Test de jeu / Xbox 360 / Halo Reach

- publié le 13 septembre 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :14/09/2010
- Développeur :Gearbox Software
- Distributeur :Microsoft Games
- Thème :Futuriste
- Genre :FPS / Doom Like
Halo. Une série mémorable pour tous les possesseurs d’une Xbox, et qui a sans doute été l’un des maitres étalons à la démocratisation du genre FPS sur consoles. Même si certains épisodes de la saga n’ont pas été totalement convaincants par la suite, Bungie a su au fil des épisodes entretenir l’aura et la magie de cet univers pour en faire l’une des plus connues du jeu vidéo. Aujourd’hui avec Halo Reach, le développeur américain tourne une page de son histoire, mais quelle page !
Autant le dire tout de suite et ne pas vous faire attendre plus longtemps (les plus impatients sauteront de toute façon directement sur la note) : Halo Reach est enfin l’épisode que tout le monde attendait, et par conséquent le digne successeur de Halo Combat Evolved. Cette fois-ci, l’équipe de Bungie ne s’est pas perdue dans les méandres d’un level-design rébarbatif, et nous propose, enfin, une campagne des plus variées et l’une des plus marquantes de la saga. Même si le Master Chief reste absent, la Noble Team, le temps d’un épisode, accomplit avec brio leur mission, pour un passage de témoin qu’on n’oubliera pas de si tôt.Halo ZéroComme nous avons pu le dire maintes et maintes fois maintenant, Halo Reach se déroule juste avant les évènements du premier opus. Souvent relatée dans la trilogie et déjà écrite par le romancier Eric Nylund, la bataille de Reach, synonyme de combats spatiaux et d’immenses opérations au sol, a souvent fait fantasmer les fans de la série. Ne pensez pas pour autant que le scénario se base uniquement sur le bouquin, il y a en effet quelques petits clins d’œil qui feront plaisir à ceux ayant lu le roman, mais rien qui n’entache le plaisir de suivre l’aventure pour les nouveaux venus. Contrairement à l’escouade ASCO peu attirante dans Halo 3 : ODST, Bungie a su insuffler une véritable âme à tous les membres de la Noble Team grâce à une mise en scène soignée, évitant par la même occasion les quelques clichés de base. Et même si l’on regrette que certains soient moins explosés que d’autres, le développeur américain a su placer la barre très haut pour nous donner cette impression de connaitre l’escouade depuis des années. Un gros plus pour l’immersion.




Sans véritablement dévoiler en détails la campagne de Halo Reach, la Noble Team devra effectuer plusieurs missions dans des contextes à chaque fois différent : attaque d’une position covenants en véhicule, défense de points jusqu’à l’arrivée des renforts, infiltration d’une base ennemie, etc. En majorité, elles se dérouleront avec plusieurs de vos petits camarades spartans qui n’hésiteront pas à nettoyer la zone pour vous. Une situation quelque peu différente avec un Master Chief qui autrefois n’hésitait pas à rentrer dans le tas tout seul. Certains chapitres rappelleront notamment d’anciens moments forts de la série comme l’infiltration à bord du Truth and Reconciliation. A ce propos, on ne décèle aucun copier/coller de couloirs ou de gros allers-retours, Halo Reach se paye même le luxe de proposer des environnements en grande majorité ouvert avec un level-design travaillé et un rythme maitrisé. Enfin !Je crois que cet Elite veut communiquerDurant la campagne, on notera plusieurs changements comme une ergonomie retravaillée, ou bien l’ajout et la suppression d’armes. Avec l’apparition de compétences d’armures, il était pratiquement obligatoire de modifier certaines touches et l’on se retrouve maintenant avec une jouabilité proche des anciens épisodes (le bouton X sert de nouveau à recharger). Ces compétences ajoutent un petit plus tactique pour se défendre du feu ennemi ou prendre les Covenants à revers. Mention spéciale pour le jet pack avec un niveau en partie dédié à cet objet. Du côté des armes, on décèle quelques ajouts chez les Covenants avec une mini sulfateuse plasma ou encore un lance-roquettes qui tirent plusieurs salves à la Unreal Tournament si l’on maintient la visée sur l’ennemi. Sympa. N’oublions pas d’ailleurs un nouveau crosshair pour pratiquement toutes les armes afin d’avoir une meilleure lisibilité sur le recul de l’arme.




