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![]() Sid Meier's Civilization Revolutionpublié le 31 juillet 2008
Principes du jeu
Bien connue des joueurs PC où elle a contribué à donner ses lettres de noblesse au genre stratégie au tour par tour, la série Civilization, imaginée par le génial Sid Meier débarque enfin sur consoles dans une version inédite spécialement pensée pour ces nouveaux supports. Au menu, beaucoup de stratégie et de gestion pour devenir une figure emblématique de l’Histoire et surtout conquérir le monde !
Devenir le maître du monde, voilà un programme ambitieux ! Mais avant de devenir l’homme ou la femme le plus puissant de l’univers, il vous faudra développer votre civilisation. C’est donc à un mélange habile de stratégie et de gestion que les développeurs nous invitent à prendre part. Au début de votre civilisation, nous retrouvons donc un simple groupe de colons, qui donnera rapidement naissance au berceau de votre empire. C’est là qu’intervient votre premier choix crucial : celui de l’établissement de votre capitale. Il convient en effet de choisir l’endroit susceptible d’être le plus propice au développement de votre nouvelle cité en privilégiant la production de nourriture et la productivité de vos citoyens. Il vous faudra pour cela explorer les environs afin de trouver l’endroit idéal tout en faisant attention à ne pas tomber sur une horde de barbares qui pourraient enlever voire tout simplement trucider vos colons, tuant ainsi dans l’œuf votre civilisation encore naissante. Le choix de la capitale étant désormais déterminé, d’autres décisions se doivent d’être prises le plus rapidement possible puisque ce sont elles qui détermineront le type de civilisation que vous allez gouverner. C’est là l’une des grandes richesses du jeu qui offre une panoplie de décisions tellement gigantesque qu’aucune partie ne pourra ressembler à la précédente. L’une des première bonne décision que vous pourriez prendre est d’utiliser les troupes fournies lors de l’établissement de votre capitale pour explorer les contrées environnantes, découvrir les autres civilisations qui vous entourent (et avec lesquelles vous entretiendrez par la suite toute sorte de relations plus ou moins houleuses) et pourquoi pas débusquer quelques villages barbares, amis ou ennemis, qui vous permettront dans un premier temps d’enrichir de quelques pièces d’or votre trésor. Pour le reste, le développement de votre civilisation repose avant tout sur le développement de votre capitale et la fondation d’autres cités. Pour cela, le menu des villes offre un total de cinq choix qu’il vous faudra manier avec succès : la création d’unités, pour produire des colons et ainsi fonder de nouvelles villes (ou tout simplement accroître la population d’une cité déjà existante) mais aussi et surtout pour mettre sur pieds différentes unités militaires, celles qui vous permettront de défendre vos villes et attaquer vos adversaires pour envahir par exemple une cité ennemie. Nous retrouvons ainsi une grande diversité d’unités traversant les âges, des simples guerriers primitifs, aux cavaliers et autres tanks, en passant par les archers, les croiseurs, l’aviation ou les canons. Chaque unité créée n’est en soi pas très efficace et il sera rapidement indispensable de former des armées en combinant trois types d’unités identiques. A l’instar d’un jeu de rôle, l’expérience est prise en compte et toutes les trois victoires, vos armées gagnent en efficacité, voyant leur défense et leur attaque croître tandis qu’elles acquièrent de nouvelles compétences comme la possibilité de se soigner par elle-même à la fin d’une bataille ou encore d’effectuer un mouvement supplémentaire par tour. Le deuxième menu indispensable est la construction de bâtiments (caserne, grenier, comptoir commercial, usine, tribunal, bibliothèque, pour n’en citer qu’une partie). Ce sont ces derniers qui permettront à votre cité de gagner en efficacité en augmentant la production de nourriture (indispensable pour faire croître le nombre de vos habitants), la productivité (qui permet de construire le plus vite possible bâtiments et merveilles), la culture (à ne pas négliger pour transformer vos habitants primitifs en citoyens civilisés), la science ou l’or. La science est indispensable pour faire l’acquisition de nouvelles