
Burnout : Revenge
publié le 21 août 2006- Etat : Disponible
- Développeur :Criterion Studios
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Automobile
- Genre :Course
- Nb de joueurs :1 à 6
- 16/03/2006
- 07/03/2006
- 23/03/2006
Deux ans après la sortie du dernier épisode, la célèbre série de jeux de course de Criterion Games refait surface. Après un développement sur les consoles old-gen, les créateurs ont eu la bonne idée de porter leur licence sur la dernière née de Microsoft. La différence se fait-elle vraiment ressentir ? Ou est-ce que le tout ne s’avèrera être qu’un portage fade et sans saveur ? Réponse dans ce test.Un vent de fraîcheur bienvenuC’est avec un soupçon d’anxiété que nous glissons la galette dans notre Xbox 360, toujours flambant neuve. Bien que la série ait toujours été un exemple, cet épisode semble apporter son lot de nouveautés, laissant entrevoir un gameplay revisité afin de mieux y intégrer les nouvelles fonctionnalités. L’appréhension peut donc être justifiée, même si nous savons que le changement ne peut qu’être bénéfique. Et bien d’emblée, soyez rassurés. Ce qui a fait le succès de la série est bel et bien de la partie, et les quelques nouveautés incorporées apportent un renouveau plus que bienvenu. Conservant le gameplay rapide et intense des précédents opus, ce Burnout Revenge pousse encore un peu plus loin le système de Takedown implémenté il y a deux ans. Encore plus jouissifs qu’auparavant, ces derniers se révèlent être légèrement plus dur à sortir, renforçant une difficulté jusqu’alors peu élevée. C’est dans la continuité que les développeurs ont eu la bonne idée de créer un nouveau concept: celui de Rival Revenge. Que ce soit en solo ou sur les modes en ligne, chaque adversaire vous éclatant joyeusement devient votre Rival Revenge. Un seul sentiment vous habitera alors: la vengeance ! Le soft vous incite d’ailleurs au délit, puisqu’il vous indique d’un gros marqueur rouge les concurrents ayant été peu avares de mauvais coups dans le passé, vous permettant ainsi de repérer d’un seul petit coup d’œil celui qui aura l’honneur de finir encastré dans le magnifique pylône droit devant. Totalement géniale, bien que très simple dans son concept, cette innovation change radicalement notre façon de jouer. La course passe très souvent au second plan, notre instinct animal nous poussant à tout détruire sur notre passage ! Mais les Revenge ne sont pas la seule nouveauté de cet opus nouvelle génération. En plus de cela, nous aurons la possibilité, et ce même en course, d’utiliser le redoutable Crashbreaker, habituellement réservé aux séances de Crash. Pour celles et ceux qui n’auraient pas tout suivi, le Crashbreaker est un instrument fort sympathique qui permet, après s’être encastré dans un mur ou dans toute autre chose, de faire exploser la carcasse de notre véhicule, essayant d’emporter le plus grand nombre de personnes par-delà la mort. Déjà fort plaisant lors des séances de Crash, l’incorporation de cette option dans les courses est totalement jouissive. Grosse nouveauté également au niveau du gameplay: le contact trafic. Cette fonctionnalité permet en fait à notre véhicule de heurter les voitures roulant dans le même sens que nous, et de les propulser vers vos adversaires. Assez déroutante au départ, cette option se révèle être réellement novatrice et plaisante au final. Enfin, la dernière grosse nouveauté provient des circuits en eux même. Ces derniers ont en effet été complètement remaniés par rapport à Burnout 3: Takedown, et proposent désormais des sauts et des raccourcis en pagaille. Il faudra donc une connaissance quasi parfaite de chacune des pistes mises à notre disposition afin de s’imposer avec brio. En bref, un vent de fraîcheur a soufflé sur la franchise, offrant de nouvelles possibilités toutes plus funs les unes que les autres.Des possibilités énormesIl est désormais temps de se lancer dans le vif du sujet: le mode Tour du Monde. Principal intérêt du soft, ce mode nous propose d’arpenter le bitume du monde entier pour pas moins de dix séries différentes, chacune d’entre elles étant divisées en plusieurs épreuves. On en trouve réellement pour tous les goûts: les habituelles Courses, Courses Eliminateur, ou encore les biens connus Tour Boosté, Aperçu Tour ou Grand Prix, sans oublier les fameux Crash propres à la série. A cette liste déjà plus que conséquente vient s’ajouter un petit nouveau, le mode Panique dans le Trafic. Ce dernier tire entièrement partie de la nouvelle possibilité offerte par le gameplay revisité de cet opus 360, puisqu’il consiste à dégommer en un temps limité