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Test de jeu / Xbox 360 / Dragon Ball Z Burst Limit
Dragon Ball Z Burst Limit

Dragon Ball Z Burst Limit

publié le 24 juin 2008
  • 06/06/2008
  • inconnue

Premier épisode de la saga Dragon Ball Z à paraître sur Xbox 360, le DBZ nouveau se devait s’apporter son lot de nouveautés pour repousser encore plus loin les explosions visuelles tout en profitant de la capacitéde la machine de Microsoftpour être le plus complet possible. Il devait…

Qui ne connaît pas Dragon Ball Z ? Manga culte créé par Akira Toriyama, et diffusé en boucle pendant les années Club Dorothée, la saga des super sayiens a déjà fait le tour de la planète PlayStation plus qu’il ne le faut. Rien que sur PlayStation 2, on compte pas moins de sept jeux (les trois Budokaï, les trois Tenkaïchi et le Super Dragon Ball), huit si l’on tient compte de l’horrible Dragon Ball Z Sagas jamais sorti en Europe. A hauteur d’un épisode par an depuis 2002, tout le monde connaît désormais par cœur l’histoire de la série, les personnages, les coups spéciaux de chacun… La barre était donc bien élevée pour le retour de Dimps – le développeur de la série Budokaï – dans la course au Kaméhaméha.

Dragon Ball Z Burst Limit - 21Dragon Ball Z Burst Limit - 23Dragon Ball Z Burst Limit - 24Dragon Ball Z Burst Limit - 25L’épisode de trop ?Si le dernier Dragon Ball Z Budokaï Tenkaichi 3 fait encore à l’heure actuelle figure d’encyclopédie (proche du devoir de mémoire) de la série – ce dernier couvre Dragon Ball, Dragon Ball Z, Dragon Ball GT et l’intégral des films – le développeur Dimps a voulu reprendre la saga à zéro. Du passé faisons table rase comme dirait Karl Marx. C’est pourquoi le mode Histoire reprend les premiers affrontements de San Goku contre son frère Radditz jusqu’à la fin de Cell en passant par l’arrivée de Vegeta sur Terre et la saga Freezer. Et c’est tout. Là où un simple jeu PlayStation 2 propose l’ensemble de la saga avec près de 160 personnages jouables (en comptant les transformations), ce Burst Limit ose n’en proposer que 21 uniques (sans compter les transformations). Et encore, pour atteindre ce chiffre, deux intrus viennent s’incruster sans logique scénaristique (Broly et le père de Goku). Pire, le développeur Dimps a décidé de rester sur les premiers épisodes de la saga mais ne les exploite même pas à fond. On peut donc noter l’absence des transformations en gorille, de Tortue Géniale, de Yajirobé, de Chaozu, de Nail ou encore des petits Cell et du commando Ginyu au complet. On a cette désagréable impression que des raisons commerciales sont derrière cette autocensure et qu’il faudra attendre encore six ans pour avoir un épisode aussi complet que celui de 2007. Pour être honnête, on a plus l’impression d’être devant un remake du premier Budokaï que d’un véritable jeu «nouvelle génération».

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La déception du manque de personnage digérée, force est de constater que du côté du mode Histoire, c’est également très limité. Les épisodes s’enchaînent sans narration aucune et les cut-scenes sont expéditives et raccourcies. Certains passages entiers du manga ont purement et simplement disparu pour enchaîner les combats voulus. C’est un comble pour le fan – à qui s’adresse le jeu – de ne pas avoir entre les mains un mode Histoire complet, d’autant que celui proposé comporte pas mal d’erreurs. La durée de vie en prend forcément un coup même si des chapitres bonus sont à débloquer en remplissant le cahier des charges imposé par les combats. Pour prolonger artificiellement la durée de vie, chaque combat comporte une série d’actions à réaliser et donne lieu à une notation plus ou moins positive qui débloquera en cas de bonne note des chapitres de l’Histoire. Il faut donc refaire certains combats pour en débloquer d’autres mais même comme ça, comptez au maximum trois heures pour terminer le mode Histoire, qui est pourtant la pièce maîtresse du titre. Et à 70 euros le jeu, ça fait cher l’heure de jeu. Il reste toujours le mode tournoi, le mode entraînement, le didacticiel et surtout le mode multijoueurs – offline ET online – pour prolonger la durée de vie à l’infini mais aucun nouveau mode de jeu original ne vient fouetter le sang. Notons simplement que le mode Histoire alterne les protagonistes et il n’est donc pas rare de jouer les méchants – comme Cell ou Nappa – et devoir battre les gentils – comme Goku ou Vegeta. Bien sûr, cela ne change en rien le scénario et n’offre pas de récits alternatifs, la saga reste telle qu’on la connaît.Une régression totaleRégression. C’est le mot qui vient à l’esprit en jouant à Dragon Ball Z Burst Limit après avoir goûté au dernier Tenkaichi. La série retombant entre les mains de Dimps voit le retour des combats en face à face comme dans les bons vieux Budokaï classiques et non plus en trois dimensions totales comme dans les Tenkaichi. Par conséquent il n’est pas possible de voler librement et de s’élever vers les cieux comme on veut, les interactions avec les décors et sols sont totalement absentes et les vêtements et personnages ne subissent aucune dégradation à mesure qu’ils se prennent des coups. Tout est propre, tout est lisse et aucune trace de sang ne vient salir un visage en fin de combat. Visuellement, les attaques ultimes perdent aussi beaucoup de leur charme puisqu’elles ne donnent plus le droit à de longues cinématiques impressionnantes avec vue depuis l’espace mais simplement à un léger zoom sur le personnage qui prépare son attaque sur un fond bleu. Les amateurs de la série reconnaîtront le même système d’attaque ultime que le Dragon Ball Z Shin Budokaï de la PlayStation Portable. Pourtant, faire dans la démesure visuelle est une marque de fabrique de la série. On veut des superbes cinématiques et des explosions de folie, du grand spectacle que diable !

