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Test de jeu / Xbox 360 / James Cameron's Avatar

James Cameron's Avatar

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James Cameron est le réalisateur de tous les records. Après Titanic il y a de cela douze ans, le canadien s’attaque à l’un de ses projets les plus ambitieux : Avatar. Avec un budget pharaonique de 400 millions de dollars et près d’un milliard de recettes en quelques semaines, nul doute que son adaptation vidéoludique est au cœur de toutes les attentions. Des attentions proportionnelles aux attentes, parfois bien cruelles concernant ce genre de jeu. Alors forcément à trop en vouloir, la déception pointe le bout de son nez.

Avatar le jeu vidéo prend place sur la même planète que son homologue version pellicule, à la différence qu’il ne nous conte pas la même histoire. Faisant office de préquelle (événements antérieurs à ceux du film), le titre nous propulse sur Pandora, planète éloignée du système solaire sur laquelle se trouve en quantité assez importante un précieux minerai. Malheureusement pour les humains, son atmosphère est toxique et sa faune est composée de carnivores pas très loquaces, tenant compagnie aux autochtones du coin : les Na’vis. Cette race d’aliens, en plus d’être entièrement recouverte d’une peau bleue, atteint aisément les trois mètres de haut. Le dialogue entre humains et locaux n’est donc pas des plus évidents, c’est la raison pour laquelle la RDA (une compagnie militaire envoyée sur Pandora) a créé les Avatars, un croisement génétique entre humains et Na’vis. C’est ainsi que débute le conflit.

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Si vous n’avez pas encore vu le film et que vous n’êtes pas familier avec cet univers made in James Cameron, vous voilà perdu, propulsé dans la peau d’Abel Ryder, une nouvelle recrue de la RDA avec un Avatar à contrôler. Imaginez alors n’avoir pas lu le paragraphe précédent, car rien dans le jeu ne vous explique ce qu’est un Avatar ni pourquoi ils existent. Bien rapidement on vous demande de faire un choix : celui de combattre aux côtés des Na’vis en restant sous la forme Avatar ou bien de rester fidèle à la RDA et aux humains. Là où un titre classique poserait les trames de son scénario, Avatar ne le fait pas. La motivation du joueur en prend un coup, puisqu’il se retrouve là en plein milieu d’un conflit auquel il a du mal à prendre part. On se retrouve donc à faire une série de quêtes sans grand intérêt, entrecoupées par des cinématiques faisant référence à des recherches scientifiques ou à ce fameux minerai tant convoité par nos semblables.

Si vous décidez de rejoindre les forces RDA, le soft se transforme en un jeu de tir à troisième personne, vous offrant un arsenal composé d’armes et de machines de guerre familières. Le but sera alors d’exterminer machinalement la faune et la flore de Pandora, ne laissant guère de place à la pitié et aux sentiments habituellement « humains ». Rejoignez les Na’vis et vous brandirez en revanche des bâtons, des arcs et autres couteaux primitifs. Chaque camp a son lot de pouvoirs spéciaux et de particularités, ce qui en fait deux expériences parfaitement différentes. Chacune d’entre elles est prévue pour durer un peu plus de cinq heures (sensiblement plus si vous partez dans l’idée de faire toutes les quêtes annexes), mais conserve son propre scénario et le style de jeu qui en découle. La partie Na’vi s’oriente plus sur un jeu d’action/plateforme alors que celle de la RDA repose sur du shoot et de l’action à en revendre. Bien entendu, les deux sont complémentaires et débuter par l’un pour finir par l’autre ne vous gâchera en rien votre plaisir de jeu. Il manque néanmoins un petit quelque chose pour nous séduire complètement. Ce n’est pas l’IA qui me fera mentir, parfois bien ridicule. Les quêtes en elles-mêmes n’ont rien d’exceptionnelles et vous demanderont de suivre des schémas pour la plupart connus : aller chercher un objet, collecter un certain nombre de plantes, détruire tel point sur la carte, etc.