En revanche, Noble 6, le spartan que l’on joue, ne trouvera aucune grenade incendiaire sur les corps des envahisseurs et pourra encore moins porter deux armes en même temps. On ne sait pas si l'on doit caser ce manque par une déception ou un équilibrage du jeu. Au niveau des véhicules, on trouvera un mini-mortier mobile du côté des Covenants tandis qu’une variante d’un Warthog avec lance-missiles fera son apparition. Enfin, l’intelligence artificielle a été plus ou moins améliorée avec comme progrès visible la fuite des Elites une fois leur bouclier énergétique dans un état critique. Ils n’hésiteront pas alors à se cacher avant de revenir encore plus furax, leur protection de nouveau opérationnelle. Les Hunters sont redevenus redoutable grâce à des animations plus rapides qui dévoilent plus difficilement leurs points faibles. Chaque affrontement devient alors un vrai challenge. Un excellent point.
Au fil de l’aventure, l’aura tragique de cet épisode prendra de plus en plus d’ampleur, néanmoins on regrette que le côté épique ne suive pas la même courbe avec une légère stagnation à partir de la mission 7, pour au final ne remonter qu’à la toute fin de l’histoire. Certains passages, dont celui dévoilé au salon de Los Angeles, nous ravivent d’anciens bons souvenirs dignes d’un Starlancer. Sans aucun doute le meilleur moment de la campagne. Une campagne qui se termine malheureusement très rapidement avec au final sept heures de jeu pour accomplir l’aventure, seul, en héroïque. Cependant, il est toujours possible d’y jouer à deux en écran splitté et à quatre en ligne avec une difficulté rééquilibrée. La rejouabilité étant très élevée dans un Halo, y compris dans celui-ci, nul doute qu’on y retournera souvent.Multi encore, multi toujoursEn ce qui concerne le multijoueur, Halo Reach fait encore plus fort que ses prédécesseurs en ajoutant le célèbre mode Firefight déjà aperçu dans Halo 3 : ODST ainsi que quelques modes supplémentaires en multijoueur. Cette fois-ci, le mode baptême du feu possède un matchmaking pour trouver de nouveaux joueurs prêts à se battre, et est maintenant complètement paramétrable. Si vous voulez commencer avec un lance-roquettes avec comme première vague uniquement des Grunts, alors vous le pourrez sans problème. Le multijoueur compte quant à lui trois nouveaux modes supplémentaires avec le chasseur de têtes, invasion et Stockpile. Chacun étant peu ou prou des variantes d’anciens modes de Halo 3, on précisera quand même notre légère préférence à l’encontre du mode invasion, qui se trouve être une sorte de ruée vers l’or réussie à la Battlefield : Bad Company. N’omettons pas le mode Forge, grandement peaufiné, qui permet de concevoir de A à Z un véritable niveau multijoueur, et enfin le mode cinéma, toujours présent, pour voir et revoir vos exploits en campagne, en baptême du feu ou sur le Live.




Graphiquement, Halo Reach fait un bond en avant par rapport à son ainé. Même s’il ne concurrence pas les ténors du genre, Bungie a su renouveler son moteur graphique pour qu’il soit enfin agréable à l’œil. La modélisation des personnages est correcte, les effets de lumière et d’explosions sont jolies à regarder ; mais ce qui reste le plus impressionnant dans Halo Reach, c’est bien sa profondeur de champ immense. C’est bien simple, jamais dans un Halo on a ressenti une telle grandeur. La variété et la cohérence visuelle ainsi que le level-design non critiquable rendent le jeu encore plus imposant. Seules quelques baisses de frame rate et la disparition inexplicable, par moment, de la faune locale ternissent légèrement le tableau. Enfin côté sonore, Martin O’Donnell nous a sortis, encore une fois, une bande son exemplaire avec en majorité des thèmes toujours aussi réussis. Quelques morceaux restent quand même moins inspirés que d’autres.
• Un level design exemplaire
• Des modes de jeu à la pelle
• Une magnifique campagne...
• ...quoiq'un peu courte
• Des baisses de frame rate
• Quelques musiques en deçà du reste
Verdict
Halo Reach est bien l'épisode que tous les amateurs de la série attendaient. Même s'il reste de très petites zones d'ombres (et ce serait vraiment faire la fine bouche), cette dernière campagne développée par Bungie débordent de générosité et de talent. Avec une pléthore de modes en sus d'une campagne maitrisée de bout en bout, Halo Reach n'est pas le genre de titre que l'on rangera définitivement au placard une fois le solo terminé. Un must-have pour cette fin d'année à n'en pas douter.
Le forum du jeu
- 24/06/10 Précommande halo reach - 1 message
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Graphismes
8 / 10Bien meilleur que son prédécesseur, Halo Reach propose des environnements variés, ouverts avec une profondeur de champ complètement immersive. Quelques baisses de frame rate sont quand même à noter.
Jouabilité
9 / 10Halo Reach est une référence sur ce point, et malgré un petit changement au niveau des touches, on reprend très vite nos habitudes. Si l'on n'est pas allergique à cette sensation de faible gravité, tout baigne.
Son
8 / 10Les bruitages sont d'excellente facture avec des améliorations sur le son des armes. Les musiques, toujours composées par Martin O'Donnell, se placent dans le haut du panier même si certaines d'entre elles manquent d'inspiration.
Durée de vie
8 / 10La campagne s'avère courte (7 heures) mais peut être rejouée à quatre en coopération. Reste alors le mode Firefight et le multijoueur plus complet que jamais qui vous tiendront de nombreuses heures. Sans oublier le mode Forge pour les créateurs en herbe.
Fun
9 / 10Avec un solo plaisant à jouer et à rejouer ainsi que la multitude de modes où il faut coopérer entre amis, Halo Reach est sans aucun doute le FPS où l'on passera le plus de temps en cette fin d'année.