Toute l'actu des consoles Microsoft: news, tests, et vidéos de jeux Xbox, Xbox 360 !

Vous êtes ici : Accueil » Xbox 360 » Battlestations : Pacific » Test
Test de jeu / Xbox 360 / Battlestations : Pacific
Battlestations : Pacific

Battlestations : Pacific

publié le 23 juin 2009
  • 15/05/2009
  • inconnue

Après un premier épisode mettant en place un bon équilibre entre tactique et action, Eidos Hongrie revient à la charge avec un nouveau Battlestations dénommé « Pacific ». Ayant pour but de régler la plupart des faiblesses du précédent opus, est-ce que l’équipe hongroise réussit enfin son pari dans un genre aussi atypique sur consoles ?

Depuis une décennie, les jeux de la seconde guerre mondiale ont infiltré nos machines avec souvent de réussite. Usant et abusant de cette période à fort potentiel dans le genre FPS et RTS, les développeurs ont facilement commencé à lasser le joueur sur cette partie de l’histoire. Reste néanmoins quelques incorruptibles qui préfèrent innover sur le gameplay plutôt que sur la période. L’équipe hongroise semble décidément appartenir au second groupe, puisque nous revoilà immerger dans la bataille du Pacifique pour le plus grand bonheur des stratèges. Finies les niaises péripéties des deux soldats américains, Battlestations : Pacific nous donne l’occasion d’incarner une nouvelle fois la flotte des Etats-Unis durant 14 missions mais aussi de participer au conflit du côté japonais avec le même nombre de batailles. Tandis que la campagne américaine se base sur des faits historiques comme le bombardement de l’ile d’Iwo Jima, la bataille du Gold de Leyte ou le débarquement d’Okinawa, celle japonaise est une uchronie où l’Empire du Soleil Levant arriverait à mettre en déroute la flotte américaine, avec en point de mire la bataille finale d’Hawaii où le Yamato réduirait à néant les plus gros cuirassés des alliés. Banzaï !Battlestations : Pacfic est donc plus long avec quasiment une trentaine de missions en mode solo (le triple par rapport à son ainé). Ces dernières sont bien mieux orchestrées, avec plusieurs objectifs à accomplir, mais aussi sensiblement plus longues. On aura l’occasion d’attaquer avec une flotte entière plusieurs îles ennemies, escorter un convoi jusqu’à leur destination, infiltrer un port avec un sous-marin de poche ou bien prendre le contrôle des tourelles d’un bombardier pour ne pas se faire descendre. Il y en a véritablement pour tout le monde, et tandis que les missions du précédent volet ne duraient pas plus de quinze minutes en moyenne, elles peuvent ici allégrement dépasser l’heure si l’on décide d’y jouer en vétéran. Les trois modes de difficulté sont d’ailleurs toujours là et on ne peut que vous conseiller d’y jouer dans la difficulté la plus élevée -si vous êtes patients et persévérants- histoire de ne pas manquer les subtilités tactiques du titre d’Eidos. En outre, des checkpoints salvateurs ont fait leur apparition pour ne pas démotiver le joueur et tout recommencer depuis le début. Un bon point, cependant on regrette de ne pas pouvoir sauvegarder soi-même avant un moment clé ou de disposer d’une fonction « accélérée » pour revenir plus rapidement là où l’on a échoué.

Battlestations : Pacific - -1 Battlestations : Pacific - -1 Battlestations : Pacific - -1 Battlestations : Pacific - -1


Qui dit multiplication des missions, dit nouvelles unités. Là-dessus, l’équipe hongroise a fait un excellent travail et nous fourni un peu plus de 100 unités dans cet épisode. On retrouve le cuirassé Kongo ainsi que le célèbre avion « zéro » du côté japonais mais l’on voit pour la première fois les déclinaisons « Kamikaze » de ces appareils voire carrément le « missile piloté ». Enfin du côté américain, le bâtiment de classe Iowa fait enfin son apparition (seulement apparu dans une extension multijoueur de Battlestations : Midway) et l’on verra entre autres le Lockheed F-38 Lightning ou bien l’un des premiers avions à réaction : le P-80 shooting star. Bref, une multitude d’unités qui ne pâlie pas à l’équilibre du jeu et qui justement l’approfondie.Le Napoléon des mers ?Malgré certaines contraintes comme le décrochage à basse vitesse ou la maniabilité bien plus lourde d’un bombardier comparé à un chasseur, le contrôle est similaire pour chaque appareil et reste plutôt arcade. Néanmoins, l’ergonomie a évolué dans le bon sens, avec par exemple l’accès direct aux renforts tout en restant sur son unité ou encore les réparations qui se font uniquement grâce à une pression sur le joystick (plus besoin de passer par un sous-menu qui nous obstruait l’action). Bien entendu, pas de quoi éviter le temps d’adaptation assez long. Quant à l’aspect tactique, il est beaucoup plus lisible grâce aux indications à l’écran des points faibles des bâtiments ennemis : réserve de munitions, salle des machines et la soute à carburant.