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L’emprunt à Shin Budokai se remarque également dans l’exécution de ces fameuses attaques. Les commandes sont simples, les coups peu techniques et l’absence d’un dragon rush vu dans le troisième Budokaï limite l’aspect stratégique des affrontements. Cerise sur le gâteau, le ki se recharge désormais automatiquement, il n’est même plus possible de se concentrer pour prendre le dessus sur son adversaire en sortant des attaques plus puissantes. Désormais il faut juste attendre quelques secondes pour que sa barre remonte à fond et ainsi pouvoir lancer un Genkidama par exemple. Autant dire que le corps à corps passe vite au second plan et qu’il est plus facile d’esquiver et d’attendre pour lancer un rayon mortel. La seule originalité de ce soft est d’imposer le choix d’un coéquipier avant un combat, ce dernier pouvant porter une attaque à un moment du combat mais sans jamais apparaître dans l’arène ou remplacer le joueur principal. En clair, ne vous attendez pas à du Tag Battle ou même à un échange de personnages comme dans Tenkaichi 3. Mouais, on a connu mieux comme système de combat, notamment les troisièmes volets des séries Budokaï et Tenkaichi.

Heureusement, laXbox 360fait des merveilles graphiquement et offre un jeu splendide avec des personnages tout droit sortis du manga: des expressions faciales crédibles et détaillées, des effets d’ombres agréables, des vêtements qui volent au vent et des attaques spéciales lumineuses. Pour la partie sonore, si les voix peuvent être en japonais ou en anglais, les musiques techno complètement inappropriées tiennent du grotesque. Pour faire simple, sans être un mauvais jeu – il propose tout de même de la bonne baston – les meilleurs jeux DBZ se trouvent encore sur PlayStation 2. Rendez-vous dans six ans pour autre chose qu’une démo.

test écrit par Lostarott


  • Graphismes

    8 / 10

    La Xbox 360 fait des merveilles, le plus beau DBZ jamais vu à ce jour malgré l'absence d'interaction avec les décors, et de dégâts

  • Jouabilité

    7 / 10

    Les commandes sont basiques, le jeu n'est absolument pas technique

  • Son

    5 / 10

    Les voix japonaises offrent la moyenne à ce jeu, les musiques sont grotesques

  • Durée de vie

    3 / 10

    Mode histoire bâclé, personnages trop peu nombreux, pas de nouveaux modes… dans cinq heures le jeu est dans le bac occasion d'un magasin.

  • Fun

    5 / 10

    L'impression de refaire les mêmes combats tous les ans commence à lasser…

• Les graphismes splendides
• Les voix japonaises

• Pourquoi s'arrêter à Cell ?
• Sentiment de régression
• Trop court, trop cher, pas assez de persos

5 / 10

Verdict

Dragon Ball Z Burst Limit marque l'arrivée de la saga sur consoles nouvelle génération par la petite porte. Sans être un jeu de baston médiocre, il est tout simplement trop limité dans l'état pour nécessiter un investissement de votre part, surtout si vous avez encore l'excellent Tenkaichi 3. Une simple démo technique qui ne tient pas la route sur la longueur et manque de profondeur pour combler le fan. Au suivant !

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Dragon Ball Z Burst Limit

Dragon Ball Z Burst Limit

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