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Test de jeu / Xbox 360 / Assassin's Creed Brotherhood

Assassin's Creed Brotherhood

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Un an après le retour triomphant de la franchise Assassin’s Creed, Ubi Soft remet déjà le couvert et nous propose une nouvelle plongée dans l’Italie de la Renaissance, toujours dans la peau d’Ezio, un assassin bien décidé à lutter contre l’ordre des Templiers. Vraie suite ou simple exploitation d’un filon ? Réponses dans les lignes qui suivent !


Le destin d’Ezio, c’est avant tout l’étrange histoire de Desmond Miles, un jeune homme de 25 ans, prisonnier de la corporation Abstergo Industries. Celle-ci utilise une machine étrange, l’Animus, afin de plonger dans la mémoire génétique du sujet et ainsi explorer les souvenirs de ses ancêtres. L’objectif ? Découvrir les secrets des Assassins et surtout mettre la main sur la Pomme d’Eden, une puissante relique aux pouvoirs immenses. Après une plongée en pleine croisade dans la peau d’Altair, Desmond comprend peu à peu les desseins d’Abstergo, qui rassemblent les héritiers des Templiers, et décide de s’enfuir aidé de Lucy. Cette employée d’Abstergo travaille en fait pour les Assassins et tente par tous les moyens de convaincre Desmond de rejoindre l’ordre des Assassins. La jeune femme met ses connaissances de l’Animus à disposition de notre héros afin de continuer à explorer son patrimoine génétique. Les croisades font place à l’Italie de la Renaissance et Desmond se glisse désormais dans la peau d’Ezio Auditore, dernier survivant d’une famille disséminée par les Templiers. L’histoire du jeune italien, contée dans Assassin’s Creed 2, se termine par une révélation surprenante sans que Desmond soit pour autant convaincu qu’elle ait livrée la totalité de ses secrets. Tourmenté par des tonnes de questions restées sans réponse, le jeune homme n’a d’autres choix : il doit de nouveau se glisser dans la peau d’Ezio et résoudre une énigme qui pourrait bien conduire le monde entier à sa perte.

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Le postulat de départ étant posé, le joueur est très rapidement plongé en plein cœur de l’action. L’époque est désormais familière, les principaux mouvements acquis et les ennemis connus. Pourtant, après avoir sillonné une grande partie de l’Italie, la nouvelle quête d’Ezio va l’amener à explorer dans les moindres recoins Rome, la capitale italienne, étrangement absente de l’épisode précédent, à l’exception d’un final visuellement très prometteur mais aussi et surtout très frustrant du fait d’une exploration limitée. Les déçus du précédent opus ont donc été entendus et c’est une ville de Rome à la modélisation quasi parfaite qui n’attend plus qu’à nous livrer ses secrets. Néanmoins, avant d'explorer la cité, il vous faudra passer par un prologue exaltant où le retour d'Ezio à la villa Monteriggioni ne se passera pas vraiment comme prévu. La villa sera d'ailleurs le lieu central du début d'aventure où, revenu en 2012, il faudra également venir en aide à Lucy et Desmond afin de trouver l'endroit idéal pour l'installer l'Animus. Pas de panique pour autant, l'action se déroule bel et bien dans Rome et force est de constater que l'endroit tient toutes ses promesses ! Verdict techniquePourtant, en terme de réalisation, ce nouvel opus ne franchit aucun palier. Le moteur graphique a fait ses preuves par le passé et s'il reste toujours aussi performant, on regrette quand même que certains défauts déjà soulignés dans les deux premiers volets soient toujours de la partie comme l'effet de clipping, principalement sur la végétation, toujours aussi désagréable et étrangement parfois plus marqué que par le passé (cela s'expliquerait-il par l'architecture plus complexe des environnements? Sans aucune doute !). De même, l'animation n'est pas complètement un modèle de fluidité et il faudra régulièrement composer avec des ralentissements heureusement jamais handicapants pour le gameplay. Puisqu'on en vient à parler des défauts liés au moteur de jeu, signalons aussi les routines d'intelligence artificielle pas toujours au point avec des comportements adverses parfois étranges, comme des ennemis qui ne vous repèrent pas alors que vous escaladez bruyamment le mur sous leurs pas.