Reste le côté « stratégie » qui n’a pas forcément évolué depuis le premier épisode, et c’est souvent celui qui a la plus grosse puissance de feu qui l’emporte plutôt que le vrai stratège. Ceci est d’ailleurs parfaitement illustré dans le mode multijoueur, qui a certes bénéficié d’un énorme coup de lifting, mais dont l’unique stratégie est le « rush » d’équipe. La carte stratégique ne sert alors qu’à donner de simples ordres d’attaque ou de ralliement plutôt qu’à préparer un véritable coup. Dommage. En parlant de la partie online, Battlestations : Pacific est bien mieux lotie que son ainé et permet de prolonger une durée de vie déjà bien généreuse, grâce notamment à l’apparition de cinq modes de jeux (escorte, siège, duel, compétition et capture d’île) et d’un système de grades, certes classique, mais toujours addictif.

Battlestations : Pacific - -1 Battlestations : Pacific - -1 Battlestations : Pacific - -1 Battlestations : Pacific - -1


N'oublions pas l’intelligence artificielle qui a elle aussi été améliorée et prendra des décisions bien plus réfléchies, même si elle peut parfois agir de manière étrange. Ainsi, elle lancera avec délicatesse les torpilles à bord d’un destroyer, mais n’arrivera pas à négocier la bonne trajectoire lorsqu’il suffira de suivre et de couler un bateau avec notre submersible, demandant alors indirectement au joueur de prendre les commandes de son sous-marin. Un patch ne serait donc pas de refus.Tourisme pacifisteLe précédent volet n’était pas forcément réussi graphiquement, et l’on peut dire que l’équipe hongroise n’a pas chômé sur la partie technique de ce second opus. Les environnements font plaisir à la rétine et sont enfin jolis (à quelques détails près). Les textures des bâtiments de guerre sont bien mieux travaillées, avec une utilisation améliorée des pixels shaders qui rend le tout beaucoup plus réaliste et moins lisse. On sent aussi un net progrès sur la modélisation des unités, et il ne sera pas étonnant de voir un bout de notre coque se disloquer, faisant apparaitre le squelette du navire, ou de carrément se faire couper en deux. De même pour les avions qui ne chuteront plus en un seul morceau, mais perdront une aile ou exploseront en dizaines de débris qui finiront dans l’océan. Les effets volumétriques sont mieux conçus, et l’eau a reçu un soin tout particulier : on voit enfin les fonds marins (chose qui n’était pas le cas dans le premier épisode) et la mer peut devenir plus qu’agitée lorsque le temps devient orageux. Un vrai test pour le moteur physique qui malmène les navires les plus légers tandis que les cuirassés ressentent à peine le choc des vagues. Grisant. En fait, le seul véritable défaut viendrait des temps de chargement beaucoup trop nombreux et surtout beaucoup trop longs, avoisinant facilement les trente secondes à chaque fois. De quoi décourager certains joueurs qui recommencent une mission toutes les cinq minutes.

test écrit par Thomas


  • Graphismes

    7 / 10

    Battlestations: Pacific place la barre bien plus haut que son grand frère grâce à une modélisation exemplaire des unités navales et aériennes ; et des effets, comme l'eau, plutôt bluffants. Dommage que ce même soin n'ait pas été apporté sur la terre ferme

  • Jouabilité

    7 / 10

    Le temps d'adaptation est plutôt long cependant le titre reste accessible grâce à son style très arcade. Malgré tout, un minimum d'investissement est nécessaire pour connaitre la plupart des subtilités.

  • Son

    6 / 10

    La petite faiblesse de Battlestations : Pacific. Le bruit des avions et des navires est plutôt bien rendu mais le doublage en français n'est pas forcément convaincant. On espérait mieux.

  • Durée de vie

    8 / 10

    Quasiment trente missions en solo, sans parler du mode escarmouche contre l'I.A. et le multijoueur totalement rénové. Battlestations vous tiendra facilement une bonne trentaine d'heures.

  • Fun

    7 / 10

    Une fois le jeu maitrisé, le soft d'Eidos devient une véritable partie de plaisir. Si en plus vous êtes accompagné par plusieurs partenaires en ligne, les nuits risquent d'être longues.

• Une bien meilleure réalisation
• Un multijoueur réussi
• Une durée de vie conséquente

• Des chargements beaucoup trop longs
• L'aspect stratégie encore peu développé

7.5 / 10

Verdict

Battlestations : Pacific est donc une excellente suite qui ne tombe pas dans la facilité du " 1.5 ". Malgré quelques faiblesses qui perdurent, le gameplay a été renforcé et équilibré, les graphismes sont plus que corrects et le multijoueur devient enfin intéressant. Peu importe si vous êtes un simple amateur qui découvre uniquement cette série aujourd'hui ou un passionné qui a fini en long et en large le premier opus, Battlestations : Pacific devrait vous ravir si l'on s'intéresse un tant soit peu aux batailles navales. Un titre extrêmement sympathique.

- / 10

Le verdict des lecteurs

Vous avez joué à ce jeu ? Donnez votre avis !

publicité
Infos Jeu
Battlestations : Pacific

Battlestations : Pacific

7.5 / 10
  • Version à Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Acheter sur Fnac.com
    Jeu neuf à 59,90 €

[médias disponibles]

[articles disponibles]