- Page 1 : Introduction
- Page 2 : Un enchantement visuel
- Page 3 : 10 compagnons indispensables
- Page 4 : Une jouabilité perfectible
Un enchantement visuel Avant de nous attarder en profondeur sur les qualités ludiques de Kameo, il est indispensable de toucher quelques mots de la réalisation graphique et technique du nouveau rejeton de Rareware. Si Perfect Dark Zero a déçu sur de nombreux points, à commencer par ses graphismes loin de justifier l'appellation Next-Gen, Kameo a semble t-il fait l'objet de plus d'attention et peut se vanter d'être l'une des premières vitrines technologiques de la Xbox 360. Certes, la machine fera beaucoup mieux dans un futur plus ou moins proche, mais pour un lancement, le rendu est déjà vraiment impressionnant. Les premières minutes de jeu suffisent à se convaincre que décidément, la Xbox 360 en a dans le ventre avec sa forteresse gigantesque et son ciel zébré de milliers de dragons, alors qu'un peu partout elfes et trolls se livrent une bataille sans merci. Cette débauche d'effets visuels est en plus renforcée par l'utilisation de textures dans l'ensemble magnifiquement reproduites, qu'il s'agisse de matières telles la roche, le feuillage, le bois, la pierre, ou du relief vraiment saisissant. En revanche, toutes les textures ne sont pas parfaites et certaines, semblant directement sorties de la génération précédente avec des couleurs fades et baveuses, déçoivent quelque peu. Petit grain de sable dans un océan de bonheur tant le nombre de détails affichés est hallucinant. Chaque élément est parfaitement modélisé et chaque écran de jeu affiche un nombre incalculable de détails : personnages non jouables, végétation, particules volant au gré du vent, certains tableaux laissent pantois d'admiration. Les heureux possesseurs de télévision haute définition profiteront d'un rendu encore plus impressionnant avec une image très fine et des couleurs resplendissantes. Les personnages ne sont pas en reste et jouissent d'une modélisation fine et précise tout comme les différentes créatures que l'on rencontre, qu'elles soient ennemies ou alliées. Cependant, cette débauche visuelle n'est pas parfaite et l'on peut regretter certaines textures au rendu plastique fort désagréable ainsi qu'un clipping parfois persistant sur certains éléments, principalement dans les vastes plaines du monde de Kameo. Des musiques dignes du 7e art L'ambiance sonore, sans atteindre le niveau de la réalisation graphique, s'en sort avec les honneurs. Premièrement, ce sont les musiques épiques qui surprennent le plus. Parfaitement orchestrées et soulignant à merveille les situations qu'elles illustrent, les musiques de Steve Burke paraissent sortir tout droit du septième art et plus particulièrement de longs métrages populaires comme la trilogie du Seigneur des Anneaux, avec ses rythmes percutants et ses chœurs donnant la chair de poule. Si la bande son de Kameo se résumait aux seules partitions de Steve Nurke, nous ne serions pas très loin de la perfection. Malheureusement, ce n'est pas le cas et, tout en restant convenables, les musiques d'ambiance sont bien loin d'instaurer le même climat alors que les doublages en français restent globalement réussis avec quelques voix bien choisies et d'autres plus énervantes. 


Une aventure au déroulement classiqueAprès un rapide passage par la forteresse de Thorn servant de tutorial, l’aventure débute réellement au royaume enchanté. Les premiers pas de Kaméo sont agréables et les premières minutes de jeu posent clairement les bases de l’aventure : pour libérer sa famille et retrouver les éléments de pouvoir, la jeune elfe devra accomplir un cheminement linéaire se résumant à alterner villages et donjons. Le monde de Kameo est articulé autour d’une vaste plaine (que l’on pourrait comparer à l’immense plaine d’Hyrule dans Zelda Ocarina of Time, pour les connaisseurs) d’où on accède aux différentes régions du monde. Les grands classiques répondent présents avec des paysages enneigés, d’autres plus paradisiaques ou verdoyants. L’originalité n’est certainement pas la principale qualité du jeu, mais l’ensemble reste néanmoins suffisamment agréable pour oublier assez vite ce léger désagrément. Linéaire, le jeu l’est assurément, avec un cheminement classique qui ne changera pas du début à la fin de l’aventure. Après avoir traversé à pieds ou à cheval les badlands pour se rendre au point indiqué sur la carte, Kaméo débarque au beau milieu d’un village où elle fait la rencontre de nombreux autochtones, lesquels n’hésiteront pas à lui prodiguer de nombreux conseils, à lui vendre des objets ou mieux, à lui proposer quelques quêtes annexes, histoire de diversifier un peu plus le déroulement de l’aventure. De ce village, Kaméo doit ensuite trouver le moyen d’accéder aux temples environnants pour délivrer le ou les éléments de pouvoir retenus prisonniers (rien n’est plus simple, il suffit de suivre la créature démoniaque qui se manifeste à plusieurs endroits dans le village). Mieux entourée, récupérant de nouvelles compétences indispensables à sa progression, Kaméo peut ensuite se rendre dans le donjon pour affronter le boss et ainsi libérer le membre de sa famille retenu prisonnier.
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