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Test de jeu / Xbox / Splinter Cell : Chaos Theory
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Vision & Sound !Mais la grande nouveauté du titre réside bel est bien dans la présence d’une jauge sonore qui veillera désormais à ce que notre espion aux pattes de velours ne fasse pas trop de chahut. A l’instar du facteur lumière, le facteur son tiendra une place prépondérante quant au bon déroulement de votre mission. Le moindre bruissement, le moindre cliquetis sera sujet à éveiller l’attention des gardes qui jouissent d’une audition remarquable et seront tout à fait capables d’entendre vos faits et gestes depuis une pièce mitoyenne. Jusqu’alors trop machinales et prévisibles, leurs réactions gagnent ici en crédibilité au moyen d’une intelligence artificielle nettement revue à la hausse.

En effet, le schéma logique adopté par vos opposants se voudra bien moins scripté à savoir que leurs comportements varieront tant en fonction de l’environnement que de leur effectif. Le tour de force réalisé par les équipes d’Ubisoft Montréal ne s’arrête pas là puisque les gardes se remémoreront de vos actions antérieures : une ampoule brisée dans une chambre, un groupe électrogène court-circuité sans raison apparente attiseront la vigilance de vos adversaires. La pression stratégique franchit alors sur un nouveau cap et ne laisse plus place au hasard.

Dans un autre registre, le déroulement global du titre se montrera bien moins dirigiste, le Splinter Cell nouveau laisse désormais place à l’improvisation non seulement grâce aux nombreuses possibilités d’actions mais aussi et surtout grâce à un level design bien plus ouvert et plus varié qu’auparavant. Une pléiade d’embranchements optionnels vient s’imbriquer au cheminement principal permettant ainsi aux joueurs d’aborder le titre sous plusieurs angles. Dans cette optique de diversification, les missions comportent maintenant des objectifs secondaires facultatifs qui viennent rompre la linéarité jusqu’alors bien trop palpable dans la série.

Splinter Cell : Chaos Theory - 13Splinter Cell : Chaos Theory - 14Splinter Cell : Chaos Theory - 15Splinter Cell : Chaos Theory - 16KO TechniqueSur un plan purement technique, Splinter Cell : Chaos Theory bénéficie d’une version un brin ajustée du Unreal Warfare 2.0, un moteur particulièrement convaincant lorsqu’il s’agit de nous en mettre plein les mirettes. Déjà aperçu dans l’excellent The Chronicles of Riddick, la technique du « normal mapping » est ici exploitée à bon escient et offre un rendu des environnements confondant de réalisme. Le jeu de transparence et de distorsion avec le verre est absolument renversant et chaque parcelle de terrain comporte une myriade de détails tout bonnement ahurissants. La gestion de la lumière gagne encore en dynamisme et en crédibilité tandis que les flux stagnants n’ont jamais parus aussi palpables. Bref c’est du lourd, du très lourd même.

Interlude technique : Le normal mapping est une version améliorée de ce qu’on appelle le bump mapping. Les normal Map sont en réalité des textures distinctes qui renferment des informations détaillées d’un objet tridimensionnel. Ce procédé est principalement utilisé afin d’améliorer le détail des objets sans pour autant demander des modèles de polygones rondement détaillés.

Cependant, la surabondance d’effets visuels est telle qu’au final certains éléments du décor nous paraissent un tantinet trop chargés, le relief des surfaces rocailleuses est par exemple nettement trop luisant pour s’avérer authentique. Dans la foulée, les personnages souffrent d’un rendu plastique des plus disgracieux certainement du à l’utilisation excessive du normal mapping.

Cette mouture Xbox surpasse allégrement ses homologues sur Playstation 2 et Game Cube de par sa réalisation qui pourrait bien faire figure de mètre étalon sur la console de la Firme de Redmont.

Côté son, les samples d’Amon Tobin (artiste brésilien connu de la scène électro et ayant principalement œuvré sous le célébrissime label Ninja Tune) viennent discrètement s’immiscer dans l’action et accentuent avec panache la tension générée par le titre. Composé de 10 pistes toutes spécialement concoctées pour l’occasion par le maître de la drum’n bass, le soundtrack de ce troisième se marie merveilleusement à l’univers de la série. Le doublage est également assuré par des comédiens particulièrement à l’aise dans leurs personnages, toujours aussi cocasse, ce bon vieux Lambert vous balancera une petite galéjade entre deux briefings tandis que l’impassible Fisher jouera de son humour noir particulièrement cinglant.

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