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F.E.A.R. 2 : Project Origin

F.E.A.R. 2 : Project Origin

publié le 6 mars 2009
  • 13/02/2009
  • 10/02/2009

Près de quatre ans après sa première apparition, la petite Alma signe son grand retour en s’installant pour de bon sur consoles nouvelle génération. Longtemps dans les bras d’inconnus, elle aura finalement réussi à retrouver ses géniteurs et à se doter d’un titre évocateur : FEAR 2 : Project Origin. Un véritable deuxième opus qui nous fera oublier les précédentes extensions plus que décevantes ?LA suitePremière chose à aborder : le scénario. Si le soft se place dans la peau de la suite de FEAR premier du nom, il doit y avoir un lien scénaristique entre les deux. A peine la partie débutée que l’on découvre ce fameux lien. En effet, l’on incarne un nouveau personnage : le Sergent Mickael Beckett, en mission de routine dans les locaux d’Armacham Tech. L’action prend place une demi-heure avant la fin du premier opus et l’objectif de la mission semble simple : récupérer Geneviève Aristide et l’escorter dans un endroit sûr afin de la protéger de l’armée de clones de Paxton Fettel. Sorte d’introduction au début de Project Origin, cette première mission se clôt par la gigantesque explosion qui a ravagé a ville d’Auburn à la fin du premier volet. Les intentions des développeurs sont donc simples : exploiter le potentiel de la franchise en nous offrant une suite digne de ce nom, reprenant tout ce qui a fait le succès de ses débuts. Autant dire que les connaisseurs ne seront pas dépaysés. Pour ce qui est du scénario, le ton est donné !

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Côté jouabilité, les sensations seront identiques. Beckett disposera des armes les plus dévastatrices jamais possédées et la progression n’en sera donc que plus simple. Mais le fait de se sentir indestructible n’enlèvera pas toute la nervosité des affrontements, bien au contraire. C’est d’ailleurs l’une des principales qualités du jeu : l’action. Le rythme est haletant du début à la fin. La destructibilité des environnements renforcera cet aspect, bien que l’on puisse regretter l’absence de la fumée et de la poussière qui nous obstruaient la vue dans le premier volet. Qu’à cela ne tienne, l’envie de tout faire péter reste présente, que ce soit aux mains d’un fusil-mitrailleur (votre principal allié dans ce monde de violence), d’un lance-roquettes ou d’un pistolet de grand-mère. Il vous sera d’ailleurs possible de porter tout cela en même temps, puisque jusqu’à quatre armes lourdes pourront être gardées au chaud dans votre veston, sans compter les grenades toujours aussi dévastatrices.L’horreur au RDVLes clones dont on nous gavait dans le premier volet laissent désormais placent (du moins en partie) à de nouveaux venus dans le camp des méchants. Dans la catégorie « humaine », soyez chaleureux d’accueillir les forces de sécurité d’Armacham, qui se placent en bas de l’échelle de difficulté tellement ils seront facilement terrassés. Viennent ensuite les fameux Replica, mieux organisés et plus craints que dans le premier volet, un officier commandant une troupe de soldats disposant d’armes différentes selon la situation. De temps en temps l’on pourra croiser une armure super-blindée qu’il faudra éliminer à coups de grenades EMP puis de roquettes, ou encore nos amis les ninjas invisibles, agiles et surtout très électriques (à abattre de loin donc). Pour ce qui est du bestiaire à proprement parler, l’on pourra se heurter à une catégorie un peu plus coriace. Les cobayes du projet Harbinger qui ont mutés en créatures grimpantes feront partie de cette catégorie. Attention : pertes de sang-froid et début de panique pourront survenir. Ces dernières seront sûres d’arriver lorsqu’il vous faudra dégommer des apparitions et autres hallucinations causées par on sait qui.