technologies tandis que l’or sera utilisé pour accélérer la production d’unités ou de bâtiments. Le troisième menu permet enfin de construire une merveille du monde. Ces dernières doivent être débloquées au préalable et réclament énormément de productivité afin d’être construites. Toutefois l’effort en vaut la peine puisque la construction d’une merveille vous octroie un avantage non négligeable, ayant des incidences sur vos productions, vos villes voire carrément vos troupes. Le quatrième menu permet enfin de construire des routes afin de relier vos villes entre elles. Le principal intérêt est avant tout d’ordre militaire puisque les routes entre les cités permettent de réduire les mouvements de vos troupes. Parfois très pratiques lorsque se massent aux portes de l’une de vos villes périphériques des troupes ennemies. Enfin, la dernière option disponible dans les villes reste plus anecdotique et permet de modifier la répartition de vos citoyens dans les différentes tâches qu’hébergent votre empire : allez vous privilégier la production de nourriture ou au contraire la culture ? Vous pouvez aussi laisser l’ordinateur décider pour vous et répartir équitablement vos habitants sur chacune des tâches. Diplomatie et durée de vie
Si une bonne gestion des villes est primordiale pour l’épanouissement de votre empire, le développement de relations diplomatiques avec les autres civilisations est tout aussi important. Pour cela, il vous faudra d’abord découvrir les civilisations qui occupent les continents qui vous entourent (l’utilisation d’une simple galère fera largement l’affaire) pour ensuite nouer avec elles toute sorte de relations. Vous pourrez bien sûr déclarer la guerre à un peuple tout en demandant l’appui d’un de vos alliés dans le combat. Vous pourrez également vous livrer à l’échange de technologies voire calmer l’attitude belliqueuse d’un voisin un peu trop entreprenant en livrant l’un de vos personnages illustres ou l’une des vos technologies fétiches, tout ceci à vos risques et périls puisque donner une technologie à un ennemi ne vous épargnera que le temps d’un certain nombre de tours tout en lui conférant un nouvel avantage par le biais de la technique soudoyée.
Cependant, rassurez-vous, la guerre n’est pas le seul moyen de remporter une partie de Civilization Revolution. On dénombre en effet quatre types de victoires différentes : la victoire territoriale tout d’abord qui consiste à prendre par la force les capitales de l’ensemble des autres civilisations présentes sur la carte, la victoire économique revient au joueur qui amasse le premier 20.000 pièces d’or et construit la merveille banque mondiale, la victoire culturelle demande au joueur l’accumulation de 20 personnages illustres, merveilles du monde ou conversions de ville ainsi que la construction des Nations Unies, la victoire technologique enfin revient au joueur qui découvre l’ensemble des techniques lui permettant de lancer un vaisseau spatial et de partir à la conquête d’Alpha du Centaure. Chacune des victoires requiert donc une approche différente dans la gestion de votre empire, sans oublier que le titre propose cinq degrés de difficultés différents : le niveau le plus facile « Chef Tribal » est donc parfait pour faire connaissance avec le jeu tandis que la difficulté « Roi » (intermédiaire) ou « Divinité » (la plus difficile), offre des challenges bien plus ardus où les ennemis ne cessent de vous harceler du début à la fin de la partie. La durée de vie du jeu est donc relativement élevée même si la lassitude pourra rapidement poindre le bout de son nez, le développement d’un empire étant sensiblement identique d’une partie à une autre. Cependant, la variété des cartes mais aussi et surtout les caractéristiques des différentes civilisations pourront relancer l’intérêt des plus acharnés. Le titre comprend en effet seize civilisations différentes représentées par une figure emblématique (ce qui nous donne d’ailleurs droit à de superbes anachronismes historiques où Jules César et Cléopâtre côtoient des figures plus contemporaines comme Napoléon, Gandhi ou encore Bismark). Chaque peuple offre donc des avantages et des inconvénients qu’il faudra apprendre rapidement à maîtriser, apportant ainsi une diversité franchement bienvenue. La recherche des cinquante succès garantit également