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![]() Need For Speed Carbonpublié le 22 novembre 2006
Plus de dix ans que la licence Need for Speed fait partie de notre quotidien de joueur. Ce Need for Speed Carbon serait le quatorzième d’une source qui semble intarissable pour Electronic Arts. Après l’avoir relancée avec succès grâce aux deux premiers épisodes d’Underground et succédant à un Most Wanted qui annonçait le retour agressif des forces de l’ordre, Need for Speed Carbon débarque sur nos consoles. Nous voici donc de retour dans le monde nocturne qui se faisait l’hôte des premières heures délaissant ainsi les tons orangés de Most Wanted pour contrôler un territoire qui nous appartenait jadis...
L’histoire de Carbon commence où celle de Most Wanted s’arrêtait. On y incarne le même pilote de retour dans une ville qui était acquise à sa cause… mais qui ne l’est plus car elle est désormais contrôlée par des clans qui défendent farouchement leur partie de bitume et s’attaquent parfois à celle des autres pour étendre leur empire. Mais le scénario semble plus complexe qu’il peut y paraitre dans les premières heures du jeu. Vous découvriez le tout au fur et à mesure du jeu via des scènes d’animations assez réussies où de vrais acteurs ont été intégrés dans des décors virtuels. Graphiquement, le jeu est plus proche d’un « underground » que d’un « Most Wanted ». Ici on replonge dans le monde de la nuit, des courses à la lumière des lampadaires et des panneaux publicitaires lumineux. La version 360 est assez agréable à regarder avec, entre autre, des effets de flou tout autour de l’écran pour donner et maintenir cet aspect de grande vitesse. On retiendra aussi les effets de lumière assez vifs et nets et des reflets bien marqués. Un point noir cependant que les plus attentifs remarqueront : beaucoup de textures et éléments graphiques, les voitures et parties du décor ont tout simplement été copié-collé de Most Wanted, laissant une certaine sensation de déjà-vu. Signalons également l’ambiance sonore du jeu qui est comme à son habitude d’excellente facture. Les effets sonores sont réalistes, surtout les moteurs, et les musiques d’ambiance bien fondues dans le décor semblent prendre le dessus à une bande son électro-rock qui pourraient déplaire à certains. Les bolides disponibles dans le jeu sont quant à eux très bien rendus. Mais le plus important à propos de ceux-ci est la possibilité de les personnaliser à outrance. Que ce soit au niveau visuel (capots, ailerons, phares, kits large) ou en terme de performance (moteur, freins, suspension, nitro, pneus, transmission, …), le choix est vaste et plaira aux fans du tuning. Autant monter de nouveaux pneus ou gonfler votre moteur est indispensable si vous voulez progresser dans le jeu, autant l’aspect visuel restera réservé à ceux qui veulent s’y donner à fond. Need for Speed Carbon inaugure pour ce dernier, l’autosculpt. Il s’agit du système le plus poussé en termes de tuning car il vous permet de régler au millimètre près les parties des pièces que vous achetez. Assez étonnant, il ravira les fans, mais il vous faudra être armé de patience car cela peut prendre du temps pour avoir une voiture réglée dans les détails. A propos des voitures, celles-ci sont divisées en trois catégories : muscle (puissante cylindrée américaine), exotique (des voitures européennes) et tuning (voitures japonaises). Ainsi de nombreux constructeurs tels que Alfa-Romeo, Audi, Aston Martin, BMW, Chevrolet, Chrysler, Dodge, Ford, Lamborghini, Lexus, Lotus, Mazda, Mercedes, Mitsubishi, Nissan, Porsche, Renault, Subaru, Toyota ou encore Volkswagen se sont associés à la licence. Chaque catégorie a ses caractéristiques propres et un comportement en adéquation. Ainsi les voitures européennes sont plus rapides mais également plus délicates à contrôler, contrairement aux américaines plus poussives lors des accélérations mais moins aptes à tenir la distance en vitesse de pointe. L’apprentissage du jeu en lui-même ne change pas des précédents, car le jeu reste profondément arcade dans ses entrailles. On pourrait simplifier le gameplay en disant qu’il suffit de foncer sans freiner et de profiter au maximum des raccourcis. Vos adversaires vous colleront toujours au train malgré votre conduite parfaite mais aussi ils vous « attendront » pas bien loin s’ils sont devant vous. Vous aurez toujours à votre portée les deux outils que sont la nitro et le super-contrôle. La nitro vous donnera un boost d’accélération pendant quelques secondes afin de vous relancer dans la course ou mieux de passer in-extremis la ligne d’arrivée avant votre adversaire. Le super-contrôle quant à lui est une sorte de bullet-time qui vous permettra de vous sortir des situations délicates ou d’aborder des virages périlleux. Il n’empêche que cet opus introduit une nouvelle manière de participer à des courses, à savoir le principe d’équipe. En effet, vous n’allez pas vous retrouver seul face à ces hordes de pilotes assoiffées de bitume. Vous allez pouvoir recruter des coéquipiers qui pourront venir vous donner un coup de main pendant la course. Il en existe trois types : le bloqueur, l’éclaireur et l’aspiro. Le bloqueur viendra expulser votre adversaire si il vous précède ou l’empêchera de vous dépasser si il se trouve derrière. L’aspiro quant a lui se mettra