
Castle Crashers
publié le 26 septembre 2008- Etat : Disponible
- Développeur :The Behemoth
- Genre :Action / RPG
- Nb de joueurs :1 à 4OnlineOuiVisitez le site officiel
- 27/08/2008
- 27/08/2008
- 27/08/2008
Comptant déjà plus de 250.000 téléchargements, Castle Crashers fait des ravages sur le Xbox Live Arcade. Malgré un prix plus élevé que la normale, le jeu rencontre un succès supérieur à d’autres pourtant bradés à des tarifs moindres. Pour tous les publics, le soft mélange humour et légèreté. Les ingrédients d’une telle réussite dans ce test.1. Une louche d’ambiance uniquePour commencer, rien de tel qu’un petit topo général sur Castle Crashers. L’histoire se déroule dans un contexte qui s’inspire un peu de toutes les époques et de toutes les cultures. Au début de l’aventure l’ambiance globale est au Moyen Age et ses croisades (comme en témoigne l’apparence des personnages de départ), pour ensuite évoluer vers le futur et ses technologies inconnues vers la fin. L’ambiance générale est à la bonne humeur, chaque cut-scène qui intervient pour signaler le changement de plan ou l’arrivée d’un boss regorge d’humour. Le ou les joueurs évoluent sur des décors en deux dimensions plein d’animations, avec certains éléments apparaissant en trois dimensions (comme par exemple les pièces laissés par les ennemis). Le tout s’emboîte parfaitement, les graphismes en cel-shading y contribuant en grande partie. A la fois simples et très détaillés, ils sont un caviar visuel qui vous donnera grandement envie de vous replonger dans le jeu à peine la console éteinte. L’arrière plan regorge lui aussi de vie, peignant par moments des tableaux tout aussi poilants. Petite particularité, le jeu ne contient aucun dialogue ou presque, les seuls présents n’influant pas sur le scénario puisqu’ils sont là pour vous servir de didacticiel. Le reste de l’intrigue se dessine donc devant vos yeux aux travers de cinématiques très réussies, toujours accordées au rythme des musiques du soft. Là encore, ces dernières sont omniprésentes et immergent parfaitement le joueur, donnant un air de grandeur à Castle Crashers qu’on ne lui aurait pas trouvé sans elles. Le joueur se sent transporté dans un autre monde, grâce à une ambiance unique dosée bien comme il faut. Voilà donc l’étape une de notre recette.




2. Une cuillère à soupe de coopérationL’étape deux consiste simplement à tenir compte du sous-titre du soft, nommé: «4 Player Adventure». Si le jeu se targue donc d’être clairement destiné à être joué en multijoueur et en coopération, ce dernier permet également au joueur lambda seul de débuter une partie et de jouer l’ensemble des modes en solo. Ces modes sont au nombre de trois, lui offrant la possibilité de jouer l’histoire du jeu («Castle Crashers»), de tester sa rapidité à enfoncer certains boutons de la manette Xbox 360 («Tout ce que vous pouvez manger») et de combattre plusieurs vagues d’ennemis successives dans le mode «Arène». Le premier d’entre eux représente clairement l’attraction principale du soft, proposant au joueur d’embarquer dans une aventure qu’il lui faudra entre cinq et six heures de son temps pour la finir. Cette dernière narre l’histoire de quatre chevaliers (ou moins selon le nombre de joueurs), partis en croisade pour libérer quatre princesses, enlevées par un mystérieux magicien aux pouvoirs maléfiques. Ils mèneront à bien leur quête en libérant les quatre demoiselles une par une, traversant différents environnements chacun clôturés par un boss. Divers objets seront à récupérer, essentiels à leur progression. De la forêt vierge aux déserts regorgeant de scorpions, l’intrigue les emmènera partout, même dans les montagnes les plus enneigées. La difficulté sera croissante et terminer l’aventure seul représentera un réel challenge, le nombre d’ennemis étant le même à quatre que seul. La dose de fun qui en ressortira est elle aussi bien entendu différente, le jeu à quatre offrant beaucoup plus de bons moments, en local comme en live à condition de jouer avec un possesseur du micro-casque Xbox 360, facilitant la communication.




