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Test de jeu / 360 / Lost Odyssey
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Une bande originale magistrale !Cette ressemblance avec Final Fantasy n'est d'ailleurs pas la seule puisque l'on retrouve aux commandes de la bande-son l'indétrônable Nobuo Uematsu, compositeur attitré de la dite saga et responsable de quelques uns des thèmes musicaux les plus marquants du jeu vidéo. Que l'on se rassure, l'homme n'a pas perdu la main et nous offre avec Lost Odyssey une bande originale remarquable. Tantôt épiques, tantôt mélancoliques, les nombreux thèmes musicaux se laissent écouter avec énormément de plaisir. Il suffit par exemple de se laisser bercer par le thème d'introduction ou encore par le sublime morceau que l'on peut entendre sur la carte du jeu pour se rendre compte de l'incroyable beauté des mélodies.

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Pour ne rien gâcher, les doublages se montrent tout à fait satisfaisants. Tout d'abord, et c'est assez rare pour être souligné : le titre propose les doublages japonais. Promis dans Blue Dragon puis remplacés au dernier moment par les voix italiennes, les doublages nippons ne manquent cette fois pas à l'appel ! Mais là ou le titre se démarque également de la première production estampillée Mistwalker, c'est au niveau de la qualité des voix françaises. Si l'ensemble ne peut prétendre au titre de meilleurs doublages de l'année, le niveau se montre tout à fait correct, même si certaines répliques ou voix ne peuvent s'empêcher de frôler la caricature tandis que l'on aura du mal, les premiers instants du jeu, à se familiariser avec la voix française de Kaim, qui colle très peu au physique du personnage. Cependant, ne vous y trompez pas, la bande son de Lost Odyssey respire le travail bien fait et c’est un véritable régal du début jusqu’à la fin pour nos oreilles.Esthétiquement audacieux, techniquement décevantEn revanche, si la partie audio du titre est une franche réussite, l’on ne peut malheureusement pas en dire autant pour ce qui est de l’aspect technique, graphique et esthétique du jeu. Tout d’abord, et bien qu’il s’agisse avant tout d’une question de goût, le design des personnages ne pourra plaire à tout le monde. Résolument adultes et originaux, ces derniers arborent des «gueules» comme on n’a pas l’habitude de voir souvent dans ce genre de jeux, à commencer par Kaim Argonar, pourtant héros principal du jeu et bénéficiant d’un design particulier, que je trouve, personnellement, très réussi. Le personnage de Kaim se détache ainsi de ces autres héros aux look plus improbables et pourtant si proches des uns des autres pour marquer de son empreinte l’histoire du jeu de rôle japonais. Les autres personnages font preuve également d’un travail artistique osé mais frisant parfois le ridicule.

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L’aspect graphique du titre nous laisse également sur une impression mitigée puisque le magnifique peut très bien côtoyer le franchement passable. Si la ville de Numara, la plage conduisant au grand sceptre ou encore la forêt rouge se montrent graphiquement très réussies, pour ne pas dire magnifiques, d’autres environnements déçoivent par la pauvreté de leur modélisation. De même, comment ne pas pester devant les nombreuses lacunes techniques qui viennent parasiter l’affichage du jeu, comme les ralentissements (assez discrets cependant), l’aliasing et les scintillements, ainsi que les temps de chargement, certes pas aussi longuets que certains confrères ont bien voulu le faire croire, mais vraiment trop nombreux ! Au final, alors que la bande son était parvenue à nous charmer, l’aspect graphique ne peut pas empêcher la déception de très vite faire son apparition. Lost Odyssey est beau, mais reste cependant très loin de ce que l’on était en droit d’attendre d’un tel blockbuster.



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