devant vous à haute vitesse afin que vous puissiez bénéficier du phénomène d’aspiration. Les éclaireurs eux connaissant la ville sur le bout des doigts et vous montreront les raccourcis et les passages afin de grappiller des secondes. Relativement efficace, l’activation des coéquipiers se fera par une touche et leur temps d’utilisation est limité comme la nitro ou le super-contrôle par une jauge qui se recharge avec votre vitesse. Dans certains cas, leur présence fera clairement la différence, mais bien souvent, vous vous retrouverez en tête sans grand problème. Alors que dans Most Wanted vous deviez provoquer la police et devenir le plus recherché de tous les pilotes de la ville, le but est tout à fait différent dans cet opus. Ici vous allez devoir reconquérir toute la ville. Celle-ci est divisée en 4 territoires qui sont eux-mêmes divisés en zone. A la tête de ces territoires, un leader et son clan. Vous allez y trouver le point de départ des courses ou encore d’un défi. Avec au moins deux victoires vous contrôlez la zone. Une fois pris la tête de toutes les zones, vous affrontez le boss pour prendre sa place. Mais tout au long du jeu, les territoires conquis ne le seront pas pour toujours, car des gangs rivaux pourront revenir tenter de le reprendre. Malheureusement, vous allez devoir recommencer une course que vous auriez déjà gagnée auparavant et ceci, autant de fois qu’il le faudra pour garder la main sur ce territoire. Un peu énervant à la longue. Le mode de jeu principal est le mode carrière. Vous parcourez la carte de la ville à la recherche de nouvelles courses. Il y a des courses classiques sur circuit, les contre la montre, radars, drifts,... Les courses de canyon sont une nouveauté et sont le meilleur moyen de prendre le dessus sur un leader de clan. Cela se déroule en trois manches, la première étant de l’affronter lors d’une simple course. Une fois que vous l’avez remportée, direction le canyon. Sur le même tracé sinueux, la première manche se déroule derrière votre adversaire, la seconde devant. Le pilote de tête doit tout faire pour rester devant et distancer son adversaire. Au terme de ces deux manches, le vainqueur est celui qui aura collé le plus son adversaire. Une victoire immédiate est possible si vous dépassez votre adversaire pendant plus de dix secondes ou si votre adversaire se loupe dans un virage et tombe dans le ravin… chose qui peut vous arriver à vous aussi. A la fin, vous gagnez le contrôle sur le territoire, vous prouvez jouer à un tirage qui vous offre soit la voiture de votre adversaire ou un pack exclusif pour équiper votre voiture. En plus du mode carrière, vous allez trouver des défis (36) qui sont relativement costauds, et surtout un mode online qui manque cruellement aux versions PS2 & XBOX. Vous trouverez tous les modes découverts dans la campagne dans le mode multi, mais aussi des modes exclusifs ou vous allez incarner tantôt la police tantôt un coureur. Un mode bien sympathique est le mode « seul contre tous » où vous vous retrouvez poursuivi par une horde de véhicules de police tous contrôlés par d’autres joueurs.Une dernière chose à souligner, c’est le contenu. Pas aussi vaste que d’autres jeux, il semblerait qu’Electronic Arts ait compris l’utilité du Live. Depuis la sortie du jeu, ce n’est pas moins de douze nouvelles voitures qui sont disponibles contre des points Microsoft. Il n’est pas normal que pour un jeu de cette trempe et surtout affichant un prix égal à tous les autres concurrents sur le marché que le joueur doive encore débourser de l’argent pour acquérir de nouvelles voitures. Si on le compare à un Test Drive Unlimited ou un Project Gotham Racing, Need for Speed fait pâle figure. test écrit par Arnaud Graphismes
8 Du plus bel effet, la modélisation des voitures est très bien rendue, et cet opus inaugure de légers effets de dégâts sur la voiture. Copié de Most Wanted, on évolue dans des décors de nuit, mais lumineux et colorés.Jouabilité
7 Typiquement arcade, le jeu reste facile à prendre en main et les voitures seront vite maitrisées. Malgré tout, les courses de drift et canyon viennent rajouter un peu de piment à un jeu peut être trop facile.Son
8 Des effets sonores d’une qualité incontestable (mis à part pour les interventions de la police). Les musiques d’ambiance collent parfaitement à l’action avec une intensité croissante en cas de course poursuite frénétique.Durée de vie
6 10 heures pour boucler le mode carrière, 20 si vous souhaitez débloquer toutes les voitures et packs... On se rattrapera donc sur le mode online qui vous scotchera des heures durant à condition d'être abonné au Xbox-LiveFun
8 Toujours autant de plaisir à jouer à un Need for Speed après autant de temps d'existence. EA a su tenir les rênes de sa licence et ajouter à chaque fois le plus qui faisait la différence.
• Un solide mode online
• Un mode carrière trop court Verdict : 7.5Au final, on peut regretter que Carbon n’ait pas pris toutes les bonnes choses de son prédécesseur, mais que cela ne vienne en aucun cas perturber l’impression générale du jeu qui reste somme toute d’excellente facture et d’une rare intensité pour un jeu de courses. Les quelques nouveautés font mouches, mais le jeu bien trop court pourrait laisser les fans sur leur faim. |
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