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Preview du jeu Xbox 360
Stranglehold

Stranglehold

publié le 20 août 2007
  • 14/09/2007
  • 08/2007

A quelques jours seulement de la sortie de Stranglehold dans nos vertes contrées, revenons quelques instants sur la démo mise à notre disposition sur le marché Xbox Live afin de partager avec vous nos premières impressions,dans l'ensemble plus que positives !

Stranglehold se veut en fait la suite directe d'un des films de John Woo, Hard Boiled (A Toute Epreuve), considéré pour beaucoup comme son chef-d'oeuvre.

Le moteur utilisé est l'Unreal Engine (Gears of War, Bioshock...) qui, couplé à une physique - le Havok - très pointue, fait des merveilles.

On y incarne l'inspecteur Tequila (Chow Yun Fat, acteur fétiche du metteur en scène) qui aura pour mission d'éradiquer un syndicat du crime, guidé par la vengeance depuis que son ex-femme et sa fille sont impliquées.

Le jeu est développé par Midway, à qui l'on doit notamment Psi-ops.

Selon des rumeurs de plus en plus persistantes, John Woo adapterait la suite vidéoludique de son film au cinéma (vous suivez ?)

Stranglehold - 27Stranglehold - 28Stranglehold - 29Stranglehold - 30
Stranglehold - 32Stranglehold - 33Stranglehold - 34Stranglehold - 35 L'avis de Emilien

Le jeu video, nouvel eldorado de cinéastes opportunistes en mal d'inspiration pour leur média ? Ou réel désir de s'investir dans une industrie en pleine expansion, supérieure au cinéma en terme de chiffres d'affaires ? L'avenir nous le dira. Si l'on attend toujours des nouvelles des projets initiés par Peter Jackson ou Steven Spielberg, celui de l'américanisé Woo nous explose en pleine tête, comme les balles fusantes de l'inspecteur Tequila sur les membres des triades. Pour le scénario, conseillons à tout le monde de (re)voir "A Toute Epreuve" pour comprendre toutes les subtilitées narratives et passer, par la même occasion, un bon moment de cinéma.

Le jeu vidéo commence légèrement mais sûrement à tourner en rond - la fin d'année confirmera ou démentira cette réalité. Aussi, le joueur, habitué aux recyclages de concepts, se délecte de la moindre innovation. Car dans Stranglehold, tout ou presque est destructible. Un effort et une considération next-gen respectables. Le niveau urbain présenté, un Hong-Kong perverti par la noirceur humaine des mafioso mais baigné d'une lumière festive, fait montre d'un level design peu inspiré. Le script y règne en maître et on a rapidement l'impression de tourner en rond. On peut toutefois se montrer confiant quant aux autres niveaux montrés qui s'annoncent un peu plus ouverts. A vérifier.

Néanmoins, l'intéret du jeu est ailleurs. Ici, vous êtes le metteur en scène. La virtuosité des gunfights ne tient qu'à vous. Si l'on concède qu'il faut du temps pour tout maitriser, exécuter un véritable opéra de mort, les mouvements de Tequila s'exécutent avec une souplesse stupéfiante. Là, on saute sur un mur ou on court sur une rembarde avec bullet time de rigueur - pour peu que votre jauge soit remplie - pour nettoyer la zone de cette racaille noctambule. Ici, on se plaque contre des pilliers pour se mettre à couvert (attention, ça casse !!!), enchainant avec un saut de côté pour finir le boulot à terre, roulades à l'appui. Ca explose et ça fuse de partout. Peut-être un peu trop. L'ennui ne pointe toutefois pas le bout de son nez.

Pour varier les plaisirs, des phases de gameplay représentant des face-à-face ont été implémentées. Durant un certain laps de temps, vous devez à la fois esquiver les balles façon "Matrix", et tuer votre adversaire direct. Affutez votre réactivité et tirez partie des éléments du décor ! Des coups spéciaux sont également au rendez-vous, tel cette balle en "or" exécutée en vue fps qui fera mouche si la cible est atteinte; ou encore ce mode ralenti/rafale en noir et blanc qui assimile notre héros à un "mercenaire" assoiffé de vengeance.

Stranglehold apparait assez complet à la vue de cette démo, mélangeant classicisme sans prise de risques, et puissance des machines au service du gameplay. Difficile néanmoins de se faire un avis plus affirmé car pleins de questions restent en suspens, notamment le multijoueur qui, bien chiadé, pourrait renouveler un tant soit peu le genre. Le scénario tiendra-t-il la route ? Et quid du plaisir sur la longueur ? Quoi qu'ils en soient, les fans du maître ne seront, eux, à n'en point douter, probablement comblés par cette expérience de haut vol, celle d'une colombe rouge sang.


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