
TimeShift
publié le 18 septembre 2007- Etat : Disponible
- Développeur :Saber Interactive
- Distributeur :Vivendi Universal Games
- Thème :Futuriste
- Genre :FPS / Doom Like
- Nb de joueurs :1 à 16OnlineOui
- 4ème trim. 2007
- 29/10/2007
- inconnue
En cette fin d'année où les FPS vont couler à flot, il s'avère difficile de se démarquer de la concurrence, de proposer une expérience de jeu mémorable. Excepté Halo 3, dont le succès (commercial) est déjà assuré, tous vont devoir rivaliser d'audace et/ou d'innovations. Stop. Arrêtons le temps. Timeshift se pose là, avec pour principal atout une gestion du temps.
Le joueur incarnera le colonel Michaël Swift, un agent spécial du gouvernement américain.
Le jeu devait à la base sortir également sur Xbox première du nom avant d'être pûrement et simplement abandonné.
Développé par Saber Interactive, Timeshift connût un développement tumultueux suite au rachat du jeu par Vivendi à Atari. Les développeurs ont depuis entièrement réécrit le scénario.
Le maniement du temps sera la clé du gameplay puisque notre avatar pourra arrêter, ralentir ou remonter le temps.
FPS oblige, Timeshift devrait proposer un arsenal complet et on l'espère original.
Les options multijoueurs sont bien sûr au rendez-vous et devraient permettre à 16 joueurs de s'affronter simultanément.
La sortie du jeu est toujours prévue cet automne.











L'avis de Olivier
Dès les premières minutes de la démo, tous les pouvoirs sont mis à notre disposition. On apperçoit deux gardes en martyriser deux autres. Un troisième surveille les alentours. Il vous repère. Vous figez le temps, le bruit de vos douilles résonne. Une fois votre pouvoir désactivé, l'homme s'envole, lachant au passage quelques gouttes de sang. Vous avancez. Il est temps de passer au mode ralenti pour permettre d'ajuster tranquillement, entre deux gouttes d'eau, les deux autres. Un jeu d'enfant. L'atmosphère est poisseuse, oppressante. On avance, on récupère déjà une nouvelle arme. Chacune d'elle possède son tir principal et un secondaire beaucoup plus dévastateur.
La bataille fait rage, les pluies de sang se multiplient, et le discours dictatorial achève le tableau du parfait monde apocalyptique. Variant les approches, on avance dans le niveau avec une certaine confiance, presque sans se soucier du temps qui passe pour ainsi dire. Quelques rafales de balles plus tard, la démo se termine. On se dit que le jeu s'avère plutôt encourageant, donc on y revient une deuxième fois, un niveau de difficulté au-dessus.
A la deuxième "lecture" du jeu, les défauts sautent aux yeux. Visuellement très inégal, à tel point qu'on se demande parfois si on évolue sur 360, il tire sa force de ses effets spéciaux principalement. Chaque déclenchement de pouvoir est accompagné d'un flou du plus bel effet. Même remarque pour les explosions ou l'effet de pluie, très réussies. Le souci, c'est qu'on évolue dans un niveau qu'on a l'impression d'avoir déjà traversé des dizaines de fois. Le level design sent le réchauffé à plein nez, si bien qu'on a l'impression d'être sur des rails. Seul la destruction du décor, des mûrs aisément repérables, apporte un brin de complexité au soft. Car ce ne sont pas les ennemis, aux comportements idiots et scriptés, qui changeront la donne. La maniabilité reste classique et efficace, excepté le zoom de l'arbalète qui s'effectue sur le bouton du haut de la facade. Un choix difficilement compréhensible qui ne peut que porter préjudice au jeu. Et puis, cet assistanat constant, justifié par une voix digitale (probablement inclus dans notre combinaison), a le don d'agacer. Elle vous indique quand un ennemi est caché - comme si le radar ne suffisait pas -, et même la plus évidente des situations, où deux neurones ont besoin de chauffer, vous est révélée. Pour conclure, le cahier des charges du FPS est bien rempli avec des alliés efficaces quand ils ont le temps, de la fumée, du bruit, du sang, et du shoot en veux-tu en voilà. Le concept de manipulation du temps a son intéret, mais encore faut-il des situations inventives et réfléchies pour éviter la monotonie.
La question du multi parait assez floue puisqu'on se demande sincèrement comment adapter un tel gameplay à des joutes où chacun manipulerait le temps à sa guise. Qui vivra verra, on sait néanmoins que certains modes de jeu semblent, par leurs noms, différents des sempiternels CTF ou Battle. C'est assez surprenant. De bon jeu, Timeshift passe directement à titre correct, sans travail conséquent, baclé. D'ici, j'entends certains développeurs me dire qu'il ne s'agit que d'une preview, et qu'il ne faut donc pas tirer de conclusions hâtives. Ok, mais dans ce cas-là, pourquoi en fournir une. Saber Interactive devrait appliquer le concept du temps sur soi, pour se permettre une année de développement supplémentaire tout en le sortant à la date prévue car, en l'état, Timeshift ne risque pas de prétendre au titre de meilleur FPS de tous les... temps.
Merci à Emilien pour ces premières impressions.
