Test de jeu / Xbox 360 / BlazBlue : Calamity Trigger

- publié le 31 mai 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :02/04/2010
- Développeur :Arc System Works
- Distributeur :Tradewest Games
- Genre :Combat
Forcément à destination d’un public bien spécifique, Blazblue Calamity Trigger débarque tel un OVNI sur le marché vidéoludique européen. Adulé par certains et complètement ignoré par d’autres, ce titre signé ARC System Works se place pourtant en successeur spirituel de la série Guilty Gear (d’ailleurs développée par le même studio). Une nouvelle franchise pour une nouvelle image, mais avec une imagination, un rythme et des visuels caractéristiques toujours aussi efficaces.
Beaucoup moins connu que les grosses franchises comme Street Fighter ou Tekken, Blazblue se doit néanmoins d’être essayé au moins une fois par tout amateur de jeu de combat. Car au final, sous cet air discret et ce look old school, se cache un titre qui contient tout ce qu’un fan du genre peut espérer : des personnages originaux, des décors délurés, une bande son rythmée et des tonnes d’éléments à débloquer. J’en oublie presque l’essentiel, une jouabilité sans prises de tête pour justement en casser (des têtes).

Comme beaucoup avant lui, Blazblue oppose deux personnages qui s’affrontent en 2D. Ceux ayant déjà joué à un Guilty Gear ne sont pas dépaysés, et prendront du plaisir à découvrir des mécaniques de jeu connues restituées dans un nouveau genre. Une esthétique efficace pour des combats stressants, rythmés et où les combos aériens sont vos meilleurs amis. Quatre boutons d’attaque et un stick pour se déplacer, voilà les commandes de base. Des combos spécifiques et une position de blocage peuvent également être déclenchés en pressant différentes combinaisons de touches, ce qui au final contentera les joueurs hardcore qui ont ici l’embarras du choix en matière de techniques avancées. Chaque coup correctement asséné vient ainsi remplir une jauge, qui à son tour déclenche d’autres attaques, dont certaines peuvent même envoyer directement votre adversaire dans les cordes. Un passage par le mode Entrainement sera cependant nécessaire pour qui souhaite s’améliorer et défier les meilleurs, et surtout pour être capable de sortir ces attaques au moment voulu.
Le casting de combattants auquel nous faisons face contribue pour beaucoup à rendre l’expérience de jeu distrayante. Bien que largement inspirés de ceux de Guilty Gear, les personnages de Blazblue ont néanmoins des personnalités différentes et des super attaques bien à eux. Certains d’entre eux, comme par exemple la vampire Rachel, se dote d’une jauge supplémentaire qui indique combien de fois elle peut appeler le vent à sa rescousse ; Carl quant à lui peut contrôler sa marionnette Nirvana tout en continuant à attaquer son adversaire. Ces particularités viennent s’ajouter aux combos usuels et obligent en quelque sorte le joueur à mémoriser les capacités de ses personnages, tout en ajoutant une certaine profondeur au gameplay.

L’histoire pour une fois tient plutôt la route, et jouer plusieurs fois le mode principal avec différents personnages est indispensable pour bien tout comprendre. C’est également la façon dont elle nous est comptée, tout en anime, qui ravira à coup sûr les fans de RPG Japonais. A côté de cela les modes Arcade, Score Attack et Entrainement complètent à merveille l’arsenal de tout bon jeu de combat. Ajoutez en plus un mode Replay Theater, où vous pouvez visionner les ralentis enregistrés en local ou en ligne, et bien entendu une galerie où sont affichés les éléments que l’on débloque en cours de jeu.
Le seul véritable point noir que l’on relève au compteur de ce Blazblue, c’est au final son style. Passé outre son esthétique particulière et ses personnages loufoques, sa vitesse de jeu plutôt rapide et ayant un fort penchant pour les airs, on tombe sur un jeu de combat tout ce qu’il y a de plus respectable. Mais voilà, dans Blazblue il faut passer au-delà de l’apparence et gratter pour voir ce qu’il y a en-dessous. Chose que la plupart des joueurs ont malheureusement du mal à faire de nos jours !
• Un univers déluré
• La tonne d'éléments à débloquer
• La variété dans le gameplay
• Un genre assez particulier
• Réservé à une niche de joueurs
• Seulement 12 personnages au final
Verdict
Les principales qualités de Blazblue Calamity Trigger (hormis son gameplay) sont également ses plus gros défauts : une esthétique et des personnages particuliers, pour un titre qui au final se destine à une catégorie bien précise de fans de jeux de combat. Un mal pour un bien, car si vous avez la chance de faire partie de cette catégorie, Blazblue pourrait bien devenir votre jeu favori pour les 12 prochains mois. Ou en tout cas, au moins jusqu'à la sortie du prochain volet de la franchise.
La Ligue XBF

Graphismes
8 / 10L'art japonais est ici au rendez-vous. Des personnages aussi délurés dans les décors dans lesquels ils évoluent.
Jouabilité
8 / 10Un bon mix entre accessibilité pour joueurs novices et approfondissement pour joueurs hardcores. Des attaques uniques pour chaque personnage qui viennent ajouter de la variété et de la profondeur au gameplay.
Son
7 / 10Des mélodies à la fois rythmées et harmonieuses, pour des doublages malheureusement en VO.
Durée de vie
7 / 10Bien que contenant des tonnes d'éléments à débloquer et des modes en lignes classiques mais efficaces, la barrière esthétique et celle du genre risque de rebuter certains amateurs.
Fun
8 / 10Un must-have pour quiconque souhaite prendre son pied sur un jeu de combat old-school et innovant à la fois.