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Inutile de s'attarder davantage sur les quelques défauts de réalisation (même si on pourrait toucher quelques mots sur la modélisation de certains visages moins réussie que d'autres) tant le jeu parvient à nous émerveiller, une fois de plus, sur le plan visuel. Le deuxième opus plaçait la barre très haut et ce nouveau volet parvient à faire tout aussi bien voire mieux. La ville de Rome offre en effet un fabuleux décor où l'Italie de la Renaissance entre en collision frontale avec l'Antiquité, se traduisant par des environnements de toute beauté. Les aqueducs, ponts, arcs, temples de divinités et surtout le colisée offrent des panoramas époustouflants que l'on ne peut s'empêcher d'admirer. La modélisation des personnages est globalement tout aussi réussie que dans Assassin's Creed 2 et les animations lors des cinématiques criantes de vérité. Que dire concernant la gestuelle d'Ezio qu'elle frise à nouveau la perfection. Notre héros, toujours aussi agile, se fond dans le décor avec aisance et souplesse et nous offre un ballet visuellement toujours aussi enchanteur. Bref, comme vous pouvez le constater, il semble bien difficile de prendre en défaut la réalisation graphique de ce troisième opus !

En ce qui concerne la bande-son, ce nouvel opus conserve le degré de qualité de ses prédécesseurs et nous sert des doublages français de qualité avec des voix parfaitement choisies et des dialogues au ton juste. Pour ne rien gâcher, les bruitages sont toujours aussi variés et les musiques, bien que relativement discrètes, accompagnent à merveille l'action lorsqu'elles sont présentes. Bref, il est une fois de plus bien difficile de prendre à défaut ce troisième volet ! Une aventure longue, riche et passionnanteNéanmoins, si l'on ne doutait pas des nombreuses qualités techniques, graphiques et sonores du jeu, on pouvait s'interroger sur son gameplay et son contenu. Que l'on se rassure, malgré un temps de développement relativement court et une sortie rapide, cet opus est sans doute le plus complet de la saga. Le scénario principal devrait vous tenir en haleine entre 10 et 15 heures. Beaucoup plus si vous souhaitez découvrir l'ensemble des secrets du jeu et ses nombreuses missions annexes. Les énigmes du sujet 16 sont toujours de la partie, tout comme les tombeaux des assassins, remplacés ici par les tanières des adorateurs de Romulus et qui permettent de débloquer un équipement spécial plus que sympathique. Les courtisanes, voleurs et mercenaires, dont il faut débloquer le quartier général, vous confieront de nombreuses missions, tout comme Léonard de Vinci qui vous demandera d'effectuer quelques travaux pour lui. Par ailleurs, le jeu s'enrichit de plusieurs défis secondaires que l'on trouve dans les guildes précédemment citées et qui vous demandent d'adopter un certain comportement lors des combats (voler des chevaux sans tuer le cavalier, effectuer des séries d'exécutions, il y en aura pour tous les goûts !). La quête des plumes n'a pas été abandonnée et sera même accompagnée d'une collecte de drapeaux, dont plusieurs dizaines sont cachés dans les rues de Rome. Un gameplay toujours aussi denseSi le contenu s'est agréablement enrichi, le gameplay a connu aussi de nombreuses évolutions. Tout d'abord, en terme de jouabilité, les habitués de la saga ne seront pas déstabilisés par la manipulation d'Ezio, toujours aussi athlétique et virevoltant, et se maîtrisant assez rapidement malgré des commandes en apparence complexes et utilisant l'ensemble des touches. Assassin par nature, notre homme est passé maître dans l'art de l'infiltration et de la discrétion et pourra à nouveau se planquer un peu partout ou se fondre dans la foule. Néanmoins, il arrivera bien souvent que le combat soit inévitable, l'occasion alors pour notre héros de montrer toute sa maîtrise des affrontements avec des mouvements nombreux permettant de provoquer ou contrer les adversaires et surtout leur faire mordre la poussière. Les mouvements sont quasiment les mêmes que dans Assassin's Creed 2 bien que l'on constate quelques ajouts visant à améliorer l'expérience de jeu comme la possibilité d'enchaîner les exécutions rapidement. Bref, en terme de jouabilité pure et dure, l'expérience est toujours aussi jouissive et surtout transcendeée par de nombreuses nouveautés concoctées par les développeurs.

