Preview de jeu Xbox 360

- publié le 11 janvier 2012 par Linanounette
- Plateforme : 360
- Date de sortie :03/02/2012
- Développeur :Namco Bandai
- Distributeur :Namco Bandai
- Genre :Combat
- Nb de joueurs :1 à 2Online :Oui
Alors que le genre était tombé en désuétude pendant plusieurs années, il est incontestable que les jeux de combats ont depuis repris du poil de la bête grâce notamment des titres comme Street Fighter IV et plus récemment King of Fighter XIII. Espérant surfer sur cette mode et alors que l’accueil de SoulCalibur IV sorti en 2008 avait été assez mitigé, Namco Bandaï nous proposera dès le début de cette année de découvrir son successeur : Soulcalibur V. C’est au cœur de Paris que nous avons été conviés il y a quelques jours à venir essayer le titre. Pétard mouillé ou futur hit ?








L'avis de Linanounette
Cette nouvelle itération de la saga à succès de Namco prend place 17 ans après la fin de l’épisode précédent. Aussi, si l’on retrouve des personnages familiers, on ne peut pas dire que ces derniers n’aient pas pris une ride, à l’image de Mitsurugi aux cheveux grisonnants ou encore de Hilde qui est désormais une femme mûre. Au-delà des tauliers de la série comme Siegfried, Voldo ou Ivy (qui a visiblement laissé tombé les augmentations mammaires), le titre accueille une dizaine de nouveaux personnages comme Patroklos et Pyyrha (les enfants de Sophitia) ou encore Ezio Auditore tout droit sorti d’Assassin’s Creed. Certes, les aventures de notre assassin préféré ne se déroulent pas exactement à la même période que Soulcalibur V, mais il faut toutefois reconnaitre qu’il est quand même plus pertinent dans la série qu’un Dark Vador, un Yoda ou bien encore un Link. En tout cas, pour avoir joué avec ce personnage, nous pouvons tout de suite rassurer les fans en précisant que son gameplay est tout à fait réussi. Respectueux des spécificités du personnage établies par Ubisoft, le Ezio de Soulcalibur se révèle être un personnage stylé et redoutable. Pour le reste, nous ne pouvons pas vous en dire beaucoup plus sur le casting, car lors de notre session de test, une partie des personnages était encore cachée. Il nous faudra donc être patient pour appréhender le pack de combattants dans sa globalité.
Contrairement à l’orientation choisie dans les précédents épisodes, le mode histoire du jeu s’articulera uniquement autour des destinées de Patroklos et Pyyrha et ne proposera donc plus une multitude de scénarios parallèles. Certes, les autres protagonistes du jeu apparaitront dans ce mode histoire global, mais ils ne posséderont pas leur scénario propre. C’est un peu dommage surtout lorsque l’on se souvient de la richesse du mode histoire de SoulCalibur premier du nom. Toutefois, il faut reconnaître que cela permettra peut-être au scénario de gagner en cohérence (et en profondeur ?). Quoiqu’il en soit, puisque nous n’avons pas pu jouer à ce mode, il est certainement trop tôt pour émettre un avis quant à sa qualité et à sa durée de vie. Sur ce point, nous laissons donc le bénéfice du doute à Namco. De toute façon, sans relativiser l’importance d’un mode histoire dans ce type de jeu, il faut reconnaitre que ce qui compte par-dessus tout c’est quand même la réalisation des combats. Sur ce point, nous n’avons pas été déçus bien au contraire.
Le mode Arcade est toujours bel et bien présent et vous permettra de faire des parties relativement courtes. En ce qui nous concerne, nous avons surtout joué en Versus et nos premières sensations étaient plutôt convaincantes. Globalement, la prise en main est étonnamment simple et instinctive : que l’on joue au stick analogique, à la croix directionnelle ou même encore au stick arcade (plutôt facultatif dans une série comme SoulCalibur), les coups spéciaux et les enchaînements sortent avec une facilité proprement hallucinante. Tout a été fait pour que le joueur, sans pour autant