le plus grand nombre de véhicules possible. Bourrin de prime abord, ce mode se révèle être assez tactique vers la fin du jeu, les scores à atteindre étant parfois très élevés. Il vous faudra donc user quelque peu de vos méninges afin d’essayer de propulser les véhicules vers ceux venant en ce sens inverse, dans le but de créer le plus gros carambolage possible. Chaque véhicule heurté vous fait gagner un peu de temps, et la pression devient parfois assez forte lorsque le chrono joue avec nos nerfs. Chaque épreuve réussie pourra vous rapporter jusqu’à cinq étoiles, ces dernières servant à débloquer les différentes séries au fur et à mesure de votre avancement. Pour en remporter le maximum sur chaque épreuve, il faudra bien évidemment obtenir la médaille d’or, mais ce n’est pas tout. Un rang vous est accordé au cours de la course, en fonction de vos actions. Une conduite dangereuse vous fera grimper rapidement, tandis que rouler façon grand-mère vous assurera un rang minable. A vous de trouver le juste milieu. Comptez, pour finir le mode Tour du Monde à 100%, entre vingt et trente heures de jeu, en fonction de votre niveau. Une durée de vie très honorable, à laquelle s’ajoute un mode multijoueur en splitté ou sur le Live très bien fait. Le mode Live a par ailleurs la particularité de garder en mémoire vos rivaux Revenge d’une partie à l’autre, afin de garantir toujours plus de tonus dans les affrontements.Beau comme un bébéSi pour le moment ce Burnout Revenge se pose comme une véritable petite bombe, il reste un dernier aspect qui pourrait lui causer du tort: la partie technique. Et bien là encore, c’est du tout bon. Graphiquement, la Xbox 360 nous prouve que, même en début de carrière, elle est capable de faire de grandes choses. Les décors aussi bien que les voitures sont modélisés de façon exemplaire, et la taule qui se froisse est représentée on ne peut mieux. Certes, un léger aliasing est présent sur certaines télévisions, problème réglé en grande partie si le jeu tourne sur une TVHD. Bref, de quoi faire pâlir pas mal de concurrents. Les différents effets de lumière ainsi que de flou sont également de toute beauté. Les développeurs ont su voir les choses en grand, et c’est réussi. Du côté de la bande son, le bilan est un peu plus mitigé. Résolument orienté Rock, celle-ci aura du mal à satisfaire ceux qui n’en sont pas fans, et qui préfèreront sans doute opter pour la musique de leur disque dur. Cependant, en faisant un effort, il est possible sans trop de mal de s’habituer aux cris de nos collègues américains s’arrachant les cordes vocales, et on se surprendra parfois à chanter joyeusement les créations des Fall Out Boy ou encore d’Apocalyptica. Effrayant… En résumé, la partie purement technique du soft est elle aussi de très bonne qualité.
• Une durée de vie conséquente
• Un gameplay amélioré par rapport aux précédents épisodes
•
• Une bande son trop Rock pour ceux qui ne sont pas fan
Verdict
Au final, ce Burnout Revenge se révèle être le digne successeur de ses aînés. Avec un gameplay légèrement retravaillé garantissant toujours plus de fun, des graphismes fins ainsi qu’une durée de vie exemplaire pour un jeu du genre, le soft a tout pour figurer dans votre ludothèque. Le seul point négatif provient de la bande son qui peut en rebuter certains. Il faudra cependant avoir un léger problème cérébral pour passer à côté d’une telle bombe. A ne manquer sous aucun prétexte !

A partir de 19.9 €
Graphismes
8 / 10Bien que n’égalant pas un PGR3 par exemple, ce Burnout Revenge propose des graphismes soignés nous immergeant totalement dans l’ambiance du soft. Ajoutez à cela quelques effets vraiment réussis, et vous obtenez un tout plus que convenable.
Jouabilité
8 / 10Un seul mot : sensationnelle. La jouabilité de cet opus conserve tout le tonus des précédents épisodes, avec un gameplay encore un peu plus poussé. Jamais se crasher en voiture n’aura été aussi jouissif.
Son
7 / 10La bande son très orientée Rock ne plaira pas à tous, qui préféreront sans doute opter pour les musiques de leur disque dur. Les autres adoreront, le choix étant plus que conséquent. Les bruitages des véhicules, quant à eux, sont d’excellente facture.
Durée de vie
8 / 10Avec une trentaine d’heures de jeu pour finir le mode Tour du Monde ainsi que des modes multijoueurs en écran splitté et sur le Live, le titre de Criterion s’en tire avec les honneurs concernant la durée de vie.
Fun
8 / 10Eclater tous ceux qui se trouvent sur son chemin. Quoi de plus amusant ? Le jeu est un concentré de fun, un mélange explosif qui ne manquera pas de plaire. Le bonheur à l’état pur.