
Forza Motorsport 3
publié le 8 octobre 2009- Etat : Disponible
- Développeur :Turn 10
- Distributeur :Microsoft Games
- Thème :Automobile
- Genre :Course
- OnlineOui
- 23/10/2009
- 23/10/2009
- inconnue
[sommaire]
- Page 1 : Tour de chauffe
- Page 2 : Une durée de vie ahurissante
- Page 3 : De l'IA aux joueurs
Attendu depuis un certain temps maintenant, le Forza Motorsport 3 de Microsoft concurrence ouvertement le Gran Turismo 5 de Sony. La bataille entre les deux exclusivités fait rage et pour beaucoup c’est la franchise de Polyphony Digital qui s’impose comme la simulation de course automobile parfaite. C’est donc avec un esprit de revanche que les développeurs de Turn 10 ont sacrifié corps et âme durant près de deux ans, afin de réaliser le meilleur Forza de la série. Pari réussi sans aucun doute, qui risquerait bien de bousculer la tendance. Test complet.
Dan Greenawalt l’a dit depuis le début : Forza Motorsport 3 (FM3) sera « le jeu de course ultime qui mariera les joueurs et les amateurs de belles voitures ». Si l’on se gardera de répondre à cette affirmation d’emblée, l’on peut néanmoins émettre le constat suivant : FM3 marque un tournant dans la série, offrant un contenu hardcore qui a rarement été aussi accessible au grand public. Le mode Carrière en est l’exemple parfait, facile à prendre en main et proposant un challenge immense. En résumé et nous allons le démontrer : Forza Motorsport 3 se place comme la référence en matière de simulation automobile sur console Xbox 360.

L’un des premiers arguments du titre n’est autre que son contenu. Plus de 400 véhicules réunissant près de 50 marques différentes peuvent être adoptées et ce dès le début du jeu ! Chose assez inhabituelle pour être soulignée, ce petit détail viendra ravir les fans de jeux de course qui ne pourront que se retrouver au septième ciel au volant de (exemple incontournable) la Bugatti Veyron et ses 1.000 chevaux ! Bien entendu, si ces voitures sont disponibles en Course Immédiate quand on veut, il faudra néanmoins posséder un certain montant de crédits avant de les voir entreposées dans notre garage en mode Carrière. On passera donc par l’inévitable étape des « voitures moisies » du début de partie, n’offrant radicalement pas les mêmes sensations qu’une véritable machine de compétition. Mais ce n’est pas un mal en soit, bien au contraire. FM3 est fun du début à la fin, en passant par le milieu et tous les recoins de la piste ! Même après un certain nombre d’heures de jeu au compteur, l’on appréciera de revenir aux classes C ou D tellement il y a de bons modèles que l’on n’aura pas eu le temps d’essayer. En partie dû au moteur physique du soft, qui propose un niveau de nuances entre chaque voiture qu’il est rare d’observer dans un jeu vidéo, cet appétit de « jouer » à proprement parler n’est qu’un exemple des sensations offertes par FM3.
Car ce qui fait la force d’une simulation automobile, c’est bien sa qualité de simulation. Et pour ça, Turn 10 a mis les bouchées doubles pour réussir à nous offrir un condensé de réalisme à tous les niveaux. A titre d’exemple, le travail accompli sur la physique des pneus est monumental. Ces derniers se déforment en temps réel, à tel point que l’on arrive pleinement à ressentir la différence entre chaque voiture une fois toutes les aides désactivées. Les circuits peuvent donc être appréciés d’autant de manières différentes, et le fait de les avoir déjà joués un certain nombre de fois n’y change strictement rien ! Et que ceux qui n’apprécient pas les accessoires du type « volant », bien souvent nécessaires pour pouvoir maîtriser son véhicule sans aide de l’IA, soient rassurés : la précision donnée aux boutons de la manette X360 classique est parfaite. Pour avoir testé les deux alternatives durant un paquet d’heures chacune, leur réactivité est impressionnante. La faculté des hardcore gamers à maîtriser leur véhicule dépendra donc uniquement de leur propre talent ! Le fun sera dans tous les cas au rendez-vous, puisque les aides à la conduite seront là pour compenser les faiblesses du joueur. Après avoir vu l’exemple extrême du pilotage sans assistance, voici le pilotage que l’on pourrait qualifier d’ « automatique » ! En effet, toutes aides activées, les seules commandes que vous aurez à actionner sont celles liées à la direction et à l’accélération. L’IA freine ainsi pour vous lorsque le besoin s’en fait ressentir. Forcément, les véhicules perdront de leur caractère « unique », mais la compétition sera préservée.

Autre astuce pour perfectionner votre conduite en direct durant la course : le retour dans le passé. Vous avez mal évalué la boucle d’un virage ? Vous êtes encore sorti de la piste ? Vous vous êtes endormi au volant ? Pas d’inquiétude à avoir ! D’une simple pression sur « back », l’action se rembobine cinq secondes en arrière (ou plus, mais par tranche de cinq secondes à la fois) vous permettant de rejouer les séquences non désirées. Certains pesteront devant cette option, qui est disponible sans aucune pénalité ni restriction. Chacun se forgera son propre avis mais il est évident que s’il y a bien une aide qui vous permet d’apprécier votre véhicule à sa juste valeur, c’est-à-dire sans aide aucune, c’est bien celle-ci. Le retour en arrière dès que vous le voulez facilitera votre apprentissage de la conduite dudit bolide et par extension vous fera progresser. Au final, voilà ce qui poussera peut-être certains joueurs à rehausser la difficulté d’un cran. Et puis après tout, l’utiliser n’est pas une obligation !
| page suivante › |
- Page 1 : Tour de chauffe
- Page 2 : Une durée de vie ahurissante
- Page 3 : De l'IA aux joueurs
