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Test de jeu / Xbox 360 / Gears of War
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Live Free or Die HardEn plus de sa campagne solo rondement menée, Gears of War profite naturellement d’une option Xbox Live qui permet à huit joueurs de se tirer joyeusement la bourre dans trois modes de jeux sensiblement voisins du Team Deathmatch mais qui comportent toutefois quelques nuances. On retrouvera ainsi les modes Assassinat, War Zone et Execution:
Dans le mode Assassinat, chaque équipe dispose d’un leader dont la mort déterminera l’issu de la partie. Concrètement, il vous faudra couvrir au mieux celui qui joue le rôle du capitaine car sa mort serait synonyme de défaite immédiate.War Zone Mode s’apparente à du Team Deathmatch mais vous offre la possibilité de réanimer un de vos coéquipiers tombé sur le champ de bataille.Le mode Execution privilégie quant à lui le travail bien fait puisqu’il vous faudra achever votre adversaire au corps à corps pour l’envoyer définitivement dans l’au-delà … ce dernier aura en effet la possibilité de se relever en martelant comme un sourd le bouton (A) … alors autant abréger ses souffrances dans un élan de bonté non ?
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Dans son déroulement, le mode multijoueurs se veut étonnement plus tactique qu’il ne le laissait présager à l’origine. Le fait d’avoir à se couvrir constamment des salves ennemies combiné aux diverses variantes de jeux offre un rythme relativement lent. La vue à la troisième personne se prête merveilleusement bien aux gunfights et ne sera jamais handicapante pour une bonne visibilité globale de l’action.

Seules une petite dizaine de maps est disponible et bien qu’étant parfaitement adaptées aux rixes endiablées (Pour ceux qui l’ignorerait, Cliff Bleszinki, le père fondateur de jeu et accessoirement de la série Unreal, est passé maître dans l’art du level design) se révèlent au final un brin trop étroites. Gageons qu’un contenu téléchargeable débarque sous peu sur le MarketPlace pour rectifier la donne.

Gears of War - 40Gears of War - 41Gears of War - 42Gears of War - 44Veni, Vedi, Vici ?Dans ce tableau de maître dressé avec une virtuosité et un savoir-faire sans précédents résident toutefois quelques coquilles dont nous nous serions allégrement passés. En effet, de petits grains de sable viennent bien malgré eux enrayer la mécanique pourtant bien rodée du jeu et tendent malencontreusement à tirer son intérêt vers le bas. Ainsi, aussi impressionnant et immersif soit il, Gears of War souffre d’un mal quasi inhérent au genre: la répétitivité. L’exaltation jouissive des premiers frags laisse fâcheusement place à la désagréable impression de toujours répéter les mêmes actions et de dégommer toujours les mêmes ennemis …la faute à un bestiaire qui aurait gagné à être un chouia plus étoffé. Certains intervalles de jeux se montrent fort heureusement plus originaux et vous feront faire la connaissance du «Berserker», un Locust particulièrement robuste faisant passer un All Black pour un petit chanteur à la croix de bois qui ne pourra être décimé qu’avec «le rayon de l’aube». L’utilisation contextuelle et ponctuelle de certaines armes, à l’image de celle précédemment citée s’avèrera quelque peu fâcheuse tant on aurait aimé pouvoir profité pleinement de notre arsenal dans la campagne solo … chose qui ne pourra arriver que lors des sessions multijoueurs.

Par la suite, même si nous nous attendions d’emblée à ce que le titre se focalise sur les affrontements «classiques» en ne disposant donc pas de nombreuses séquences à bord de véhicules tel un Halo, il est regrettable que les phases motorisées ne soient pas plus nombreuses. Mais le principal défaut du titre réside incontestablement dans sa faible durée de vie. Comptez en effet huit à dix heures de jeu pour en venir à bout sans trop de mal, aussi nous ne saurions que trop conseilleur ceux qui aiment en découdre d’entamer le jeu dans un niveau de difficulté plus élevé. On ne s’ennuie heureusement pas une seule seconde tout au long de ces quelques heures où l’intensité de l’action ne s’estompe pour ainsi dire jamais. Le mode coopération prenant couplé à un multi efficace bien qu’un peu trop bridé par le manque de maps permet de rallonger la durée de vie maigrichonne du titre.

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test écrit par Nico



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  • Graphismes

    9 / 10

    On ne le répètera jamais assez Gears of War tutoie la perfection. Techniquement renversant, le moteur Unreal Engine 3 démontre toute sa puissance.

  • Jouabilité

    8 / 10

    Très instinctive, la prise en main nécessitera néanmoins un certain temps d’adaptation pour pouvoir maîtriser toutes les subtilités du titre.

  • Son

    7 / 10

    Les thèmes musicaux soulignent avec panache l’action tandis que les doublages, un tantinet extravagants, collent tout à fait aux gueules cassées des héros.

  • Durée de vie

    6 / 10

    LE gros point noir du soft, la campagne solo se boucle bien trop rapidement. La durée de vie est hélas sauvée par le mode coopération et par l’option Xbox Live.

  • Fun

    9 / 10

    Dès les premiers instants, on prend un pied monstrueux à dézinguer du Locust à tour de bras. L’immersion est immédiate et les échanges de plomb sont tout simplement jubilatoires !

• Une technique à toute épreuve au service d'une réalisation d'orfèvres
• Un rythme frénétique
• Les Modes Coop / Multi très efficaces

• Le scénario tout droit sorti d'une série B aura du mal à captiver
• La durée de vie de la campagne solo est assurément trop courte
• Le mode Multi ne comporte pas assez de maps

9 / 10

Verdict

Malgré ces quelques erreurs de parcours, Gears of War réalise presque un sans faute. Véritable ode à l’action, l’intensité frénétique viscérale des affrontements permet au titre d’Epic d’entrer dans une nouvelle dimension. Techniquement parlant, il est certain qu’il y aura un avant et un après Gears of War, doté d’une réalisation à des années lumières de ce qui se faisait jusqu’à présent sur consoles et sur PC, le dernier né des créateurs d’Unreal s’impose sans trop forcer comme un incontournable sur la next gen de Microsoft. Certes le soft n’est pas exempt de tout reproche, à commencer par une trop faible durée de vie et un cruel manque de diversité qui sont allégrement compensé par sa réalisation « from outer space ». GOW est un jeu qui a des douilles et le fait admirablement bien savoir !

8.5 / 10

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