Tout d'abord, Ezio a cette fois la faculté de recruter des assassins pour lui venir en aide dans sa quête. Assez inexpérimentés puisque directement issus du peuple, il faudra alors leur confier quelques missions afin qu'ils gagnent en efficacité. Si le système est prometteur sur le papier, il l'est un peu moins dans les faits avec une gestion assez sommaire et une utilisation finalement assez limitée. On saluera néanmoins l'effort fourni ! De même, les développeurs ont introduit de nombreux défis lors des missions principales qui ajouteront un peu de piment et pourraient changer votre façon d'agir. Il vous sera demandé lors d'une mission de vous rendre à un point précis sans nager, de tuer votre cible en la projetant sur un élément défini du décor ou encore de remplir votre mission dans un temps imparti. Accessoires mais assez sympa ! De même, l'Animus a subi quelques améliorations et vous pourrez désormais accéder à une arène de combats virtuelle afin de vous perfectionner en enchaînant les entraînements. La recherche des médailles d'or pourrait bien faire grimper la durée de vie du titre !

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Enfin, comment évoquer le gameplay du jeu sans mentionner la restauration de la ville de Rome, au coeur du jeu ! Si cet aspect était abordé dans AC2 mais limité à la seule villa de Monteriggioni, il est cette fois étendu à l'ensemble de la capitale. Rénover des échoppes permettra de faire grimper votre butin mais aussi et surtout de profiter de services indispensables. En effet, médecins, banquiers, forgerons, tailleurs devront préalablement voir leur boutique entièrement restaurée avant de vous offrir leurs services. Vous constaterez d'ailleurs que la restauration sera parfois rendue impossible par le fait que le commerce se situe dans une zone sous influence ennemie. Vous n'aurez alors d'autres choix que d'affronter le leader de la zone et brûler la tour symbolisant son pouvoir afin de prendre le contrôle du quartier. Plus complet que précédemment, avec notamment la possibilité de glaner divers objets et de les revendre, le système devient un acteur majeur du gameplay et confirme l'incroyable variété et diversité de son contenu. Le multijoueurs : LA nouveauté !Cependant aussi nombreux soient-ils, ces ajouts ne peuvent rivaliser avec la principale nouveauté de ce troisième volet : le multijoueurs. Exclusivement solo, l'expérience Assassin's Creed devient collective et permet à huit joueurs maximum de s'affronter dans divers modes de jeu. Si l'on regrette de ne pouvoir vivre le scénario principal en compagnie de ses meilleurs amis, force est de constater que les développeurs n'en ont pas pour autant négliger cet aspect du jeu, bien plus qu'un simple gadget. Avant de se lancer corps et âme dans les divers modes de jeu imaginés, un rapide passage par la session d'introduction est chaudement recommandé. On y choisit alors son avatar parmi un choix relativement complet (10 personnages par défaut) allant du bourreau au prêtre en passant par le médecin et l'on se voit attribuer une cible qu'il faut abattre. La subtilité réside dans le fait que le théâtre de vos pérégrinations est truffé de clones de votre adversaire qu'il faudra alors observer consciencieusement pour dénicher le bon, aidé pour cela d'une boussole qui indique grossièrement l'endroit où votre cible se situe. Dès lors que votre ennemi vous repère, une course-poursuite s'engage vous obligeant à l'abattre avant la fin d'un compte à rebours. L'IA se montre assez vicieuse, simulant le comportement des joueurs humains pour vous induire en erreur.