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James Cameron’s Avatar propose néanmoins des distractions en plus de ces quêtes un tantinet basiques, mais qui là encore tombent à côté du panier. Le système de gain de niveaux par l’expérience illustre assez bien ces propos. En effet, les éléments que l’on débloque après avoir monté d’un niveau (compétences, armes et armures) sont automatiquement équipés et ont ainsi du mal à se faire remarquer. Composés uniquement d’améliorations aux armes que vos possédez déjà, elles ne requièrent en rien une intervention de votre part pour les utiliser. Le seul changement d’ordre stratégique à ce niveau que vous avez ainsi à faire se fera au début de l’aventure, lorsque vous choisissez votre capacité et votre arme préférées. Heureusement qu’un mini-jeu inspiré d’un certain jeu de société (Risk pour ne pas le citer) s’ajoute à la mouture, dans lequel l’expérience gagnée en cours de partie se transforme en monnaie d’échange et sert à acheter de nouvelles unités de combat ainsi que des améliorations afin de dominer la planète. Une partie se déroule au tour par tour, et vous permet aussi de débloquer de réelles améliorations, utilisables dans votre partie principale. Une belle idée qui vient illuminer un titre qui manque cruellement de diversité.

Côté multi il y a également de quoi faire avec des modes dans lesquels l’on incarne l’un ou l’autre camp, allant des standards capture de drapeau et matches à mort en équipes aux traditionnels capture et défense de territoires. Reste à trouver du monde pour jouer, ce qui risquera de poser problème puisque les serveurs sont quasi déserts à l’heure où j’écris ces lignes. L’expérience de jeu reste sensiblement la même qu’en solo, l’on pourra donc conserver nos repères. Des repères renforcés par l’incroyable diversité des environnements et du monde de Pandora dans sa globalité. Si ce dernier vous intrigue, toutes les informations y faisant référence sont réunies dans le Pandorapedia, une encyclopédie portative dont le contenu se débloque progressivement en cours de jeu. Les environnements quant à eux restent extrêmement fidèles à ce qu’on a pu voir dans ledit film : montagnes flottantes, plantes carnivores gigantesques, créatures énormes et bien d’autres éléments qui viennent fouetter l’écran à chaque seconde. Malheureusement l’entrejeu souffrira de quelques inévitables ralentissements ; prix à payer pour assister à un tel spectacle, tout simplement magnifique sur un écran HD. Une reproduction fidèle à l’œuvre cinématographique du réalisateur, qui nous expliquait cela longuement il y a de cela quelques mois en arrière, lors de la conférence E3 d’Ubisoft. Côté sonore le constat est le même, avec une bande originale légèrement remaniée mais bien présente.

test écrit par Florian


  • Graphismes

    8 / 10

    La diversité du monde imaginé par James Cameron pour son film est reproduite parfaitement pour son adaptation en jeu vidéo. Magnifique sur un écran HD, mais un framerate qui en pâtit sur tous supports.

  • Jouabilité

    6 / 10

    Des quêtes pour la plupart inintéressantes et des commandes basiques pas très précises. Quelques soucis de caméra également lors de certains déplacements en véhicule.

  • Son

    7 / 10

    Les doublages ne sont pas des plus convaincants. Heureusement que la bande son vient sauver le tout, réalisant un travail qu'on pourrait qualifier de satisfaisant.

  • Durée de vie

    6 / 10

    Comptez dix heures de jeu pour voir l'aventure des deux points de vue proposés ; un peu plus si vous souhaitez compléter les quêtes annexes. Un multi désert et un mini-jeu plus ou moins intéressant viendront clore le débat.

  • Fun

    7 / 10

    Les amateurs du film seront aux anges avec un univers fidèle et un background très riche, répondant à la plupart des questions qu'ils pourraient se poser ; alors que les non familiers délaisseront le titre au bout de quelques heures.

• La fidélité au monde de Pandora.
• Les environnements gigantesques.
• La double-histoire, originale.

• Les quelques ralentissements.
• Le mode multi, désert.
• Les quêtes, du déjà-vu !

7 / 10

Verdict

James Cameron's Avatar nous donne l'impression d'avoir été soigné uniquement dans son aspect graphique. Le monde de Pandora est reproduit de manière incroyablement fidèle à celui du film, représentant la même diversité et la même grandeur qui le caractérisent. Passé ce détail le constat est plutôt décevant : la jouabilité n'a pas été travaillée pour procurer des sensations idéales et les quêtes qui composent l'aventure solo n'ont absolument rien d'innovant. Rajoutez à cela une caméra bancale et des ralentissements lorsque l'action devient trop intense, il ne vous restera alors que le background informationnel pour réellement savourer le titre. Le Pandorapedia répond en effet à toutes les questions que se posent les personnes ayant vu le film, mais cela n'est pas suffisant pour faire de James Cameron's Avatar un jeu d'action à part entière. Uniquement à destination de ceux à qui Avatar le film a ouvert l'appétit.

- / 10

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