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Test de jeu / 360 / Gears of War
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Sortez couverts !Si de prime abord le gameplay du soft paraît un tantinet «brute de décoffrage», il n’est fort heureusement pas dépourvu de subtilités puisque chaque environnement a été conçu de manière à être exploité le plus intelligemment possible. Le Level design est ici entièrement au service d’un gameplay bien plus finaud qu’il ne le laissait présager à l’origine. L’essentiel des affrontements s’effectuera à couvert, planqué dernière un tas de gravats, à attendre que les tirs ennemis s’apaisent pour pouvoir à son tour décocher quelques bastos … histoire de montrer que la race humaine a elle aussi un certain répondant. Votre salut résidera dans votre faculté à bien exploiter les environnements qui regorgent d’abris de fortune mais également à vous en extirper le plus vite possible lorsque la situation l’exige. Pour ce faire, les développeurs ont accordé à Marcus la possibilité d’effectuer toute une pléiade de mouvements qui dynamiseront l’action. En dépit de l’absence de saut, et de la masse qu’il trimballe sur son dos, Fenix dispose d’un éventail de mouvements qui lui permettra de profiter pleinement de chaque situation.

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Loin des affrontements statiques des guerres de tranchées, les batailles de Gears Of War s’avèrent être incroyablement musclées et admirablement bien rythmées. De la roulade au chevauchement d’obstacles en passant par un «Swat Swift» emprunté à Splinter Cell: Pandora Tomorrow, tous sont affiliés à un seul et unique bouton (A), ce qui facilite grandement leur utilisation surtout lorsque l’action fait rage. La bonne utilisation de ces actions peut toutefois exiger quelques temps d’adaptation quant à une application judicieuse et surtout efficace de leurs fonctionnalités. Aux «actions contextuelles» vient s’ajouter la possibilité de se friter au corps à corps avec les Locusts en leur assignant un bon gros coup de baïonnettes / tronçonneuse dans le buffet. Côté arsenal, Marcus ne pourra transporter que trois armes, une légère et deux lourdes ce qui l’obligera à opter adroitement pour la pétoire adaptée à la situation. Du fusil snipe au bon vieux shootgun des familles en passant par un canon surpuissant baptisé «rayon de l’aube» l’équilibre de votre force de frappe s’avère globalement respecté même si on aurait aimé plus de diversité.

Le système de régénération se veut quant à lui sensiblement proche de celui aperçu dans Call of Duty 2 ou Splinter Cell: Double Agent à savoir qu’une fois un certain seuil de dégâts atteint, il faudra prendre le temps de panser ses blessures en vous planquant quelques temps. Ce procédé se marie parfaitement avec le gameplay puisque ce dernier vous obligeant à rester à couvert, vous aurez alors l’opportunité de guérir puis de vous relancer corps et âme dans la bataille. D’aucuns accorderont à ce système la volonté de vouloir éviter de gérer une trousse de soin, d’autres pesteront devant la relative «facilité» que procure ce moyen de régénération du fait qu’il ne vous oblige pas constamment à vous soucier de votre vie, et donc d’avoir tendance à pouvoir vous permettre quelques facéties.

Gears of War - 26Gears of War - 27Gears of War - 28Gears of War - 29For Eyes OnlyS’il est un domaine où Gears of War excelle, c’est bien celui de la technique et à ce niveau, le soft d’Epic Games nous inflige une baffe monumentale qui nous laissera la joue chaude durant de longs mois. L’Unreal Engine 3 n’a naturellement pas de secrets pour ses pères fondateurs qui nous démontrent toute l’étendue de sa puissance à travers une réalisation proprement hallucinante. Le niveau de détails tout bonnement extraordinaire des textures marié à une foultitude d’effets ahurissants fait véritablement honneur à la machine de Microsoft qui crache ses trippes pour nous offrir un spectacle jamais vu. C’est bien simple, à l’heure où son écrites ces lignes, aucun titre ne peut prétendre rivaliser techniquement avec Gears of War et ce, quelque soit son support. La modélisation des héros et des ennemis respire l’authenticité notamment grâce à des expressions faciales criantes de réalisme, les environnements déjà somptueusement façonnés sont sublimés par des effets de lumières célestes auxquels viennent s’ajouter une myriade de détails … chaque élément du décor a visiblement été le fruit d’un travail de titan de la part des graphistes et des level designers.

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L’ambiance apocalyptique dans laquelle baignent les environnements accorde un cachet particulier au titre, les graphistes se sont vraisemblablement inspirés du style architectural des villes d’Europe de l’Est en leur adjoignant des éléments purement fictifs propres au contexte pour un résultat final tout simplement divin. Tout tend ici à la démesure, de la majesté des décors aux innombrables détails qui fourmillent et transpirent la vie, tout est ici prétexte à émerveiller le joueur. Mais le véritable tour de force réalisé par les développeurs réside dans le fait que le framerate ne flanche à aucun instant, aussi bien en solo qu’en coop et ce malgré la multitude d’éléments à gérer simultanément. Bluffant tout simplement.



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