Bien évidemment, si vous devez abattre une cible, un autre joueur doit également vous tuer et il faudra alors agir avec discrétion pour ne pas attirer l'attention et vous faire trucider. L'expérience est originale et souvent passionnante, pour peu que l'on tombe sur des adversaires jouant le jeu. Certains bourrins arpentent les serveurs et tomber sur eux n'engendrera aucun plaisir mais au contraire de la frustration. Il est d'ailleurs dommage de jouer de la sorte tant le système est plutôt bien fichu ! En fonction de vos résultats, vous cumulerez de l'expérience et gagnerez ainsi en niveaux et par la même occasion de nouvelles compétences. Votre comportement vous fera alors gagner plus ou moins de points, selon que vous agissiez comme un sauvage ou au contraire en toute discrétion.

Proposant une alternative intéressante à l'expérience solo, le multijoueurs se décline ainsi en quatre modes de jeu distincts dont deux qu'il faudra débloquer en atteignant les niveaux 5 et 12. Le premier d'entre eux et sans doute le plus basique est le mode Traque (plus une version avancée à débloquer) dans lequel 8 joueurs maximum rivalisent pour éliminer le plus de templiers dans le temps imparti. Plus stratégiques, les modes Chasse à l'homme et Alliance voient des équipes de joueurs s'affronter, obligeant les participants à coopérer afin d'effectuer les meilleurs scores. Bref, le pari multijoueurs était osé mais finalement remporté, bien que l'on regrette un nombre limité de cartes, sans doute amené à grossir par le biais de futurs DLC !


test écrit par Olivier


  • Graphismes

    8 / 10

    Le moteur graphique commence à se faire vieux et cela se ressent dans l'affichage perturbé des décors ou encore la fluidité de l'action. Difficile néanmoins de rester de marbre devant la modélisation époustouflante de Rome !

  • Jouabilité

    8 / 10

    Complexe en apparence, la jouabilité se maîtrise relativement rapidement, bien aidée par de nombreuses aides distillées tout au long de l'aventure et une utilisation astucieuse de la manette.

  • Son

    9 / 10

    Les musiques sont discrètes mais très réussies, tout comme les bruitages variés et réalistes, tandis que les doublages en français se montrent très convaincants et parfaitement joués.

  • Durée de vie

    7 / 10

    La quête principale peut se boucler en une quinzaine d'heures de jeu. Ajoutez à cela plusieurs modes multijoueurs inédits et vous obtenez l'un des titres les plus complets de cette fin d'année.

  • Fun

    9 / 10

    Les sensations sont toujours là, bonifiées par de nombreuses trouvailles. Que dire du mode multijoueurs si ce n'est qu'il apporte une bouffée d'oxygène à la franchise et surprend par sa maîtrise.

• La richesse de l'aventure solo
• Un multijoueurs inédit et bien fichu
• La modélisation de Rome, bluffante...

• … malgré un moteur graphique un peu vieillot
• Le comportement de certains joueurs sur le Live
• Pour chipoter, le manque de surprises depuis AC2

8 / 10

Verdict

Conservant le souffle épique du précédent opus, Assassin's Creed Brotherhood apporte suffisamment d'améliorations et nouveautés pour séduire tout amateur de jeux d'action / infiltration. Proposant une aventure solo toujours aussi passionnante, malgré un scénario sans surprise, le jeu gagne encore en diversité et voit son gameplay considérablement enrichi. Les sensations éprouvées par le passé sont toujours de la partie, malgré l'apparente complexité de la prise en main, et même bonifiées par l'ajout d'ajustements ou de nouveautés salvateurs. Néanmoins, le principal ajout de ce troisième volet reste bel et bien son mode multijoueurs, déclinant le gameplay de la franchise avec brio et proposant par la même occasion une expérience de jeu vraiment divertissante, pour peu que vos adversaires jouent le jeu. Au final, les craintes étaient infondées et Ubisoft nous propose avec Brotherhood l'épisode le plus complet de la saga tout simplement indispensable et ce en dépit d'une réalisation technique légèrement en souffrance.

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