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Infinite Undiscovery

Infinite Undiscovery

publié le 8 octobre 2008
  • 05/09/2008
  • 02/09/2008

[sommaire]

Après plusieurs mois, voire des années d'absence, le géant nippon Square-Enix se décide enfin à passer à l'action sur Xbox 360 et ouvre les hostilités avec un premier jeu confié à Tri-Ace, l'un de ses meilleurs studios de développement. De cette nouvelle collaboration est né Infinite Undiscovery, un jeu de rôle classique mais diablement efficace !

Malgré l'échec de sa première console au Japon, Microsoft ne baisse pas les armes et poursuit sa conquête du marché asiatique en misant cette fois sur le genre le plus vendeur de l'archipel nippon : le jeu de rôle ! Après Blue Dragon, Lost Odyssey, Eternal Sonata ou encore Tales of Vesperia dont les ventes japonaises ont permis au constructeur américain d'écouler un nombre bien plus important qu'à l'accoutumée de Xbox 360, le marché nippon a fait connaissance cet été avec Infinite Undiscovery, un nouveau venu dans l'univers du jeu de rôle mais dont les créateurs sont loin d'être de parfaits inconnus puisque l'on retrouve aux manettes le talentueux studio Tri-Ace sous la houlette du géant Square-Enix, maître incontesté et incontestable du jeu de rôle. L'influence de l'éditeur nippon n'est d'ailleurs plus à démontrer puisque Infinite Undiscovery est parvenu à faire mieux que les précédents jeux de rôle sortis sur le sol japonais, en séduisant de nombreux possesseurs de Xbox 360 et surtout en poussant à l'achat de la console de nombreux joueurs, à tel point que la machine de Microsoft s'est payée le luxe de devancer la Playstation 3 sur son territoire trois semaines de suite ! Chose encore plus inhabituelle : alors qu'un jeu de rôle japonais met habituellement entre six et douze mois à franchir terres et mers pour arriver jusqu'à nous, il aura fallu au final n'attendre qu'à peine un mois pour découvrir ce nouveau titre. Revers de la médaille, et nous y reviendrons un peu plus tard dans ce test, le jeu n'a malheureusement fait l'objet d'aucune traduction dans la langue de Molière...

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Ce dernier point est d'autant plus regrettable qu’il ampute le jeu d’une partie du public susceptible de s'intéresser à lui en l'excluant d'une histoire qui ne manque pourtant pas d'atouts. Cette dernière nous invite ainsi à suivre les (mes)aventures de Capell, un jeune garçon musicien dans l'âme qui se retrouve sans le savoir enfermé dans une cellule de prison pour quelques jours, sans boire ni manger. Alors que notre futur héros tente d'amadouer le gardien de la prison pour obtenir quelques denrées alimentaires, il est secouru par Aya, une jolie demoiselle qui semble avoir affronté le danger spécialement pour lui venir en aide. Malheureusement pour notre flûtiste, tout ceci n'est à la base qu'un simple malentendu puisque Aya pensait libérer Lord Sigmund, leader charismatique d'un groupe de combattants et ressemblant étrangement au jeune Capell. Ce dernier lutte pour la survie du monde et la destruction des chaînes qui prennent d'assaut la lune et font surgir partout où elles sont implantées chaos, monstres et destruction. Enrôlé de force dans une croisade qui le dépasse, Capell ne cache pas dans un premier temps sa réticence à prendre part aux agissements du groupe avant de se laisser petit à petit séduire par ses différentes actions jusqu'à en devenir un élément incontournable. Si l'histoire d'Infinite Undiscovery démarre plutôt lentement, elle sait néanmoins jouer avec les émotions du joueur en lui offrant de nombreux rebondissements et en multipliant les scènes tantôt épiques, tantôt émotionnelles, tantôt poétiques. Au final, l'histoire du titre est une franche réussite pour peu que l'on passe le cap difficile des premières heures de jeu. En effet, à mesure que l'on progresse dans l'aventure, le scénario s'étoffe en personnages et en dramaturgie jusqu'à la fin du premier DVD qui s'achève sur une scène, certes sans surprise, mais qui conditionnera le reste de l'aventure et pimentera un deuxième DVD bien plus long et intéressant que le premier. Malheureusement, ce que l'on pourrait reprocher au jeu est son absence de traduction française. Bien que le niveau d'anglais ne soit pas très exigeant, il est incontestable qu'un joueur français normal passera à côté de nombreuses subtilités de l'histoire, voire même du système de jeu qui sort des sentiers auxquels nous avaient pourtant habitué l'éditeur nippon.

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