
Blacksite : Area 51
publié le 11 décembre 2007- Etat : Disponible
- Développeur :Midway Studios - Austin
- Distributeur :Midway
- Thème :Futuriste
- Genre :FPS / Doom Like
- OnlineOuiVisitez le site officiel
- 23/11/2007
- 12/11/2007
- inconnue
Développé par le studio Midway d’Austin, BlackSite revient sur le devant de la scène après un dernier volet nommé Area 51 plutôt passé inaperçu sur PS2 et Xbox première du nom. Parviendra-t-il à se faire une place sous le sapin à côté d’autres hits ? Armé de l’Unreal Ungine et d’un humour bien à lui, saura-t-il se démarquer du lot ?La zone 51Vous incarnez Aeran Pierce, un membre des Forces Spéciales envoyé sur le front pour prêter main forte à l’armée américaine qui semble bien dépourvue par les événements de ses derniers temps. Pour mener à bien vos missions vous serez accompagné par une escouade de choc en les personnes d’Ambrose le réfléchi, Grayson le névrosé et de la doctoresse Weis. Vous devrez guider et mener vos hommes, le moral de votre équipe dépendra de votre talent de meneur de troupe. L’histoire débute en Irak de nos jours dans les dédales d’un centre de recherche, qui, comme tout le laisse à croire, abrite des armes de destruction massive. Cela ne vous rappelle rien ? A cela près que lors de votre progression votre groupe fait une découverte étrange d’origine alien, qui changera la suite des événements, beaucoup plus axés science-fiction !



Comme vous l’aurez compris le voyage au pays des bizarreries ne fait que débuter et ce à commencer par le nombre de bugs en tout genre clairsemés lors de votre parcours. On ne comptera pas le nombre de fois où les munitions, les armes et même les cailloux flotteront dans les airs. Ajoutez à cela un aliasing fort déplaisant, des bugs de collision, du clipping tant au niveau du décor que des personnages, et cerise sur le gâteau des ralentissements de temps à autres. Dans la liste des insolites on notera également l’étrange interactivité avec les décors, à savoir qu’un néon ou bien une chaise ne seront pas destructibles alors qu’un muret en béton ou une cloison le seront ! Vous aurez beau essayer avec l’arme la plus puissante rien n’y changera. Pas la peine de gaspiller vos grenades pour tenter de comprendre où cela cloche puisque l’interactivité est gérée de façon bien étrange.
Graphiquement BlackSite est assez inégal, on se retrouvera à traverser des niveaux assez fournis en détails et d’un coup l’on passe à une mission où l’on croisera deux pèlerins, un tondu, deux aliens, quelques vers géants et basta. Appétissant comme programme... Les décors se révèlent inégaux et répétitifs et manquent dans l’ensemble d’attrait pour nous plonger pleinement dans l’aventure. Les effets d’éclairage sont assez mal gérés, il ne sera pas rare de voir clignoter des éléments de vos personnages tels une ampoule récalcitrante. L’animation n’est elle aussi pas à la fête puisque le simple fait de jeter une grenade dans une horde d’aliens aura pour conséquence de faire chuter le framerate, rien de bien méchant mais les défauts s’accumulant, le tout devient relativement vite indigeste.


Lost in RachelCôté gameplay cela reste classique pour un FPS à savoir vider son chargeur, se planquer, recharger son magasin, et c’est reparti pour canarder. L’arsenal proposé reste des plus classiques malgré l’ajout de quelques armes high-tech qui n’auront que très peu d’intérêt. Sous vos ordres, deux hommes surentraînés qui ne vous lâcheront pas d’une semelle et n’hésiteront pas à prendre des décisions sans vous. On les verra alors tirer sur tout ce qui bouge sans grand succès, il leur arrivera même de se mettre à couvert pour éviter le feu nourri de l’ennemi. Ils décideront alors de riposter mais malheureusement pour eux si un objet est interposé dans leur champ de tir, ils ne se replaceront pas pour faire mouche et s’acharneront sur l’objet du décor parfois collé sous leur nez…
Pour remédier à ce genre de situations cocasses, on pourra prendre les choses en main et décider d’une simple pression sur le bouton de tranche de les faire aller à un point désigné par un halo vert. Si la situation se gâte et que vous ne parvenez pas à éliminer vos cibles rien ne vous empêche d’envoyer vos hommes sur le front et de leur désigner la cible à abattre, une seule à la fois ! Bien que la menace soit clairement ciblée, vos hommes au nombre de deux videront des chargeurs à la pelle pour parvenir à leur fin. A cela s’ajoute la prise en compte du moral, qui sur le papier s’avère intéressante mais sur le terrain l’effet ne sera pas bien visible si ce n’est par l’indication en bas à gauche de votre écran par la mention « motivé » ou « déprimé ». Les décisions prisent sur le champ de bataille influeront directement sur ce dernier. Si vous vous comportez comme une tête brûlée, réussissez à aligner les frags sans subir trop de dégâts ainsi que quelques headshots et le moral des troupes sera au vert, alors que si vous les envoyez au casse pipe sans votre soutien, ils déchanteront très vite. A vous donc d’assurer au maximum pour éviter que vos compères ne meurent, même si cela arrive assez fréquemment, Ambrose et Grayson qui feront l’essentiel de la campagne à vos côtés sont increvables et tenaces comme des zombies. Une fois les alentours nettoyés de tout danger, ils se relèveront comme si de rien n’était.