une excellente durée de vie au titre puisque il sera nécessaire de remporter une partie avec chacune des seize civilisations du jeu et de s’essayer aux modes de difficulté les plus ardus, tandis que d’autres, bien plus vicieux ou difficiles, demanderont de nombreux essais avant d’être débloqués. Enfin, la longévité du jeu se construira aussi sur la durée avec la présence de scénarios pré-établis et de cartes inédites hebdomadaires. Plus anecdotique, il sera également possible de s’essayer au jeu sur le Xbox-Live et d’affronter les joueurs du monde entier dans des parties avec classement, ou non. Parviendrez-vous à devenir l’un des dirigeants les plus illustres de l’Histoire ? Bilan technique et conclusion
Enfin, pour terminer ce test, il convient de passer en revue réalisation graphique et sonore ainsi que la jouabilité, grosse interrogation de cette adaptation sur consoles. En ce qui concerne le premier point, la réalisation cartoon et les graphismes colorés se montrent tout à fait convaincants, sans toutefois pousser la Xbox 360 dans ses derniers retranchements. Les cartes sont détaillées et assez lisibles, sauf peut-être en toute fin d’une partie lorsque les villes s’étalent sur de vastes étendues. Le côté cartoon du jeu se retrouve également dans la représentation des dirigeants des différentes civilisations mais aussi chez vos conseillers qui prennent alors l’allure de personnalités actuelles très célèbres, qu’il s’agisse de la chancelière allemande Angela Merkel ou encore de la secrétaire d’état américaine Condoleezza Rice. Simple coïncidence ou réelle volonté des développeurs ? L’ambiance sonore quant à elle brille surtout par la discrétion de ses compositions musicales qui ne se font entendre qu’à certaines conditions et qui illustrent d’ailleurs plutôt bien les événements pour lesquelles elles interviennent (déclaration de guerre par exemple). A l’image des Sims, l’ensemble des personnages du jeu parle un langage imaginaire tandis que ce sont les bruitages qui donnent au jeu une ambiance musicale unique en animant villes et batailles d’excellente manière. Enfin, et c’est sans doute le point le plus critiquable du jeu, la jouabilité se montre relativement convaincante mais souffre d’une ergonomie pas toujours optimale, la faute à des menus pas toujours très faciles d’accès, une lisibilité loin d’être toujours évidente ou encore par la présence de ralentissements lors de l’utilisation de certaines vues.
test écrit par Olivier Graphismes
7 Le style graphique, cartoon et coloré, est une franche réussite avec des cartes vastes et détaillées. Seuls quelques soucis de lisibilité pourront se faire sentir en fin de partie.Jouabilité
7 Pour son grand retour sur console, Civilization s'adapte plutôt bien à la manette même si quelques soucis d'interface ou encore de ralentissements viennent parfois gâcher la fête !Son
8 Les musiques certes discrètes sont très réussies, le langage imaginaire des personnages plutôt amusant tandis que les bruitages animent à merveille villes et batailles.Durée de vie
9 Avec 16 civilisations différentes, 5 modes de difficulté, 4 types de victoire, des cartes variées et la possibilité d'y jouer en solo comme en multi, la durée de vie du jeu est forcément très longue pour ne pas dire illimitée.Fun
8 Si le jeu se montre moins riche que les anciennes versions PC, retrouver Civilization sur console procure toujours autant de plaisir, d'autant plus que le titre a su conserver sa complexite et une richesse franchement agréable.
• Civilization enfin sur console !
• Les quelques soucis techniques Verdict : 8Au final, le passage de la série Civilization sur consoles de jeu est une franche réussite, le titre offrant un habile mélange de stratégie et de gestion et une richesse de jeu inégalable, véritable marque de fabrique de la saga ! Proposant une réalisation graphique cartoon des plus sympathiques et une ambiance sonore irréprochable grâce à ses nombreux bruitages, le jeu pêche surtout par sa jouabilité à la manette, largement convaincante, mais soumise à quelques réserves, tandis que le principe même du jeu pourra lasser les moins acharnés sur la durée. Néanmoins, le titre de Take Two se classe sans mal dans le peloton de tête des meilleurs jeux du genre sur consoles ! |
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