
Command & Conquer : Alerte Rouge 3
publié le 24 novembre 2008- Etat : Disponible
- Développeur :EA Games
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Guerre
- Genre :Stratégie
- Nb de joueurs :1 à 4OnlineOuiVisitez le site officiel
- 13/11/2008
- 14/11/2008
- inconnue
[sommaire]
- Page 1 : Aux armes, camarades ! | Vis ma vie de stratège
- Page 2 : Vis ma vie de stratège (2) | Pour le plaisir des yeux... et des oreilles !
Sept ans après la sortie du dernier opus, la saga Alerte Rouge revient aujourd’hui sur le devant de la scène pour un troisième épisode. Longtemps considérée par les joueurs comme l’une des références en matière de jeu de stratégie en temps réel, la série arrive maintenant à une époque où de nombreux concurrents ont tenté d’apporter leurs lots d’innovations. Le titre développé par Electronic Arts Los Angeles saura-t-il lui aussi faire peau neuve pour parvenir à s’imposer dans le paysage vidéoludique actuel ? Réponse sans plus tarder, dans notre test complet.Aux armes, camarades !La série des Alerte Rouge a toujours pris plaisir à présenter aux joueurs ce que pourrait être le monde si la guerre froide n’avait pas pris fin, si les Soviétiques et les Alliés avaient continués à se battre durant des décennies. Pour ce nouvel épisode, la donne n’a pas vraiment changé, et ces deux factions sont toujours au centre des débats. Alors que l’armée rouge est décimée et que l’Union Soviétique n’a jamais semblée aussi proche de la défaite, le leader Cherdenko joue sa dernière carte. Avec l’aide du brillant Docteur Zelinsky, il a mis au point une machine à remonter dans le temps et compte bien s’en servir pour changer le cours de l’histoire. Ils remontent alors dans le passé pour supprimer Albert Einstein et ainsi priver les Alliés de leur «futur» savoir scientifique. De retour dans le présent, la situation a complètement changé et les communistes sont à deux doigts de contrôler l’Europe entière. Seule la Grande-Bretagne résiste encore fièrement à l’envahisseur, supportée par ses amis américains. Alors que Cherdenko s’apprête à donner le coup de grâce, un événement imprévu intervient: une attaque surprise de l’Empire du Soleil Levant. La suppression de la puissance des pays de l’Ouest a en effet permis l’émergence des Japonais, qui comptent bien, eux aussi, contrôler l’ensemble de la planète. C’est dans ce contexte que débute votre aventure.



Command & Conquer: Alerte Rouge 3 propose ainsi trois campagnes différentes, une pour chaque faction. Composés de neuf missions à la difficulté grandissante, ces scénarios bien distincts permettent au titre de bénéficier d’une durée de vie extrêmement conséquente. Chacune des missions est précédée d’une petite cinématique. Comme ce fût toujours le cas dans la série, point d’images de synthèse pour ces dernières mais des acteurs en chair et en os. Une fois encore, Electronic Arts a mis le paquet au niveau du casting avec quelques beaux noms du grand et du petit écran: Tim Curry (Scary Movie 2, Charlie et ses Drôles de Dames), Peter Stormare (Prison Break, Constantine), J.K. Simmons (Spider-Man 3, The Closer: L.A. Enquêtes Confidentielles) ou encore Ron Yuan (Prison Break, Cold Case: affaires classées) parmi tant d’autres. Ces «grands» noms donnent ainsi beaucoup plus de cachet aux différentes scènes entre les missions. Les développeurs ont tenu à mettre en avant une réalisation façon série B pleine de charme, avec des exagérations de tous les comportements des acteurs. On regrettera quelque peu les doublages français nettement moins convaincants que ceux de la version anglophone. Les communistes n’ont ainsi pu cet accent russe ultra-prononcé qui rajoutait un brin de charme supplémentaire, par exemple. Quoi qu’il en soit, cet aspect du jeu est extrêmement convaincant et Alerte Rouge 3 se place bien au-dessus de la plupart de ses concurrents. Sur ce point, du moins.
Vis ma vie de stratège
Ce qui fait le succès d’un jeu de stratégie en temps réel, en général, réside toutefois dans son gameplay. Command & Conquer: Alerte Rouge 3 n’est bien évidemment pas en reste à ce niveau, et le savoir-faire des développeurs en la matière n’est plus à prouver. Tous les éléments sont en effet réunis pour faire du titre une référence absolue. A commencer par les différentes factions qui, comme c’est bien souvent le cas, ne se jouent pas exactement de la même façon. Si les structures restent grosso modo les mêmes, la première différence se fait dans la façon de se construire. Les bâtiments des Alliés se construisent donc «à l’ancienne», apparaissant sur la carte une fois achevés. Les soviétiques, quant à eux, voient leurs constructions s’ériger petit à petit sur le champ de bataille, les rendant vulnérables aux attaques ennemies. Enfin, l’Empire du Soleil Levant fait la part belle à la technologie de pointe: chaque bâtiment est au préalable un véhicule qui peut se déployer à n’importe quel endroit de la carte, sans aucune contrainte. En plus de cela, les unités des différents pays sont complètement différentes les unes des autres, même si l’on retrouve des équivalences plus ou moins nettes. La différence la plus nette se fait, à vrai dire, au niveau de la capacité spéciale dont dispose chaque unité et qui peut s’avérer absolument vitale lors de certains passages. Certaines unités terrestres peuvent ainsi d’un simple clic devenir aériennes, d’autres changeront d’armes pour prendre l’avantage sur tel ou tel type d’unité, etc. Ces capacités demandent indéniablement un long apprentissage pour être maîtrisées à la perfection, mais une fois domptées celles-ci peuvent donner au joueur un avantage considérable !




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