L’IA des ennemis est pas mal dans son genre également, c’est aussi mou que de la chique, bien que certains tableaux ne s’en sortent pas trop mal l’intensité des combats laisse à désirer. Entre les ennemis qui piquent un somme et qui ne vous voit pas passé, on se demande bien si l’ennemi ne fait pas parti du camp allié… parfois dans un sursaut de lucidité ils détecteront votre présence mais il semblerait que l’efficacité et l’agressivité ne soient pas leur leitmotive, un comble.Lost in LivePassons au mode multijoueur, les classiques modes de jeu sont présents : deatchmatch, team deathmatch, capture the flag, ajouter à cela un mode abduction auquel je n’ai pu jouer par manque de joueurs, ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayer. Les autres modes de jeu quant à eux sont également fort peu peuplés, je suppose que masse de joueurs l’ont déserté vu le peu d’attrait et de fun qu’il procure. C’est donc en toute logique que l’on décide de trouver un compagnon de fortune pour s’essayer au mode coopération, ne cherchez pas plus loin le jeu a fait l’impasse sur ce mode de jeu pourtant prisé par bien des joueurs. Dommage cela aurait peut être pu relever un peu la sauce de l’ensemble ma foi assez fade. Vous l’aurez donc compris après être parvenu à joindre une partie où réside des survivants on prend vite ses jambes à son cou tellement c’est insipide et mollasson. 







• Les voix françaises
• Quelques tableaux punchy
• Des bugs à foison
• IA ennemi et allié au ras des pâquerettes
• Framerate bancal
Verdict
BlackSite se révèle être un joli soufflet qui ne restera pas dans les annales. A 70 euros la galette nous étions en droit d'attendre un minimum au niveau de la réalisation et ce à tous les niveaux. Rajoutez à cela une durée de vie extrêmement courte : passé le mode solo qui réserve tout de même quelques tableaux impressionnants, vous vous arrêterez sans doute à ce dernier puisque le mode multi ne propose rien de sensationnel et se voit amputer d'un mode coopération qui aurait peut être pu sauver l'honneur.

A partir de 19.9 €
Graphismes
5 / 10Une réalisation en dents de scie qui ne fait véritablement pas honneur à l'Unreal Ungine 3 et au moteur Havoc, qui sont employés bien en deçà de ce qu'ils sont capables de restituer.
Jouabilité
6 / 10La prise en main est rapide mais ce qui sur le papier semblait attrayant se révèle être sur le terrain un fiasco. Un zest de Ghost Recon qui a mal tourné dirons nous
Son
6 / 10Rien de bien exceptionnel de ce côté, BlackSite se contente de l'essentiel, à savoir nous restituer des bruits d'armes et une bande son corrects. A noter que les doublages français sont assez sympathiques
Durée de vie
4 / 10Une demi douzaine d'heures suffira à plier le mode solo. Le mode multi quant à lui ne propose rien de bien folichon, pour prendre un quelconque plaisir faudrait il encore rencontrer des joueurs. Quant au mode coopération il est tout simplement absent !
Fun
4 / 10Malgré son ambiance de prime abord relativement attrayante, on comprend bien vite que l'on se retrouve face à un énième FPS ne proposant rien de nouveau. Il lui aurait fallu quelque chose de plus pour se démarquer de la concurrence