
Bionic Commando
publié le 25 juin 2009- Etat : Disponible
- Développeur :Capcom
- Distributeur :Capcom
- Genre :Action / Aventure
- OnlineOuiVisitez le site officiel
- 22/05/2009
- 05/2009
- 25/06/2009
Plus de vingt après la sortie du premier opus sur NES, Bionic Commando est de retour sur le devant de la scène pour une toute nouvelle aventure. Grand spécialiste des licences juteuses que l’on ressort régulièrement, Capcom a mis les bouchées doubles pour que les nouvelles aventures de Nathan Spencer plaisent aux nostalgiques de la première heure. Mais les technologies ont bien évolué depuis 1988, et le public aussi. Les développeurs parviennent-ils à s’en sortir avec brio ou bien n’aura-t-on droit qu’à un retour vers le futur passable ? Test complet. How to save a lifeBionic Commando prend place dix ans après les événements du premier opus paru sur NES – un épisode que l’on peut également retrouver sur le Xbox Live Arcade au prix de 800 Microsoft Points sous le nom de Bionic Commando Rearmed, pour les curieux. Alors que Nathan Spencer revenait chez lui en héros après avoir vaincu les Impérialistes, celui-ci est finalement condamné à mort pour un crime qu’il n’a pas commis. Alors que le jour de son exécution est arrivé, un groupe terroriste fait exploser une arme expérimentale sur la ville d’Ascension City, provoquant un gigantesque tremblement de terre qui anéantit la cité et ses habitants. Si les plans de ce groupuscule restent mystérieux, la menace d’autres actions de la sorte pousse le gouvernement à libérer Spencer afin que ce dernier s’infiltre en territoire ennemi. Armé de son bras bionique retrouvé pour l’occasion, Nathan Spencer va donc devoir essayer de comprendre ce qu’il se trame dans les ruines d’Ascension City afin de regagner sa liberté. Tout au long de l’aventure, on en apprend bien évidemment toujours plus sur le scénario qui, il faut bien l’avouer, ne vole pas très haut. Des affaires terroristes dans un monde « post-apocalyptique », on commence à en avoir fait le tour.

Nathan Spencer ou Peter Parker ?A l’image de son illustre aîné, Bionic Commando met fortement en avant le bras bionique de Spencer. Celui-ci est en effet sa meilleure arme contre les hordes d’ennemis qui se mettront en travers de sa route, mais également et surtout un excellent moyen de se déplacer au cœur de cette cité en ruines. En effet, à la manière d’un Spider-Man, le héros peut se servir de son bras pour se balancer de gratte-ciel en gratte-ciel, s’agripper à des parois diverses et variées, etc. Toutefois, si la navigation dans la ville est aisée dans les titres mettant en scène l’homme-araignée, il en sera quelque peu différent dans le soft de Capcom. En effet, le titre demande beaucoup d’entraînement avant de pouvoir dévoiler son plein potentiel, et il vous faudra de longues de minutes de jeu avant de pouvoir réussir à enchaîner les sauts tel un véritable acrobate. Car oui, comme c’est assez souvent le cas dans les productions estampillées Capcom, le soft se destine à un public plutôt hardcore gamer qu’au simple joueur lambda souhaitant faire quelques parties de temps à autres. Cela se ressent donc au niveau de la prise en main, pas forcément évidente au début mais simplifiée par quelques didacticiels qui se lancent en cours de partie, mais aussi au niveau de la progression dans le jeu en elle-même. En effet, on se rend compte au fur et à mesure de l’aventure que la difficulté va véritablement crescendo. Ainsi, à peine une heure après le début de l’aventure, il n’est pas rare de devoir s’y reprendre à plusieurs fois pour venir à bout d’un passage déjà extrêmement ardu, principalement pour le néophyte. Entre les sauts ultra précis à accomplir, les snipers passés maîtres dans l’art du head shot ou les ennemis increvables à shooter pendant quinze ans, ce ne sont pas les difficultés qui manquent. Tant et si bien que les moins patients – dont votre honorable serviteur fait partie – auront une fâcheuse tendance à la crise de nerfs, à balancer la manette violemment sur le sol et à grommeler dans leur barbe pendant des heures. Par ailleurs, le jeu met en place un système de défis plutôt sympathique, proposant au joueur de réaliser quelques petites tâches spécifiques en cours de mission afin de bénéficier de divers bonus. Ici encore, la difficulté de certains risque de rebuter les moins acharnés. Surtout que, étrangement, les défis ne se sauvegardent pas lorsque le joueur souhaite refaire les niveaux par la suite afin de déverrouiller les succès. Il est donc indispensable pour celles et ceux en quête des 1000 G de succès de tout débloquer au cours de la même partie. Dommage.

