Test de jeu / Xbox 360 / Divinity II : Ego Draconis

- publié le 31 octobre 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :15/10/2009
- Développeur :Larian Studios
- Distributeur :DTP
- Thème :Heroïc Fantasy
- Genre :Action / RPG
- Online :Oui
[sommaire]
- Page 1 : Histoire
- Page 2 : Gameplay
- Page 3 : Bilan technique
Contrairement à sa grande soeur qui en était plutôt dépourvue, la Xbox 360 peut se vanter d'être à l'heure actuelle, à l'exception de la Nintendo DS, la machine qui accueille le plus grand nombre de jeux de rôle, qu'ils soient japonais ou occidentaux. Cette fin d'année ne déroge d'ailleurs pas à la règle puisque la machine de Microsoft a accueilli pas moins de trois gros titres, le J-RPG (en fait coréen mais bon...) Magna Carta 2 et les occidentaux Risen et Divinity 2 : Ego Draconis. Laissons de côté le premier pour nous attarder quelques secondes sur les deux titres dernièrement cités, lesquels boxent immanquablement dans la même catégorie. Sortis à quelques jours d'intervalles, les deux jeux laissent l'amateur de jeux de rôle devant un cruel dilemme dont ce test entend bien apporter quelques éléments de réponses.HistoireRisen ou Divinity, Divinity ou Risen ? Difficile à première vue de faire un choix tant les deux titres semblent similaires sur bien des aspects. Si ce test n'a pas vocation à faire de comparatif entre les deux jeux, votre serviteur n'ayant pas encore eu le temps de fouler en large et en travers l'univers de Risen, les quelques minutes passées sur le jeu permettent néanmoins de distinguer d'entrée les deux titres sur un point crucial : la réalisation graphique et technique, qui est, nous allons le voir un peu plus en détails dans ce test, bien plus aboutie dans Divinity 2 que dans Risen. Néanmoins, un jeu se juge avant tout sur ses qualités ludiques, qualités que nous allons essayer de détailler, si elles existent, tout au long de cet article !

Tout d'abord, et c'est sans doute un élément essentiel pour bon nombre d'amateurs de jeux de rôle, le scénario tient une place prépondérante. Non pas que la trame principale soit forcément plus originale que chez la concurrence, les rebondissements plus nombreux que n'importe quel Final Fantasy. Non, la richesse scénaristique de Divinity 2 tient dans son univers remarquablement étoffé. Les développeurs ont assurément pris grand soin à soigner le background de leur titre et cela se ressent dès les premières minutes de jeu alors que les légendes se bousculent, à tel point que l'on ne sache plus vraiment distinguer le vrai du faux. Ainsi, Divinity 2 prend place dans l'univers imaginaire de Rivellon, un monde de peur et de magie, frappé par des années de guerres apocalyptiques. Alors que le monde pansait ses plaies d'un conflit sanglant, la menace n'en était pas pour autant écartée et un groupuscule énigmatique entreprit très rapidement de faire revenir des enfers le Démon afin de devenir les maîtres de Rivellon. De ce conflit opposant l'Alliance des Ténèbres au monde libre naquit l'Elu Divin, un être suprême, seul capable de venir à bout du Démon. Malheureusement, l'Elu Divin échoua et s'il parvint sans mal à se défaire du Démon, il ne put se résigner à tuer l'enfant, nouvelle incarnation du Seigneur du Chaos. Damian, puisque c'est son nom, grandit alors sous la tutelle de l'Elu Divin, seul moyen pour notre héros de contrôler les faits et gestes de cet être en apparence innocent mais rongé par la corruption et la folie destructrice en son fort intérieur. Bien évidemment, la tranquillité ne pouvait durer et c'est une histoire d'amour qui réveilla les pulsions destructrices de Damian. Dans un énième conflit opposant les paladins de l'Elu Divin aux forces de l'Alliance des Ténèbres, notre héros parvint, aidé des puissants chevaliers dragons, à envoyer Damian dans le Némésis, une dimension carcérale, de laquelle il parvient néanmoins à s'échapper. Profitant de la trahison d'un chevalier dragon, qui assassina lâchement l'Elu Divin, Damian se replia, soucieux d'attendre le bon moment pour assouvir sa revanche et laissant le monde à sa destruction, alors que les paladins tuaient sans distinction démons et dragons, alliés jusque là. Près de 150 ans après ses événements tragiques, alors que Rivellon oublie peu à peu Damian, le Damné s'apprête à refaire surface...

C'est à ce moment précis que vous entrez en scène, vous le jeune soldat chargé de faire ses preuves à Brilleloin afin de devenir un vrai Draconis, à savoir un véritable chasseur de dragons. Le jeu vous laisse alors le choix de déterminer le sexe et l'apparence de votre avatar ainsi que son nom. Le prologue à Brilleloin se chargera un peu plus tard de vous faire choisir le style de combat de votre personnage parmi trois choix finalement peu décisifs : le guerrier dont l'attaque au corps à corps est la spécialité, le ranger dont l'arc constitue le prolongement du bras et enfin le mage qui excelle dans l'utilisation de divers sorts magiques. Ce prologue achevé, la quête principale vous amènera très vite au premier rebondissement de l'intrigue : alors que vous étiez jusqu'alors formé à combattre les dragons et leurs alliés, vous deviendrez par la force des choses le nouveau chevalier dragon, l'ennemi que vous étiez censé combattre mais aussi et surtout le seul capable de venir à bout de la menace représentée par Damian.
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