Test de jeu / Xbox 360 / Call of Duty 5 : World at War

- publié le 26 novembre 2008
- Etat : Disponible
- Date de sortie :14/11/2008
- Développeur :Treyarch
- Distributeur :Activision
- Thème :Guerre
- Genre :FPS / Doom Like
- Nb de joueurs :1 à 4Online :Oui
[sommaire]
- Page 1 : Les mêmes et on recommence
- Page 2 : Bis Repetita
Destiné à devenir une franchise annuelle, c’est sans surprise que nous parvient Call of Duty World at War, moins d’un an après Call of Duty 4. De retour en pleine Seconde Guerre Mondiale, ce nouvel opus quitte les plaines arides d’Irak pour nous (re)transporter au cœur du conflit majeur du siècle dernier. C’est ainsi qu’Activision a fait appel aux développeurs de Call of Duty 3 pour réaliser ce cinquième opus, laissant nos amis d’Infinity Ward tranquillement se reposer et plancher sur le sixième épisode de la saga. Test complet.Les mêmes et on recommenceIl est vrai que la franchise Call of Duty a su séduire le cœur de plus en plus d’amateurs de FPS belliqueux depuis sa création. Après le succès sans précédent du quatrième opus de la série, Activision a décidé de récompenser ses joueurs et de sortir un épisode se la série par année. Les développeurs d’Infinity Ward n’étant pas des machines de guerre, ce sont donc logiquement leurs collègues de Treyarch qui s’y collent pour ce cinquième volet, décidant de faire machine arrière et de revenir au cœur de la Seconde Guerre Mondiale. Choix remis en cause par une communauté de fans qui connait le conflit par cœur et qui s’est surtout éclaté en étant plongé dans un conflit d’actualité, parfaitement mis en scène dans Call of Duty 4. Mais qu’à cela ne tienne, ce cinquième volet prendra donc place dans une facette un peu « exotique » du conflit : le Vietnam. Le joueur incarnera donc plusieurs soldats différents et parcourra l’intégralité des champs de bataille en finissant aux portes de Berlin. Vous glissant tantôt dans la peau d’un Américain combattant les japonais ou dans celle d’un Soviétique opposé aux nazis, le mode solo se divise en deux campagnes qui se chevauchent, vous proposant de voir le conflit sous deux angles de vue différents. Aucun intérêt à cela mis à part de s’appeler Miller ou Dimitri selon les moments me direz-vous. Quoi qu’il en soit, le tout est réalisé d’une excellente manière et les cinématiques entre les missions, représentant le globe terrestre et la progression des différents acteurs, sont de très grande qualité. Des extraits de documents originaux datant de la Seconde Guerre ne font que rajouter un peu de crédibilité au titre.

Les décors quant à eux seront de deux natures différentes : une pour chaque campagne. Le soldat Miller rencontrera naturellement des environnements feuillus et humides, propres au Vietnam ; le soldat Dimitri se contentera de décors urbains, prenant principalement place dans la ville de Stalingrad et de ses environs. On notera tout de même la mise en retrait des cut scenes, laissant place à des passages brefs mais intensément violents. La classification 18 ans et + du PEGI prend ici tout son sens, donnant un aspect plus mature à la franchise. Quant à la qualité graphique du soft, sachez que ce dernier utilise le même moteur graphique de Call of Duty 4, ce qui vous laisse imaginer la tendance. C’est propre, beau et la quantité de détails affichés à l’écran est plus que correcte. L’étonnement lié au succès du précédent volet ne sera pas de mise avec ce cinquième opus, n’impressionnant pratiquement pas. La déception viendra de l’eau et de l’océan, maladroitement modélisés. Pour les amateurs de technique, le frame rate tient toujours la route et aucun ralentissement n’est à observer, garantissant une fluidité très agréable en cours de jeu. Le tout reste très linéaire, emprisonnant le joueur dans une progression dirigiste dans des niveaux globalement plus petits que dans Modern Warfare. L’impression au vu de cet aspect du soft reste donc mitigée, les développeurs de Treyarch ne semblant s’être trop attardés sur son apparence. Dommage, lorsqu’on sait que le reste n’est pas bien glorieux non plus…

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