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Test de jeu / Xbox 360 / DeathSpank

DeathSpank

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Un antihéros plutôt comique, un univers coloré et surtout déluré, voilà le nouveau RPG concocté par les créateurs de Monkey Island. DeathSpank joue dans la satire, parfois subtile et parfois grossière, mais toujours juste. L’histoire d’un mec normal qui un jour a pour mission de partir à la recherche de « L’Artefact ». Là encore, ce seront 1200 MS Points intelligemment dépensés.

L’Artefact. Pas très original comme nom, mais il n’en a pas d’autre pour la simple et bonne raison que DeathSpank n’a aucune idée ce qu’il cherche ! DeathSpank, c’est bien entendu le nom du personnage principal du jeu, celui que vous contrôlez. Tout au long de l’histoire, de nombreuses quêtes, plutôt caractéristiques du genre RPG, se glissent sur votre chemin. Aller d’un point A à un point B, tuer plein de méchants monstres pas gentils pas beaux, et bien sûr récolter de nouveaux équipements et une tonne de points d’expérience pour gagner des niveaux. Des mécaniques solides et très classiques, cependant tournées à la dérision grâce à un humour extrêmement efficace.

La première chose que l’on remarque en démarrant la partie, c’est le style graphique de DeathSpank. L’univers ainsi que les personnages sont modélisés en trois dimensions, mais les paysages lointains sont tous en 2D. Il faut avouer que c’est plutôt mignon et que cela contribue à mettre en avant certains éléments du décor par rapport à d’autres. Plus subtil, le jeu des couleurs est utilisé à merveille pour différencier les grandes régions du monde de DeathSpank, comme par exemple la très sombre Forêt Hantée ou à l’opposé la toute rose Forêt Enchantée. A chaque partie son type de monstres, allant des Bearlopes (s’apparentant à un mélange particulier entre un ours et une antilope) aux Licornes Sauvages.

L’aspect sonore se place également dans la catégorie « points forts » du titre. Malheureusement intégralement en anglais, les dialogues sont néanmoins in-con-tour-nables. Discussions philosophiques et totalement dérisoires sur des sujets débiles (pourquoi une poule n’a-t-elle pas de lèvres ?!), il est bien souvent intéressant de mener la conversation vers des terrains improbables ou illogiques. L’interface à ce niveau reste semblable à ce qui s’est fait dans Monkey Island, à savoir une barre de discussion en bas de l’écran et des propositions qui définissent ce que va dire votre personnage.

En dehors de la trame principale, les quêtes annexes ici appelées « The Unimportant Things I Need to Do », littéralement « les choses inutiles que je dois faire », portent bien leur nom. Ayant globalement le même but que les quêtes de l’histoire, elles vous envoient chercher un objet ou réunir des éléments pour rendre service à un PNJ, et le cas échéant tuer plein de monstres. La totalité des quêtes, réparties là encore auprès de différents PNJ, prend environ un peu plus de dix heures selon votre rythme.

On visite donc un distributeur automatique de missions et l’on part à l’aventure encore et encore. Heureusement, l’on ne s’ennui pas, grâce à un système de combats élaboré et évolutif. Chaque arme est attribuée à l’un des quatre boutons de la manette (A, B, X, Y), le tout étant entièrement personnalisable ; changez ainsi de potion, de sort ou d’épée quand bon vous semble. A mesure que vous liquidez des ennemis autour de vous, une jauge appelée Justice Meter se rempli et libère une énergie dévastatrice une fois son seuil maximum atteint.

Le carnage terminé, il est véritablement intéressant de ramasser les très nombreux items que les monstres laissent derrière eux. La grande variété des armes, armures et autres potions est une autre qualité de DeathSpank, qui assure ici une constante évolution de l’inventaire du joueur. Haches, épées, massues, boucliers, orbes de protection, marteaux, j’en passe et des meilleurs (souvent avec des noms farfelus d’ailleurs), sont un remède efficace contre la répétitivité des séquences de jeu. Bien sûr, il est très marrant d’essayer différentes combinaisons d’armes et de dégoter la meilleure d’entre elles.

Enfin, un mode deux joueurs en local et en coopération est également de la partie. Le deuxième joueur incarne alors Sparkle, un magicien aux pouvoirs particulièrement puissants. L’intérêt de la campagne en prend alors un coup puisque la difficulté n’est pas modifiée que l’on soit seul ou à deux, ce qui malheureusement ôte une grosse partie du challenge auquel l’on fait face dans le mode solo.

test écrit par Florian


  • Graphismes

    8 / 10

    Le design atypique du monde de DeathSpank est fun, et les nombreux jeux de couleurs et autres régions particulières motivent à l'exploration.

  • Jouabilité

    7 / 10

    La grosse variété des items contribue à chasser une lassitude qui aurait été gênante. DeathSpank est ainsi au final plutôt addictif, marqué néanmoins par une faible variété des quêtes.

  • Son

    7 / 10

    Des musiques bien rythmées là où il faut, mais des dialogues et des menus intégralement en anglais ! Nul doute que les amateurs de la langue de Molière seront déçus, contrairement à ceux de la langue de Shakespeare…

  • Durée de vie

    8 / 10

    Une bonne dizaine d'heures pour faire la quasi-totalité des quêtes proposées. Un bon rapport qualité/prix pour qui aime le genre RPG et n'est pas réfractaire à l'anglais.

  • Fun

    8 / 10

    Des bruitages et des dialogues hilarants et pas loin de devenir cultes, qui servent une aventure certes un peu répétitive mais bien dosée, notamment grâce aux nombreux items qui s'avèrent plus qu'utiles lors des combats.

• Un design coloré et atypique
• Un gameplay efficace
• Un bon rapport qualité/prix

• Entièrement en anglais
• Légère répétitivité
• Le mode coop un peu anecdotique

8 / 10

Verdict

DeathSpank se dote d'une très belle réalisation et d'une belle durée de vie. A 1200 MS Points, il s'impose à qui souhaite goûter à un RPG décalé, incroyablement satirique et qui propose un contenu qui a fait ses preuves. Un titre au final doté de mécaniques classiques, mais qui une fois tournées à la dérision prennent une toute autre ampleur. Un grand nombre d'items vient nous faire oublier la légère répétitivité des quêtes, pour enfin au final nous faire apprécier les dialogues (certes en anglais), et l'ambiance sonore plutôt rythmée. L'une des belles surprises de cet été assurément !

- / 10

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