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Test de jeu / Xbox 360 / Battlefield : Bad Company 2
Battlefield : Bad Company 2

Battlefield : Bad Company 2

publié le 2 mars 2010
  • 04/03/2010
  • 02/03/2010

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La guerre sous un autre angle. Voilà comment la série Battlefield tente de nous faire voir ce qui est devenu en quelques années le thème favori des FPS. Les opus Bad Company 1 et 2, grâce à leur moteur Frostbite, revoient entièrement le système de couverture tel que nous le connaissons. Plus rien, du mur à la barricade, ne vous sert d’abri. En un coup de grenade ou de lance-roquettes, vous pouvez dire adieu à votre protection et bonjour aux ennuis. Une ambiance ainsi misée entièrement sur la destructibilité des environnements, mais également sur un brin d’humour qui a fait le succès du premier Bad Company. Alors reprenez les mêmes ingrédients, rajoutez une touche d’aliasing et un multi auquel vous jouerez encore dans dix ans, et vous obtenez un résultat fidèle à la réalité, à quelques détails près.

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On est loin de l’époque où nos quatre casse-cou n’en faisaient qu’à leur tête. On les retrouve ici, toujours membres de la B-Company, mais engagés dans un conflit aux enjeux bien plus sérieux. Preston Marlow, aux commandes duquel vous évoluez, reste l’élément le plus fiable du groupe composé pour mémoire de Sarge, Haggard et Sweetwater. Quatre soldats dont personne ne veut, envoyés comme chair à canon là où personne ne veut aller. Quoi de plus encourageant à désobéir aux ordres et à renier sa nation ? C’est bien ce qui leur est arrivé dans leurs dernières aventures, n’hésitant pas à agir dans leur propre intérêt dès que la situation le permettait (rappelez-vous de l’or et de l’argent volé). Malheureusement, cela ne se passe pas toujours comme on l’espère et les revoici sur le front, avec une désinvolture et une dérision propre à leur personnalité tordue. Bien que la trame principale soit de nature plus grave (nous sommes à deux doigts d’une guerre entre les Etats-Unis et la Russie), ils conservent un sens de l’humour à toute épreuve, dans une aventure où le fun est pratiquement omniprésent.

La campagne solo vous emmène aux quatre coins du monde, à la recherche d’une légendaire arme de destruction massive qui ne doit impérativement pas tomber entre les mains des Russes. Scénario catastrophe qui ne surprend pas, mettant en avant des antihéros dans leur tentative de sauver le monde, comme le ferait – et l’a déjà fait – la plupart des productions hollywoodiennes. Les décors restent néanmoins très variés, allant des montagnes enneigées aux jungles denses de l’Amérique Centrale. La plupart d’entre eux montrent de magnifiques points de vue, une profondeur de champ saisissante et surtout une gestion des particules en flottement dans l’air et de la fumée vraiment impressionnante. Tout ceci est le reflet d’un travail important effectué sur l’aspect visuel, et ce sans aucun ralentissement ni signe de faiblesse. Seul un aliasing assez présent et certaines textures vraiment horribles vues de près gâchent un peu le tableau, mais n’enlèvent en rien le sentiment d’immersion que ressent le joueur une fois en plein cœur de l’action.

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Car ce qui fait la force de Battlefield Bad Company 2 – et celle du 1 par extension – c’est le rythme du champ de bataille. Rien à envier à celui d’un Call of Duty, ce dernier est en plus renforcé par la faible durée de vie de vos divers abris. Comme dans la vraie vie, une explosion suffit à détruire un mur ou une barricade, derrière lesquels il ne fait pas bon de se cacher. L’inverse est également vrai, et user d’un lance-roquettes ou d’une grenade pour éliminer un ennemi au premier étage d’une maison est un moyen plutôt efficace. Mieux encore, détruisez les murs porteurs du bâtiment et ce dernier se retrouvera enseveli sous les décombres. Fun au possible, d’autant plus que certains défauts du 1 ont été corrigés (prenez par exemple la seringue d’adrénaline, qui est ici totalement absente). On est donc face à une réalisation plus cinématographique (et sérieuse), et une progression bien plus linéaire. Si ce dernier point risque d’en décevoir certains, il s’agit néanmoins d’une affaire de goûts avant tout, cette aventure-ci s’apparentant plus à celle d’un Call of Duty dans la progression.



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