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Tout est donc fait pour ne pas ennuyer le joueur et surtout pour le maintenir dans un état d’alerte constant. Là où l’on pourrait s’attendre à voir débarquer un type d’ennemi, l’on aura droit à tout autre chose. La réalisation fait mouche et c’est véritablement ce qui vous maintiendra dans l’aventure. Les phases d’apparition d’Alma sont parfaitement intégrées à la partie et donneront parfois l’impression au joueur de véritablement halluciner. Est-ce que je l’ai bien vu là où est-ce que je me fais des idées ? Voilà le genre de questions que vous serez amenés à vous poser. Petit bémol tout de même : cette ambiance orientée action atténue un peu le côté effrayant du titre. Les apparitions sont certes inattendues mais elles ne foutent pas les chocottes à proprement parler. A défaut, l’atmosphère sera plus pesante et le scénario plus étoffé. On regrettera aussi l’une des innovations annoncées lors du développement du jeu : les passages aux commandes d’un Mech, sorte d’armure géante ultra-blindée. Ces dernières s’avèrent difficiles à prendre en main et plutôt rigides. Elles ne serviront qu’à dégommer du méchant lors de phases assez inutiles. Disons que leur utilisation est mal exploitée.Des frissons, ou pasAu vu de ces premiers éléments l’on se rend compte que bon nombre de défauts de FEAR premier du nom ont intelligemment été corrigés par les développeurs de Project Origin. Il en reste peut-être un dernier : la linéarité du jeu. En effet, ce second volet se place parmi les jeux les plus linéaires du genre FPS ! L’on nous promettait des environnements plus grands, plus spacieux et surtout plus vastes. La réalité en est tout autre et un sentiment de fausse liberté nous envahit très rapidement. Les possibilités d’exploration sont pourtant légion, mais à chaque fois un meuble ou d’autres débris du même acabit sont tombés à cet endroit pour nous barrer la route ! Forcément l’IA des ennemis en prend une couche, puisqu’il leur est physiquement impossible de nous prendre à revers. Les affrontements se dérouleront donc toujours de la même manière, seuls les ennemis changeront. Regrettable car ces derniers sont plutôt intelligents et l’on aurait aimé pouvoir en découdre avec eux dans des situations plus complexes. Car en mode normal, le jeu sera une partie de plaisir et ce sera réellement dans le mode Difficile que l’on rencontrera les premières difficultés. C’est aussi là qu’on commencera à se servir de l’option qui nous permet de bouger des meubles pour nous mettre à couvert. Sympa et parfois même efficace.

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Ce qui est véritablement sympa et qui vous fera chanter de joie dans le mode le plus facile du jeu : la capacité de notre soldat Beckett à ralentir le temps. Les effets graphiques sont là encore très beaux et très bien réalisés. Cette option gadget (sauf dans le mode difficile) vous permettra de dégommer tout le monde en moins de temps qu’il n’aura fallu pour le dire. La facilité du titre en est encore renforcée. Côté ambiance sonore on atteint la perfection : des bruitages et des mélodies qui retracent parfaitement l’atmosphère du titre tout au long du jeu. Ce qui est anecdotique en revanche c’est le mode multijoueur du titre, pas attirant et ne faisant acte de présence que pour faire bonne figure. On passera donc notre chemin.

test écrit par Florian


  • Graphismes

    8 / 10

    Un taux de framerate irréprochable sauf à de rares occasions. Autrement tout est parfaitement modélisé. Les effets d'hémoglobine quant à eux sont magnifiques.

  • Jouabilité

    7 / 10

    Pas d'innovation particulière. Les connaisseurs retrouveront leurs sensations et apprécieront toujours autant.

  • Son

    8 / 10

    Des bruitages et des mélodies de très grande qualité.

  • Durée de vie

    7 / 10

    Un titre un peu trop simple jusqu'à son mode Difficile et un multi inutile. L'expérience de jeu reste tout de même très appréciable.

  • Fun

    7 / 10

    On s'éclate dans FEAR 2 : Project Origin. Le problème est que le soft est un peu trop simple et ne fait pas si peur que ça. Dommage.

• La suite de FEAR !
• L'ambiance très bien retranscrite.
• Un rythme soutenu et captivant.

• Trop simple !
• Une linéarité effrayante.
• Un multi pour la forme.

7.5 / 10

Verdict

FEAR 2 Project Origin est un titre trompeur. Le soft ne fait malheureusement pas si peur que cela, au grand dam des amateurs de frissons. Passé ce petit bémol ne viennent que des qualités (ou presque), une ambiance de jeu unique et parfaitement réalisée et surtout un scénario au dénouement inattendu qui vous retiendra tout au long de l'aventure. L'on appréciera le rythme haletant des combats et surtout la diversité des ennemis qui pour ce second opus ont gagné en intelligence. Notre seul regret concernera la linéarité du titre et surtout sa grande facilité. Pour ce qui est du multi, mieux vaut l'ignorer. Quoi qu'il en soit, la suite de FEAR premier du nom ne pourra que plaire aux amateurs qui ont aimé le premier volet, ne serait-ce que pour le scénario et les rencontres avec Alma. Un titre en demi-teinte qui offre néanmoins une expérience de jeu unique.

- / 10

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7.5 / 10
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