Réalisation bioniqueVous l’aurez donc compris, Bionic Commando n’est pas fait, à la base, pour les joueurs non expérimentés. Le gameplay a été extrêmement travaillé afin que celui-ci s’adapte bien à chaque situation. D’ailleurs, Nathan Spencer apprendra en cours d’aventure de nombreux nouveaux mouvements permettant de briser quelque peu la monotonie qui pourrait tendre à s’installer au fil des heures. Des heures… Dix à quinze, grosso modo, pour boucler l’aventure solo. Un peu plus encore si vous êtes déterminés à chercher chacun des objets cachés dans les niveaux, réaliser les différents défis, etc. Une bonne moyenne, compte tenu de la tendance actuelle sur le marché du jeu vidéo. Non vraiment, les développeurs ont fait un beau boulot. Sur le fond du jeu en lui-même certes, mais également sur la forme. Car Capcom nous propose ici un titre aux graphismes de qualité, tout à fait au niveau des productions actuelles sans toutefois égaler l’excellence des cadors. On ne peut à vrai dire lui reprocher que la répétitivité des différents décors, deux ambiances seulement étant de la partie : la ville en ruine et la jungle. Un peu léger tout de même, il faut le laisser. Malgré tout, le soft s’en tire avec les honneurs, se permettant encore de nous en mettre plein la vue avec des animations vraiment classieuses par moments. On aime beaucoup.
• La liberté d'action, façon Spider-Man
• Les différents défis
• Le challenge très plaisant
• Des graphismes qui auraient pu être mieux
• Difficile à prendre en main
Verdict
En définitive, ce Bionic Commando se révèle être un titre assez intéressant sans toutefois être la véritable bombe qu'on nous annonçait. Techniquement plaisante sans atteindre des sommets, la production de Capcom se pose comme un soft sympathique. Ce dernier se destine toutefois à un public majoritairement composé de hardcore gamers, ces joueurs invétérés amateurs de difficulté. Car la difficulté, il n'en manque pas dans ce titre, tant et si bien que les nerfs de certains ne manqueront pas de lâcher à plusieurs moments. Reste à voir si vous êtes suffisamment solide pour venir à bout de ces nouvelles aventures de Nathan Spencer. Les joueurs néophytes feraient mieux, quant à eux, de passer leur tour.

Graphismes
7 / 10Même s'il ne s'agit pas de l'atout principal du soft, les graphismes sont d'assez bonne facture. Les décors sont vastes et le level design de qualité.
Jouabilité
6 / 10Le titre demande un entraînement intensif avant d'être parfaitement maîtrisé, ce qui rebutera à n'en pas douter bon nombre de joueurs.
Son
7 / 10Comptez dix à quinze heures pour venir à bout du soft, avant de vous orienter vers le mode multijoueur du soft, assez classique pour sa part.
Durée de vie
7 / 10Les musiques sont de qualité, tout comme les doublages. Notons notamment la présence de Mike Patton, l'ex chanteur de Faith No More, qui double Nathan Spencer.
Fun
7 / 10Bionic Commando est plaisant, mais diablement dur à maîtriser à la perfection. Dommage.