- Page 1 : Introduction
- Page 2 : Une nouvelle jouabilité
- Page 3 : Techniquement, enfin à la hauteur !
Premièrement, c’est une nouvelle Lara Croft que l’on découvre dans Tomb Raider Legend. En plus de nouvelles tenues vestimentaires (fini le justaucorps bleu moulant et le petit short marron), variant pour notre plus grand plaisir au gré des lieux visités (T-shirt et short pour le Ghana, la Bolivie ou le Pérou, robe noire sexy pour le Japon, anorak pour le Kazakhstan), le design de Lara a également été retouché, arborant désormais un visage plus rond, un maquillage délicat et une longue natte en lieu et place de la traditionnelle tresse. De même, notre héroïne n’est plus seule dans sa quête effrénée à la recherche de son passé et se voit accompagnée de Zip et Alister, qui contrairement à Kurtis dans l’opus précédent, ne sont pas jouables, se contentant de soutenir Lara en lui prodiguant de précieux conseils au cours de sa progression. Enfin, le gameplay se voit enrichi par l’utilisation de deux nouveaux accessoires: les jumelles permettant de découvrir les mécanismes avec lesquels Lara peut interagir grâce à la vision MAD et le grappin, indispensable pour s’accrocher à certains éléments du décor ou enclencher certains mécanismes. Cependant la principale nouveauté de ce Tomb Raider Legend reste bien la jouabilité, totalement revue et corrigée depuis l’Ange des Ténèbres, pour notre plus grand plaisir.



Souvenez-vous, depuis ses débuts en 1996 sur PsOne, la saga Tomb Raider a toujours souffert d’une maniabilité contestable, demandant au joueur une grande précision dans ses mouvements et se caractérisant à l’écran par des animations hachées, manquant de souplesse. Sans doute le point le plus critiquable de la série, la jouabilité a totalement été repensée pour ce volet et se veut beaucoup plus accessible et tolérante que précédemment. Ainsi, les déplacements avec le stick analogique gauche sont beaucoup plus souples, Lara répondant au doigt et à l’œil tandis que les divers mouvements mis à sa disposition restent bien plus simples à accomplir. Finis les petits pas millimétrés pour éviter une chute fatale, le petit bond en arrière synonyme de prise d’élan avant un saut d’amplitude, la pression sur un touche spécifique pour s’accrocher à une paroi et ainsi assurer la réception d’un saut. La jouabilité de Tomb Raider Legend se caractérise par une plus grande fluidité. Tel le prince de perse, Lara surprend par sa grande agilité, la fluidité de ses animations et sa palette de mouvements. Sportive émérite, notre aristocrate sait tout faire: s’accrocher et escalader les parois, s’agripper, se balancer, tournoyer à une corde, à son grappin ou à tout autre élément du décor. Elle manie également à la perfection le combat au corps à corps et les armes à feu et maîtrise la conduite des deux roues. Seul petit bémol à ce tableau idyllique: la gestion de la caméra, qui sans être aussi désastreuse qu’auparavant, nous gratifie parfois de plans certes très esthétiques mais loin d’être pratiques pour le bon déroulement de l’aventure. Heureusement, le stick analogique droit permet de recadrer l’angle de vue à sa guise.



Retour aux sources oblige, le gameplay de Tomb Raider Legend invite de nouveau le joueur à explorer de vastes environnements; villages, ruines, temples, avec tout ce que cela comporte d’énigmes à résoudre, de pièges vicieux à éviter et de gunfights, soit la recette indispensable à tout Tomb Raider qui se respecte. Les casse-tête mis au point par les développeurs se veulent fidèles aux anciens opus avec des mécanismes qui ne surprendront plus les habitués de la saga. Pour ceux qui éprouveraient quelques difficultés à s’en sortir, la vision MAD des jumelles s’avérera très pratique en indiquant les éléments et mécanismes que Lara peut bouger ou enclencher, mâchant, il faut bien le reconnaître, le long travail de recherches et de fouilles qui faisait tout le charme de la saga. Je ne saurais donc vous conseiller d’éviter au maximum l’utilisation des jumelles pour conserver intact l’esprit Tomb Raider. Les pièges, quant à eux, font leur grand retour, qu’il s’agisse des lames traversant les murs, les pics sur le sol, la terre qui s’effondre sous vos pas ou encore les chutes de pierre qui viennent corser les passages d’escalade, bien décidés à mettre à mal vos réflexes. Signalons l’apparition de QTE (quick Time Events), des séquences où il faut appuyer le plus vite possible sur la touche qui apparaît à l’écran pour sauver Lara d’une situation difficile. Enfin, les fusillades ont également été retravaillées dans cet opus en proposant une plus grande diversité. Armée, par défaut, de ses traditionnels pistolets, Lara verra son arsenal s’étoffer à mesure qu’elle progressera dans sa quête en ramassant les fusils ou grenades laissés sur le sol par ses nombreux ennemis. Deux petites nouveautés sont à signaler concernant les combats: la possibilité de donner un coup de pied à un mercenaire qui aurait réussi à se glisser jusqu’à vous, lequel enclenchera alors un effet bullet-time permettant à Lara de cribler de balle le corps de son adversaire et enfin, l’interaction avec certains éléments du décor: barils explosifs ou, plus jouissifs, colonnes de pierres ou rochers pouvant s’écrouler sur la tête des malheureux mercenaires. Petit regret néanmoins, l’intelligence artificielle reste toujours aussi défaillante avec un comportement général des ennemis souvent étrange, même si l’on reste loin du ridicule atteint par les aventures précédentes et ses gardes perdus courant en cercle devant Lara, attendant qu’une balle vienne les achever. De même, le système de ciblage avec la gâchette gauche est lui aussi perfectible, ne sélectionnant pas toujours l’ennemi le plus proche de Lara.


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