
Football Manager 2008
publié le 1er mai 2008- Etat : Disponible
- Développeur :Sports Interactive Ltd.
- Distributeur :Sega
- Thème :Football
- Genre :Gestion
- Nb de joueurs :1OnlineOuiVisitez le site officiel
- 28/03/2008
- inconnue
- inconnue
A un peu plus d’un mois du début de l’Euro 2008, SEGA nous propose la nouvelle mouture de son Football Manager. Pour cette édition 2008, l’éditeur semble faire comme d’habitude confiance à l’adage «On prend les mêmes et on recommence». XboxFrance s’intéresse aux qualités et défauts de ce nouvel opus, et ce rien que pour vous. A vos crampons.
Coach CarterCinq mois après avoir débarqué sur PC, Football Manager 2008 revient dans une toute nouvelle version optimisée pour le jeu à la manette de la Xbox 360, une fois de plus. Comme chaque année, SEGA et Sports Interactive nous promettent en effet toujours plus d’intuitivité dans la navigation des menus, pour un résultat optimal quasiment aussi performant que la souris habituelle à ce genre de softs. A force de l’annoncer, il serait peut-être bon, pour une fois, d’atteindre l’objectif et de proposer enfin quelque chose de véritablement convaincant. On croise les doigts pour que cette nouvelle mouture soit la bonne, l’élue, celle qui réunira les entraîneurs en herbe du monde entier. Et Dieu sait que ce n’est pas là une mince affaire.
Cinq mois. C’est le temps qu’il aura fallu aux développeurs pour nous proposer un simple portage. Si l’on ne comprend toujours pas pourquoi une telle différence est visible pour les moutures consoles, on se réconforte en se disant que le soft bénéficie bien évidemment d’une très grosse mise à jour des effectifs, prenant en considération les transferts du dernier mercato hivernal. L’ami Nicolas Anelka est donc à Chelsea, par exemple, comme tous ceux qui ont fait leur valise pour migrer vers des ciels plus cléments. Et mis à part cela, aucune nouveauté n’est à signaler en comparaison de la version PC du jeu. Pas une, si ce n’est donc au niveau de la jouabilité. L’investissement en vaut-il encore la peine, à un moment où nous sommes plus proches du début d’une nouvelle saison que de l’ancienne ?


On refait le match.Football Manager 2008, comme c’est bien souvent le cas, ne renouvelle que très peu le genre. Partisans du moindre effort, les développeurs de ce type de jeux préfèrent se contenter de quelques petites modifications minimes plutôt que de tenter l’un ou l’autre pari osé qui pourrait, s’il venait à échouer, lui nuire. Le soft propose comme à l’habitude de prendre le contrôle du club ou de la sélection nationale de son cœur, histoire de la mener jusqu’à la gloire finale – à moins que votre but personnel dans la vie soit de viser l’échec le plus cuisant qui soit, dans lequel cas vous pouvez passer votre chemin. A vous de gérer tous les aspects de votre club, que ce soit l’équipe, la stratégie durant les matches, les transferts, les finances, j’en passe et des meilleurs. Bref, tout pour devenir un vrai petit Arsène Wenger, un manager à l’anglaise comme on dit dans le jargon. Bien entendu, le tout doit se faire dans le respect des objectifs imposés par votre direction en début de saison. Vos dirigeants vous donnent ainsi un objectif minimal en début de saison – figurer dans la première partie de tableau par exemple – que vous pouvez revoir à la hausse si vous vous sentez apte à relever le challenge. Un bon moyen de débloquer quelques liquidités supplémentaires pour faire l’acquisition de la petite perle dénichée par vos recruteurs au fin fond de l’Azerbaïdjan. Au fil de la saison, vous pourrez consulter l’évolution du regard du Conseil sur vos performances, tout comme celles des supporters, et ce concernant chaque compétition spécifiquement. En cas de mécontentement, vous pourrez ainsi voir si votre Président vous en veut plus à cause de votre élimination en huitièmes de finale de la Coupe de France par la grande équipe de l’A.S. Molsheim ou si ce sont vos huit défaites consécutives en championnat qui l’ont quelque peu titillé. Un système identique est de la partie vis-à-vis des supporters, avec la possibilité d’organiser des journées spéciales rien que pour eux, afin d’en fidéliser un maximum et ainsi faire péter les records d’entrées au stade.




