
Tony Hawk's Project 8
publié le 16 novembre 2006- Etat : Disponible
- Développeur :Neversoft Entertainment
- Distributeur :Activision
- Thème :Skateboard
- Genre :Sport
- Nb de joueurs :1 à 8OnlineOuiVisitez le site officiel
- 17/11/2006
- inconnue
- inconnue
Régnant en maître sur la discipline depuis près de sept ans, le roi Tony Hawk a vu dernièrement son trône vaciller, la faute à un manque flagrant de renouveau. Si l’on était plus très loin de la chute avec American Wasteland, les développeurs de Neversoft ont su se remobiliser pour assurer la réception et offrir enfin un bol d’air à leur série fétiche. Ouf !
Cela fait désormais sept ans que les amateurs de skateboard peuvent se livrer à leur sport favori sur consoles. Souvenez-vous, c’était en septembre 1999 que débarquait sur Playstation Tony Hawk’s Pro Skater, un jeu de skate développé par les américains de Neversoft, et parrainé par le maître incontesté de la discipline. Jouable et complet, le titre s’est très vite imposé comme un incontournable auprès des amateurs de sports extrêmes, obligeant Activision et Neversoft a comblé la soif des passionnés, de plus en plus nombreux au fil des ans. Pourtant, malgré l’engouement suscité par la série d’Activision, peu d’éditeurs se sont glissés dans la brèche, laissant le patron sans réelle concurrence. Tout le monde devine bien évidemment la suite où par manque de motivation suffisante, la série plongea dans la routine et pire, le grand n’importe quoi. Après la piètre performance d’American Wasteland, sorti l’an dernier sur Xbox 360 et n’ayant de next-gen que le nom, les développeurs ont su puiser dans les entrailles de la machine pour donner naissance à un vrai jeu de skateboard nouvelle génération.



Pourtant, au niveau du contenu,les amateurs de la série ne seront pas dépaysés avec un mode Carrière ultra complet, les indispensables modes multijoueurs en écran splitté ou sur Xbox Live (une option malheureusement indisponible sur notre console Test), le Free Skate pour arpenter chacun des niveaux librement et enfin le mode création, où l’on, peut personnaliser à sa guise les skateurs. Cependant, vous l’aurez compris, c’est le mode Carrière qui vous occupera le plus longtemps, d’autant plus que les développeurs ont opéré pas mal de changements, recentrant leur titre sur les tricks en tout genre. Ainsi, le mode Carrière invite tout d’abord le joueur à créer de toute pièce son skateur. Certes les options ne sont pas aussi nombreuses que dans les Sims, mais permettent d’obtenir des champions au look vraiment varié et surprenant. Une fois cette indispensable séance de création terminée, vous voilà devant le pas de votre porte, avec sous les yeux tout un quartier qui ne demande qu’à être conquis, avant pourquoi pas de devenir le maître incontesté de toute la ville !



S’articulant autour d’un scénario timbre poste, faire ses preuves pour intégrer le fameux Project 8 de Tony Hawk, regroupant les huit meilleurs représentants de la discipline, le mode Carrière offre alors des tonnes d’objectifs au joueur, qui est libre de les accomplir dans l’ordre qu’il souhaite. Attention cependant, seul un quartier de la ville est disponible au début de la partie, les autres s’ouvrant progressivement à mesure que le joueur progresse, aussi bien dans le classement (chaque joueur débute au 200e rang, et grimpe en fonction de ses performances), l’accomplissement des objectifs ou tout simplement dans la discipline. En effet, comme dans n’importe quel jeu de rôle, le joueur acquiert de l’expérience alors qu’il multiplie les figures, le faisant du coup progresser dans de nombreux domaines: manual, grind, wallpant, flip etc. De ce fait, à mesure que les heures passent, le joueur prend de l’assurance et dispose d’un skateur de plus en plus capable d’accomplir les objectifs concoctés par les développeurs. Il existe deux manières de participer à un défi: le bavardage avec des personnages particuliers, auréolés de orange (pour les reconnaître plus facilement), lesquels n’hésitent pas à recourir aux services du joueur, ou tout simplement, en suivant les défis spot, planqués un peu partout dans l’environnement et remarquables par des tags de couleurs. Rassurez-vous cependant, les objectifs restent beaucoup plus sérieux que ceux offerts dans American Wasteland, en mettant à rude épreuve les réflexes des joueurs. Il s’agira par exemple de concours du plus long grind ou du plus haut wallpant, d’accomplir un défi lancé par l’un des maîtres de la discipline ou encore de suivre un caméraman filmant les tricks demandés (attention à rester dans le champ de la caméra), de poser pour des photographes (comprenez par la, réaliser une figure spécifique dans un lieu donné) ou de venir en aide à un agent immobilier en accomplissant dans un laps de temps réduit tout un tas de petites taches (récupérer un disque caché, les lettres SKATE, COMBO, atteindre un score prédéfini etc). Pour convenir au plus grand nombre, chaque objectif peut être accompli dans l’un des trois modes de difficulté: amateur, pro, dément. Si les joueurs peu familiers avec le skate verront là une parfaite occasion de s’essayer à la discipline, les inconditionnels passeront un temps fou sur chacun des défis afin de décrocher le mode de difficulté le plus ardu (je leur souhaite d’ailleurs bon courage).



