Preview de jeu Xbox 360

- publié le 10 août 2011 par Jonathan
- Plateforme : 360
- Date de sortie :29/09/2011
- Développeur :Konami KCEO
- Distributeur :Konami
- Thème :Football
- Genre :Sport
- Nb de joueurs :1 à 4Online :Oui
Chaque année, l’industrie vidéoludique voit apparaître de nouveaux duels, pour à peu près tous les genres. Si cette fois-ci le duel entre Call of Duty : Modern Warfare 3 et Battlefield 3 s’annonce des plus spectaculaires, le monde du sport et plus particulièrement du football ne sera pas en reste avec le traditionnel combat entre FIFA et Pro Evolution Soccer. Puisque le métier de journaliste a parfois – OK, très souvent, avouons-le – de très bon côtés, nous avons eu droit de mettre la main pendant un très long moment sur une version preview de PES 2012, nouvelle mouture de la célèbre franchise de Konami. Voici nos premières impressions, manette en mains.



L'avis de Jonathan
Cela fait maintenant plusieurs années que PES a perdu de sa superbe, le FIFA d’Electronic Arts ayant redoré son blason de fort belle manière. Chaque année, le nouvel épisode de la série de Konami est attendu comme le messie : va-t-on, cette fois-ci, assister à un revirement de situation et voir l’ancien maître reprendre sa place ? Tous les espoirs sont permis avant la sortie du jeu mais, une fois la manette en main, le verdict est assez rapide à être rendu. Cessons le suspens tout de suite : en l’état, ce Pro Evolution Soccer 2012 n’est pas au niveau et ne parviendra pas à s’imposer face à la concurrence. Bien évidemment, il reste du temps avant la sortie officielle du jeu et de nombreux défauts peuvent être résolus d’ici là. Il y aura toutefois fort à faire.
Cette version preview a été l’occasion pour nous de voir que les équipes de Konami ont une nouvelle fois acquis les droits de la plus fameuse des compétitions européennes, la célèbre Ligue des Champions. Comme l’an dernier, la Copa Libertadores, l’équivalent sud-américain, est elle aussi de la partie. Un très bon point en termes de licences car il est vraiment très appréciable de jouer les véritables compétitions. Toutefois, comment parler de licences sans citer une fois encore le nombre très limité d’équipes sous licences. A l’heure actuelle, et il y a de fortes chances pour que la donne n’évolue plus vraiment d’ici la sortie à ce niveau, de très (trop) nombreuses équipes ne disposent pas des véritables licences, que ce soit au niveau du nom mais aussi des maillots. Un point négatif indispensable à souligner, le réalisme en souffrant énormément. Difficile de s’immerger dès les premiers instants dans les matches de cette manière.
Mais les puristes se fatiguent à répéter d’année en année que le charme de Pro Evolution Soccer ne situe pas dans l’enrobage mais bel et bien dans le gameplay. Qu’en est-il cette année ? En tant qu’ex grand fan de la saga, c’est avec envie et plein d’espoir que j’ai abordé mon premier match, prenant fièrement le contrôle de la Juventus de Turin, la célèbre vieille dame. Après avoir remarqué que les transferts réalisés au début de l’été ont pour le moment été pris en compte (quelle joie de voir Pirlo sous le maillot bianconeri), la partie commence. Et là, que dire ? Tout d’abord, le rythme du jeu est véritablement très, très rapide. Certainement trop. OK, les parties s’en voient plus trépidantes et haletantes, mais le réalisme en prend indéniablement un coup. Les passes s’enchaînent sans difficulté, les adversaires ne sont que rarement sur les trajectoires, et ce même lorsque les passes sont données dans des circonstances délicates. Dommage. Les tirs, pour leur part, sont toujours aussi plaisants à sortir et l’on ressent vraiment la force de la balle au moment de la frappe. De quoi amener de belles actions avec des frappes en dehors de la surface, pour le plus grand plaisir de buts de loin. Le niveau très bas des gardiens favorise également cela, puisqu’il est très rare que les balles soient captées sur ces frappes. On aurait aimé que les goals soient plus doués que cela, essentiellement les meilleurs. Voir des Casillas ou Buffon ne pas parvenir à capter certaines frappes mollassonnes est en effet quelque peu frustrant.
D’un point de vue technique, Konami n’a une fois de plus fait que le minimum et n’a pas tenté de rehausser le niveau graphique du jeu. Certes, les principales stars du ballon rond sont reconnaissables du premier coup d’œil, les visages étant très bien modélisés dans le soft. Toutefois, d’un point de vue global, le rendu est clairement en dessous de la concurrence, que ce soit au niveau des stades ou de l’apparence globale des joueurs. Constat identique du côté des animations, où aucun (ou très peu) effort n’a été fait. Les déplacements donnent toujours cette impression très « robotique », les chutes sont très rigides, tout comme l’ensemble des mouvements, pour simplifier. C’est vraiment dommage, car le rendu à l’écran est pour le coup tout sauf naturel.
Côté bande-son, l’ambiance dans les stades a été retravaillée quelque peu et le rendu est globalement plus satisfaisant que par le passé. Les commentaires que nous avons pu avoir le plaisir d’écouter ceux de la version anglaise. S’ils sont plutôt réussis, nous nous garderons de vous les présenter en détails en attendant de pouvoir « mettre l’oreille » sur ceux de la V.F..
Pour conclure, nous pouvons dire que nous sommes, à l’heure actuelle, très déçus de cette nouvelle version de PES. Une fois encore, Konami ne tient pas ses promesses et le retour du roi ne sera pas pour cette année. L’heure d’un changement radical, d’une remise en cause profonde est arrivée pour l’ancien géant du football mondial, faute de quoi la licence risque de perdre les derniers fans encore acquis à sa cause. Pour l’heure, il n’y a pas grand-chose à trouver ici que la concurrence n’offre également, et c’est bien dommage.

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