Comment tout gâcher ?Mis à part cela, pas de grandes nouveautés à signaler. Quelques petits ajustements ont été apportés à la partie matches, notamment dans la gestion d’avant-match. De nombreux tableaux récapitulent les conditions de la rencontre, un historique des rencontres précédentes, les meilleurs buteurs en activité, etc. On enchaîne ensuite avec un tableau des composition d’équipes sur lequel on peut peaufiner les derniers petits détails, comme d’habitude. Rien de bien neuf à vrai dire à ce niveau non plus, mais le tout a été quelque peu réorganisé pour mieux correspondre aux attentes des joueurs et à mieux les impliquer dans la rencontre. Toujours aucune représentation 3D des matches n’est disponible, et il faudra une nouvelle fois se contenter des traditionnelles retransmissions façon Smarties vs M&M’s en guise de spectacle. Pas grandiose pour un soft nouvelle génération, vous en conviendrez. De même au niveau des modes multijoueurs, pas vraiment intéressants une fois de plus. Le Xbox Live permet ainsi de lancer de petits tournois à huit joueurs, histoire de se chambrer à grands coups de micros. Mouais, pas vraiment essentiel, mais le tout a au moins le mérite d’être présent. Du côté des aspects plus techniques – la forme du jeu et non son fond – le constat est peu élogieux… Comme d’habitude, les menus font preuve d’une austérité sans pareil, tant et si bien qu’on se demande réellement comme on peut passer plusieurs dizaines – voire centaines – d’heures à enchaîner ces menus inlassablement. D’autant plus qu’aucun son ne vient agrémenter tout cela… Enfin bon, c’est peut-être mieux comme ça ! Du côté de la navigation dans les menus, Sports Interactive a souhaité tenter une combinaison touches de tranche/joysticks soit disant optimale. Manque de bol, le joystick se manie avec le plus grand mal qui soit et il n’est pas rare de devoir s’y reprendre à plusieurs fois pour accéder au menu de son choix. On finit par aller au plus simple pour éviter quelques manipulations complexes, et c’est vraiment dommage. On aurait aimé pouvoir se servir de la croix multidirectionnelle pour plus de précision... Sports Interactive, ou comment gâcher le potentiel ludique d’un soft avec une jouabilité ratée.







• Une base de données impressionnante.
• Une durée de vie colossale.
• Les problèmes de navigation.
• Toujours aussi austère.
Verdict
Ce Football Manager 2008 se pose donc comme le digne successeur de son aîné. Sans véritable nouveautés mis à part la grosse mise à jour des transferts suite au mercato hivernal, le titre de SEGA et Sports Interactive se contente du strict minimum et n'essaie en aucun cas de renouveler un tant soit peu le genre. En plus de cela, le titre propose une jouabilité complètement ratée, rendant la navigation extrêmement frustrante. Un soft à ne conseiller qu'aux managers les plus courageux. Les autres passeront sans trop de mal leur chemin, en attendant mieux…

A partir de 64.99 €
Graphismes
4 / 10Les menus sont toujours aussi austères et les matches vus de dessus commencent à avoir vécu… Il serait bon d'évoluer.
Jouabilité
3 / 10La navigation dans les menus est une véritable catastrophe, tant et si bien qu'on se lasse très rapidement de ces problèmes d'interface.
Son
2 / 10Euh… Mis à part quelques petits cris de supporters durant les matches, rien n'est à signaler.
Durée de vie
10 / 10Les plus courageux pourront passer plusieurs centaines d'heures à jouer. Avec 50 pays différents, il y a de quoi faire !
Fun
7 / 10Mis à part les quelques problèmes du jeu, on prend toujours autant de plaisir à coacher son équipe et à remporter les trophées !