Difficile, le jeu l’est assurément, multipliant les tricks d’extraterrestre. Pourtant, pad en main, le titre reste toujours aussi maniable, avec une utilisation parfaite des touches de la manette. Pour ne rien gâcher, d’excellents tutoriaux au début du mode carrière permettront de se familiariser avec les figures de base. Véritable marque de fabrique de la saga depuis ses débuts, la jouabilité reste vraiment accessible sans que cela ne se fasse au détriment de l’aspect technique de ce sport extrême. Proposant une palette de tricks toujours plus conséquente (et évolutive à mesure que l’on progresse dans le jeu), Tony Hawk’s Project 8 parvient, comme les opus précédents, à conjuguer simplicité de prise en main et richesse du gameplay. Signalons d’ailleurs l’enrichissement du gameplay par l’ajout de séquences ralenties permettant d’apprécier à leur juste valeur les mouvements des skaters, parfaitement retranscris. De même, un défi inédit (appelé Nail The Trick) consistera à la création de tricks par le joueur. Lancé à fond sur un tremplin spécifique, le joueur entrera après un simple Ollie en mode création. Le jeu tourne alors au ralenti, zoomant sur le skate et les pieds du joueurs. Pour créer sa figure, il suffit tout simplement de jongler avec les sticks analogiques, représentant les pieds gauche et droit du joueur. Esthétiquement très joli à regarder et ludiquement très agréable à jouer !



Enfin, après une première tentative loin d’exploiter pleinement le potentiel technique de la machine, les développeurs de Neversoft ont revu leur copie et nous proposent avec Project 8 un jeu de skate réellement nouvelle génération. Ainsi, les décors, en plus d’être variés et nombreux, sont parfaitement modélisés. De même, l’environnement surprend par son gigantisme: les aires de jeu sont vraiment vastes et l’on passe de l’une à l’autre sans aucun temps de chargement tandis que l’affichage n’est jamais parasité par un quelconque clipping ! Quelque soit le quartier visité (banlieue, skate park, usine, centre ville etc), les développeurs ont intégré de nombreux éléments susceptibles d’accueillir les skateurs en herbe, puisqu’il est possible de grinder sur (presque) tout: boites aux lettres, trottoirs, clôtures, câbles électriques, rampes d’escaliers… Les animations sont criantes de réalisme tandis que la modélisation des skateurs et autres passants est plutôt réussie (à l’exception des visages…). Dommage que le framerate n’ait pas bénéficié du même traitement puisque les ralentissements n’hésiteront pas à se faire ressentir. L’ambiance sonore, quant à elle, est plutôt convaincante avec des musiques bien choisies et des bruitages toujours aussi réalistes. Les doublages américains se montrent également crédibles, sans que l’on échappe parfois à la caricature…







• Une prise en main accessible pour des tricks toujours plus nombreux
• La qualité de l’environnement graphique, gigantesque, offrant un level design varié et inspiré
• Les nombreux défis du mode Carrière et le tout nouveau Nail The Trick
• Quelques imperfections techniques (framerate) et graphiques (les visages)
• Certains défis répétitifs ou trop durs
• Finalement, peu de nouveautés depuis l’opus précédent
Verdict
Au final, après un American Wasteland pas foncièrement mauvais mais loin de justifier l’appellation nouvelle génération, aussi bien dans la forme que dans le fond, les équipes de Neversoft sont parvenus à redorer le blason de leur série fétiche en soignant chaque compartiment du jeu. Certes, Project 8 ne dépaysera pas les habitués de la saga, mais son ton moins décalé, plus tourné sur le skate et les nombreuses acrobaties, le réconciliera sans mal avec les passionnés de skate déçus par l’orientation prise ces dernières années. Beau, jouable et complet, Tony Hawk’s Project 8 est assurément un bon jeu !
Le forum du jeu
- 19/11/06 Tony Hawk's Project 8 - 5 messages

A partir de 21.49 €
Graphismes
7 / 10L’environnement surprend par son gigantisme et sa variété. La modélisation est convaincante, les animations criantes de réalisme. Mention spéciale aux ralentis qui permettent d’apprécier le travail de modélisation des développeurs.
Jouabilité
8 / 10Fidèle à ses prédécesseurs, Project 8 offre une prise en main accessible sans que cela ne se fasse au détriment des possibilités de tricks, toujours plus nombreuses !
Son
7 / 10Des musiques rock pleines de punch, des bruitages réalistes et des doublages anglais convaincants.
Durée de vie
8 / 10Le mode carrière est plutôt long – surtout pour quiconque souhaite boucler les défis en mode Dément – et le multijoueurs toujours aussi efficace !
Fun
7 / 10Technique, mais relativement simple à prendre en main, Project 8 permet de prendre du plaisir dès les premières minutes de jeu.