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Test de jeu / Xbox 360 / Le Parrain 2

Le Parrain 2

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Un peu moins de quarante ans après la sortie du célébrissime film de Francis Ford Coppola et environ trois ans après son adaptation en jeu vidéo par Electronic Arts, Le Parrain II s’installe dans les rayons de nos revendeurs favoris. Une suite vidéoludique inspirée d’une des trilogies les plus cultes de l’histoire du cinéma : une offre qu’on ne peut refuser ?

Bien lointaine l’époque où la mafia régnait en maître absolu dans les rues des grandes villes américaines. Pourtant, la pieuvre continue de faire parler d’elle. La faute à certains écrivains comme Mario Puzo, auteur du livre Le Parrain paru en 1969 et qui a inspiré la trilogie mondialement reconnue de Coppola. L’histoire est centrée sur une famille de mafiosi fictive dirigée par Don Vito Corleone, prenant pour thèmes principaux la Mafia et la famille. Quarante ans après, cette même histoire se voit adaptée en jeu vidéo. Un premier essai en demi-teinte, à gros potentiel mais surtout perfectible. Nous voici aujourd’hui enfin en possession de sa suite. Décorticage sans plus tarder.

La magie du cinéma

Il y a bien une chose qu’il faut se tirer de la tête avant de démarrer une partie dans Le Parrain II (non ce n’est pas une balle !). Bien qu’il y ait la même ambiance sonore (légèrement remixée d’ailleurs pour le thème principal du soft), les mêmes personnages et les mêmes rouages que dans la trilogie de 1972, les scénaristes du jeu se sont accordé quelques libertés par rapport à certains événements vus au cinéma. Si ces subtilités ne seront remarquées que par les véritables amateurs de la saga filmée, ils n’en restent pas moins dérangeants et décrédibilisent quelque peu l’ensemble. Quoi qu’il en soit, on retrouvera ainsi Michael Corleone, Aldo Trapani (le protagoniste du premier volet), les autres Fredo et Aldo et enfin Dominic, le héros de ce second opus. Les premiers pas en tant que Dominic nous introduisent les principales trames du scénario et l’on fini par se retrouver à la tête de la famille de New York, avec pour objectif de se former un cercle de soldats, de capos et de consigliere. Pour être clair, le jeu reste un GTA-like mais en mettant l’accent sur le côté « gestion » de la famille, en obligeant le joueur à déléguer des responsabilités, à attribuer différentes missions ou encore à faire le sale boulot lui-même. Les éléments à gérer sont donc légion et votre unique but sera de conquérir les environs pour ensuite s’étendre vers d’autres horizons : la Floride puis Cuba.