3. Une pincée d’RPGLa troisième étape de notre recette consiste à saupoudrer le soft en formation d’un de ses atouts majeurs: son côté RPG. En effet, l’ensemble des personnages que vous pourrez contrôler pourront évoluer. Ils gagneront de l’expérience au fur et à mesure que les combats s’enchaînent, ce qui les fera augmenter de niveau. A chaque passage de niveau, vous aurez le choix entre améliorer sa puissance, sa magie, sa défense ou bien son agilité. A vous donc de voir si vous voulez en faire un Rambo junior ou un Merlin nouvelle génération ! Selon le personnage de départ que vous aurez choisi, les effets de ces évolutions seront différents. Mieux encore, de nouveaux personnages sont à débloquer, rajoutant encore de la durée de vie à ce jeu qui en a déjà une belle. Au niveau des armes, ces dernières se limitent au type «cape et d’épée». Autrement dit, pas de pistolets mitrailleurs ni de lasers, juste des sabres et d’autres armes plus originales comme des jambons ou des saucissons, le côté fun étant systématiquement mis en avant. Au cours de l’aventure vous aurez accès à des magasins ou des arènes, atteignables depuis la carte du monde qui s’affiche à l’écran entre chaque voyage. Des items comme des armes ou des potions seront monnayables contre une certaine somme de pièces d’or, abandonnées par les ennemis après leur mort. Les arènes quant à elles vous permettront d’affronter plusieurs vagues successives d’un type précis d’ennemis afin de débloquer un personnage à leur effigie. Petite particularité, des sortes d’animaux seront apprivoisables durant vos diverses quêtes, pour ensuite être ramenées dans la grange des animaux, où vous pourrez les stocker et en choisir d’autres pour repartir à l’aventure. Chaque «orbe animal» aura des effets précis sur votre attaque, votre défense, etc.




4. Une cuisson intégrale à la mode de chez grand-mère… («Gné?»)Enfin, la quatrième et dernière étape – comme ne l’introduit absolument pas ce titre – consiste à porter un regard global sur le soft. Plusieurs zones d’ombres subsistent encore dans vos esprits, il est donc naturellement temps de les éclaircir. Côté gameplay tout d’abord. Castle Crashers est très simple à prendre en main, un bouton pour le saut, deux pour l’attaque ainsi que des combinaisons pour les attaques magiques (gâchette + Y ou B une fois votre personnage plus évolué). Le nombre d’ennemis étant tel qu’il faudra parfois user de la basique mais cruellement efficace «méthode bourrin». Non pas en tapotant les boutons de la manette frénétiquement mais tout simplement en fonçant dans le tas ! Gare à la mort, car si le jeu en coopération permettra à l’un de vos amis de vous réanimer en se penchant sur votre cadavre, le jeu en solo vous fera recommencer le niveau en cours. Frustrant certes, mais sachez que l’expérience emmagasinée jusqu’à votre trépas aura été sauvegardée. Une consolation comme une autre, vous permettant néanmoins de vous améliorer jusqu’à être assez fort ou doté d’assez de pouvoirs magiques pour parvenir à vaincre les ennemis qui vous bloquent. Une fois l’aventure menée à son terme une première fois, il est possible de la recommencer avec n’importe quel personnage en difficulté «Démence». Autant vous le dire tout de suite, la difficulté est réellement démente ! Alors armez-vous de trois de vos connaissances avant de vous y aventurer. Voilà donc qui vient (encore) rallonger la durée de vie du soft ! Les modes de jeux annexes («Tout ce que vous pouvez manger» et les «Arènes») sont eux destinés à des parties en multi en local, puisqu’ils proposent des challenges entre les joueurs, comme des combats dans les arènes et des compétitions de tapotage de manette compulsif pour le mode restant. Reste maintenant à insérer le tout dans le four et à patienter...
Ding ! Castle Crashers est prêt !












• Une réalisation hors norme.
• Une ambiance sonore et visuelle énorme.
• Une durée de vie valant son pesant d'or.
• Beaucoup plus fun à plusieurs que tout seul.
Verdict
Avec une réalisation tout simplement magnifique et une durée de vie très impressionnante pour un jeu Xbox Live Arcade, Castle Crashers a tout pour séduire. Avec un gameplay assimilé en deux temps trois mouvements et une dose de fun (surtout en multi) qui tiendra en haleine les joueurs les plus impatients, le soft continue de séduire ! Au final, l'on peut sans vergogne affirmer que ce Castle Crashers made in The Behemoth se place parmi les meilleurs titres disponibles à ce jour dans la gamme Xbox Live Arcade. Un très bon investissement, à n'en pas douter !

Graphismes
9 / 10De toute beauté, ces derniers participent grandement à l'immersion du joueur. Vraiment très agréables à regarder, ils contribuent également à cultiver son envie de jouer au jeu.
Jouabilité
8 / 10Cruellement efficace et très intuitive, il ne vous faudra pas plus de deux minutes pour vous l'approprier !
Son
10 / 10L'absence de dialogues est très vite oubliée au profit de morceaux très harmonieux, plongeant le joueur dans l'ambiance du soft avec une efficacité hors norme.
Durée de vie
9 / 10De très longues heures de jeu s'offrent à vous… Tout simplement impressionnant pour un jeu Xbox Live Arcade.
Fun
8 / 10Les joueurs en solo passent à côté d'une aventure merveilleuse en multi ! Xbox Live oui, à condition de pouvoir communiquer avec les autres, c'est tellement mieux comme ça.