faire n’importe quoi (bon parfois si), puisse effectuer des combinaisons le plus simplement du monde grâce au système de jeu mis en place depuis SoulBlade, à savoir trois boutons de coups (horizontal, vertical, coup de pied), un bouton de garde et des combinaisons de deux boutons pour réaliser les choppes. Mieux encore, les développeurs nous ont assurés que le pack avait été rééquilibré pour éviter que certains combattants (au hasard Hilde) soient beaucoup plus forts que d’autres. L’objectif étant que tous les combattants aient leurs spécificités, tout en faisant en sorte que chacun ait ses chances lors des combats. Au final, chaque affrontement nous donne une vraie sensation d’intensité et de nervosité et se révèle bien plus prenant que ceux de l’épisode précédent. D’ailleurs comparativement, SoulCalibur IV apparait beaucoup plus mou que ne l’est son successeur ce qui n’est pas pour nous déplaire.
Autre nouveauté apportée par SoulCalibur V : l’apparition d’une double jauge de Critical Edge. Comme son nom l’indique, celle-ci, une fois remplie, permet de réaliser des attaques spéciales dévastatrices dont certaines sont juste impossibles à parer. Petit plus à ne pas négliger lorsque le combat est mal parti, ou bien assurance en cas de retournement de situation, cette jauge apporte en tout cas une nouvelle dimension tactique aux combats. Comme tous les autres coups spéciaux, le Critical Edge est enfantin à placer.
Graphiquement, SoulCalibur V est plutôt beau et bien animé, en tout cas plus fin que son prédécesseur sorti en 2008. On sent que les équipes de Namco Bandaï ont profité du temps de développement qui leur a été accordé pour tenter de nous satisfaire au mieux en nous offrant l’un des plus beaux jeux de combats en 3D sur console de salon. Les couleurs ressortent bien, les animations et les détails sont au rendez-vous et les arrières plans recèlent de petites animations pour les rendre vivants. Que demander de plus ? Des environnements variés ? De ce côté-là non plus pas de déception puisque SoulCalibur V, fort heureusement, proposera une trentaine d’arènes inspirées de chacun des combattants. Il est d’ailleurs à noter que le principe du Ring Out, s’il est toujours bien présent, a été un peu nuancé. En effet, dans certaines arènes, à l’instar d’un Dead or Alive, les combats se déroulent sur plusieurs niveaux et si vous arrivez à mettre votre adversaire en Ring Out au premier round, vous commencerez le round suivant dans une autre zone passant ainsi du pont d’un bateau à ses cales par exemple.
Enfin, dernier point, même s’il intéressera probablement plus les joueurs nippons que nous autres joueurs européens, la customisation des personnages fait son grand retour dans une version plus étoffée. Ainsi chaque joueur aura la possibilité de créer son propre personnage sur la base d’un style de combat préexistant. Une fois cela fait, place à l’imagination car il est possible de déterminer librement caractéristiques physiques, vêtements, accessoires, tatouages… Même la voix est personnalisable. De quoi donc laisser place à votre imagination débordante pour réaliser, au choix, des combattants impressionnants ou loufoques avec lesquels vous pourrez ensuite parcourir le jeu en solo, en versus et bien évidemment en ligne.
Au final, cette grosse heure passée à jouer à SoulCalibur V nous laisse penser que l’on tient peut-être là l’un des futurs hits du début d’année. Plus nerveux et plus énergique que son prédécesseur qu’il surpasse également graphiquement, le futur jeu de Namco Bandaï semble être bien parti pour devenir l’un des nouveaux maîtres étalons du jeu de baston en 3D. Pour ce faire, il devra encore nous convaincre en dévoilant plus précisément l’ensemble de son casting et en nous permettant de nous faire une idée plus précise de son scénario. Verdict le 3 février 2012.

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