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Pour cela, toutes les activités d’un gangster dites « de base » feront parties de votre quotidien. A commencer par le recrutement d’hommes de main en fonction de leur spécialité, avec perspectives d’évolution (et aussi d’amélioration) ; la gestion des finances de l’organisation en étant l’instigateur de nouvelles extorsions et autres blanchiments d’argent ; les chantages etc. C’est bien évidemment cette partie là du jeu qui sera au cœur de vos motivations : se faire du pognon. Tel un commercial, il vous faudra démarcher directement vos « clients ». Vos arguments sont de poids : des marteaux, des calibres douze et avant tout vos points… Effrayez un commerçant jusqu’à le faire craquer et ses recettes seront les vôtres ! Gardez tout de même un œil sur la concurrence, car un endroit fraichement conquis laissé sans protection passera vite dans le camp ennemi. Il sera donc indispensable de protéger chaque bâtiment en y installant des gardes (rémunérés bien sûr). Une fois tous les établissements d’un type de marché sous votre contrôle, vous obtenez le monopole dans ce secteur et débloquerez par la même occasion des améliorations pour vos hommes, vos armes ou encore vos bâtisses. Le principal outil qui sera à votre disposition sera accessible via le menu pause. Il s’agit de l’ « Œil du Don », une sorte de vue en trois dimensions des environnements. Idéal pour élaborer sa stratégie à la façon jeu de société.Les dérives du jeu vidéoEn parallèle, vous aurez la possibilité de glaner des informations sur les généraux des familles adverses en réalisant des missions annexes. Ces dernières, de différentes nature, sont attribuées par des rencontres aléatoires. Au programme : passage à tabac de maris infidèles, destruction de bâtiments ou encore meurtres. La récompense lorsqu’elle ne sera pas pécuniaire servira à vous indiquer où et comment éliminer un haut placé de la famille ennemie. Ces exécutions sont d’un style et d’une signature quasi unique, mêlant violence extrême et classe. Mais là où le bas blesse c’est lorsque l’on constate qu’une répétitivité dans les actions et les objectifs commence à s’installer à peine quelques heures de jeu dans les pattes. Pas mal d’aspects négatifs resurgissent alors : la conduite rigide et lente, la sensation de déjà-vu des combats et la petite taille de chaque zone de jeu sont des exemples parmi d’autres qui font véritablement défaut au soft. Il faut dire que la santé de Dominic se régénère très rapidement, détail qui vient encore alléger la difficulté de ce Parrain II, déjà pas très relevée au départ. La résultante de ces petites fissures mises bout à bout génèrent un effondrement des fondations d’un jeu vidéo, à savoir ce qui fait qu’un joueur lambda pourra s’y intéresser et surtout y retoucher : le rythme du jeu. Pour être franc, Le Parrain II n’est rien d’autre qu’une succession de missions entre lesquelles on a du mal à voir un lien clairement défini. Une expérience de jeu en solo sympathique, mais qui risquera de refroidir les amateurs du Parrain version septième art.
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Côté technique cela ne s’améliore pas non plus puisque chutes de framerate et aliasing seront vos amis tout au long de vos parties. On reste très loin de la référence qui reste Grand Theft Auto IV. Dommage ! D’autant plus que le potentiel du soft est palpable. Il manque simplement la mise en forme et la finition… L’aspect multijoueur en ligne n’a pas été oublié et de nombreux modes de jeux répondent à l’appel, mais aucun d’entre eux n’a de lien direct avec la partie solo. Certains regretteront donc l’absence d’un mode basé sur la trame principale de l’histoire, au principe identique mais simplement adapté au jeu en réseau. Car ici ce que nous avons de correct reste somme toute assez classique : Deathmatch, Demolition Assault (l’un de vos gars pose des bombes pour détruire différents objectifs sur la carte), etc. Voilà qui viendra peut-être rallonger la durée de vie de ce Parrain deuxième essai, recalé pour un troisième passage.



test écrit par

  • Graphismes

    5 / 10

    Framerate catastrophique par moments et aliasé de partout, Le Parrain II se place très loin derrière GTA IV sur le plan graphique.

  • Jouabilité

    7 / 10

    Simpliste mais efficace. On aurait cependant aimé un peu plus de difficulté car là on s'ennuie franchement.

  • Son

    7 / 10

    Les remix reprennent le thème principal du film de Coppola. Une réussite pour qui sait apprécier le septième art.

  • Durée de vie

    6 / 10

    Trois zones de jeu plus ou moins vastes ne suffisent malheureusement pas à masquer la répétitivité des missions principales et annexes.

  • Fun

    6 / 10

    Le fun est au rendez-vous lors de courtes sessions. La difficulté très réduite et le manque de rythme auront certainement raison de vous avant la fin du jeu.

• L'univers du Parrain en jeu vidéo.
• Les musiques et l'ambiance du soft.

• Une difficulté inexistante.
• Une réalisation graphique bâclée.
• Une répétitivité réellement lassante.

6 / 10

Verdict

Au final, Le Parrain II n'est pas réellement celui qu'on attendait. Sur le papier le projet était séduisant mais une fois la manette en main on déchante au bout de quelques heures de jeu. La faute à une réalisation graphique indigne de la Xbox 360, d'une difficulté mal jaugée et d'une répétitivité dans les actions et les missions annexes beaucoup trop prononcée. L'ambiance sonore du soft rappellera beaucoup celle du film mais ce n'est qu'un placebo à effet réduit, le temps pour les plus lents de constater que tout cela n'est que trop superficiel. Même topo pour les modes multijoueurs, sans réel lien avec l'aventure en solo. Des défauts qui viennent tacher le tableau idyllique de l'adaptation d'une des trilogies les plus reconnues du septième art mais que voulez-vous, il ne peut y avoir qu'un seul Parrain. Je ne sais pas vous mais… de notre côté, le choix est fait.

- / 10

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