? Réponse dans les lignes qui suivent !Bienvenue à L.A. !Cela fait maintenant huit ans que les possesseurs de Playstation 2 ont pu faire connaissance avec la franchise Midnight Club, un jeu de courses automobiles d'un genre nouveau qui larguait le joueur en pleine métropole pour des courses sauvages où tous les coups étaient permis pour l'emporter sur ses concurrents. Sympathique, mais loin d'être réellement transcendant, la faute sans doute à un lancement un peu précipité pour accompagner la sortie de la console, la saga n'a depuis cessé de se bonifier avec le temps, au grès des différents épisodes. Midnight Club : Los Angeles est donc le quatrième opus de la série et surtout le premier à voir le jour sur les consoles haute définition. Parmi les premiers changements notables qui marquent ce volet, outre une réalisation graphique et technique largement revue à la hausse depuis le précédent volet (mais nous y reviendrons dans les lignes ci-dessous), signalons l'abandon des différentes métropoles réparties aux quatre coins du monde pour un seul et unique choix : Los Angeles. Exit donc les Paris ou Tokyo des épisodes précédents et applaudissons le choix de la cité des anges qui se révèle le terrain de jeu parfait pour vos virées, qu'elles soient nocturnes ou diurnes, en automobiles ou motos !



La modélisation de Los Angeles est d'ailleurs l'une des principales qualités de ce nouveau Midnight Club, qui ne propose pas le rendu graphique le plus impressionnant de la machine mais qui surprend principalement par la superficie du terrain de jeu offert, sa modélisation précise et surtout sa grande diversité. Les premières virées dans les rues de la cité des anges permettent d'ailleurs d'apprécier rapidement le travail de titans accomplis par l'équipe de développement qui en usant de prises de vue réelles et de photographies satellites est parvenue à fidèlement reproduire la mégalopole américaine. Si l'environnement reste principalement urbain, le rendu graphique n'en reste pas moins varié, la périphérie de la cité étant beaucoup plus verdoyante et pavillonnaire que le centre, fait de béton et buildings tandis que la côte, bordée de ses palmiers et l'océan Pacifique en fera rêver plus d'un avec ses paysages dignes d'une carte postale. A ces changements d'ordre esthétique, il convient aussi de souligner les changements d'ordre ludique, le centre ville se caractérisant principalement par ses grandes avenues perpendiculaires tandis que la périphérie, qui accueillera principalement des kilomètres d'autoroutes en ligne droite, sera aussi le berceau de routes plus sinueuses et piégeuses. Le choix de Los Angeles semble donc le bon choix pour offrir aux joueurs un terrain de jeu suffisamment varié en terme de sensations et d'environnements. En effet, en plus d'être reproduite de manière extrêmement convaincante, la cité est également très animée et l'on remarquera très vite un trafic dense qui pourrait bien devenir votre pire ennemi dans votre quête de victoires. Il faut dire qu'en étant lancé à très vive allure dans les rues surpeuplées de la cité américaine, il en devient parfois difficile de repérer au détour d'un virage le malheureux conducteur qui attend bien sagement à un feu rouge. Les accidents seront votre lot quotidien sans toutefois que leurs conséquences soient trop importantes sur le bon déroulement de votre carrière. Enfin, en plus du trafic automobile dense, l'on est surpris par le nombre de piétons affichés simultanément. Désolé pour les chauffards en herbe, il est impossible de se lancer dans une partie de Carmaggeddon et d'écraser les gens se promenant tranquillement le long des routes. Ces derniers réagissent d'ailleurs vivement à vos sorties de route et n'hésitent pas à se jeter sur le sol ou courir pour éviter la collision avec votre pare-choc. 



L'autre bonne surprise graphique, c'est bien évidemment la gestion du cycle jour / nuit qui change radicalement la donne lors des courses. Sil est plus aisé de se repérer dans les rues en plein jour, il est au contraire plus difficile de distinguer le trafic qui se dresse sur votre chemin. A contrario, si l'on est aidé par les phares en pleine nuit, c'est l'appréciation des routes qui pose parfois problème, l'éclairage public n'étant pas vraiment d'une grande efficacité. Néanmoins, si le titre impressionne par la qualité de la modélisation de Los Angeles, on reste un peu sur notre faim en ce qui concerne la qualité de certaines textures, un peu simplistes, ou encore les quelques retards d'affichage, frappant principalement le trafic qui apparaît parfois subitement, ce qui vous l'avouerez peut se montrer problématique lorsque l'on déboule à toute allure. De même, que ce soit de jour ou de nuit, le titre souffre d'un manque de lisibilité des parcours, distinguer l'itinéraire à emprunter n'est pas toujours facile. On peut bien évidemment jeter un coup d'oeil à la carte GPS en bas de l'écran, mais au détriment souvent de la trajectoire de notre caisse qui frôle alors les trottoirs pour ne pas dire les murs d'un peu trop près.
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