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![]() Lost Planet : Extreme Conditionpublié le 22 janvier 2007
Présentation de Lost Planet
Annoncé en grande pompe lors du lancement japonais de la Xbox 360, Lost Planet Extreme Condition s’est tout de suite imposé comme l’un des projets les plus ambitieux de Capcom sur la console de la firme de Redmont, aux côtés d’un certain Bio Hazard 5. Après s’être essayés avec brio à l’exercice parfois délicat qu’est le Beat’em all avec Dead Rising, les développeurs lorgnent cette fois ci vers l’Action pure et dure en nous gratifiant d’un titre incroyablement musclé qui nous ramène aux plus grandes heures du genre.
Mémoire de GlaceAux prises avec des conditions climatiques extrêmement rigoureuses, la Planète EDEN III est un « enfer blanc » où règne un froid polaire permanent. Sous cette couche de glace réside toutefois l’espoir de revoir un climat plus hospitalier : la Thermo Energie. Objet de bien des convoitises, cette ressource est férocement gardée par les Akrids, peuple d’insectoïdes géants dominés par le Green Eye, un mille pattes particulièrement revêche. Simples locataires de cette planète pour le moins inhospitalière, les humains ne sont assurément pas en position de force et ne verront leur salut que dans la conquête de la Thermo Energie. En plus de devoir faire face à cette menace grandissante que représentent les Akrids, les colons sont également confrontés aux pirates des neiges. C’est dans ce chassé croisé houleux que Wayne, jeune amnésique en quête d’identité entre en scène. Comme à l’accoutumée dans ce genre de production, l’intrigue, cousue de fil blanc, montre bien vite ses limites et accuse un flagrant manque de consistance. Le conformisme du scénario est par ailleurs appuyé par des «cut scenes» maladroitement mises en scènes.Comme à leurs habitudes, Keiji Inafune et son équipe de développeurs à qui nous devons déjà Onimusha 3 : Demon Siege ont fait appel à une « guest star ». Ainsi après Takeshi Kaneshiro et Jean Reno qui ont respectivement prêté leurs traits pour Samanosuke Akechi et Jacques Blanc, c’est Byung-Hun, jeune star sud coréenne qui s’est prêtée au jeu en incarnant le rôle de Wayne pour un résultat final absolument époustouflant de réalisme. Pour qui sonne la glace …Devant l’immensité et la férocité de leurs opposants, les colons n’eurent d’autres recours que d’utiliser les Vital Suits, d’imposants méchas capables de rivaliser face aux Akrids. Tous profitent de capacités qui leurs sont propres aussi vous faudra t’il choisir judicieusement votre « VT » en fonction de la situation. Ainsi, un mech plus lourd aura un regain de puissance au contraire un VT plus rapide et léger verra sa puissance de frappe réduite. Lourdement équipés, les Vital Suits peuvent accueillir jusqu’à deux types d’armes distinctes qui leur confèrent une puissance de feu à faire pâlir de jalousie un char panzer. L’utilisation des Vital Suits procure une sensation de puissance inédite qui vous place à un pied d’égalité avec les Akrids pour des affrontements titanesques. A ce titre, les phases en mechas se montrent admirablement bien conçues mais aussi et surtout jouables en toutes circonstances. Si les Vital Suits sont particulièrement bien équipés, Wayne ne sera pas en reste puisqu’il bénéficiera d’un arsenal qui lui permettra de tenir en respect ses adversaires, du moins dans la mesure du possible. Notez qu’il ne pourra transporter que deux types d’armes différentes sur lui à l’image du Master Chief. Fort heureusement de nombreuses armes sont disséminées à travers les niveaux. De la mitraillette au lance patates en passant par toute une panoplie de grenades, votre puissance de feu n’aura d’égal que votre soif de destruction et cela tombe plutôt bien puisque Lost Planet est de ces jeux qui font la part belle aux pétarades et aux rixes musclées. En plus des Akrids et des Snow Pirates, Wayne devra résister aux conditions climatiques extrêmes de la planète. Ainsi, en plus de la désormais traditionnelle barre de santé le joueur devra gérer une barre de Thermo Energie qui s’amoindrira au fur et à mesure de ses pérégrinations dans cet enfer blanc. Cette subtilité inédite contraindra Wayne à surveiller sa jauge thermique s’il ne désire pas être transformé en « mister freeze ». Cette jauge de Thermo Energie servira également de carburant pour les Vital Suits et chaque action de vos mechs entrainera une nette diminution de cette barre. Pour refaire le plein il vous faudra récupérer des capsules de Thermo Energie sur les cadavres encore fumants de vos assaillants. Réalisation et Durée de Vie
… celui là je l’ai refroidiOld School, Lost Planet l‘est incontestablement dans son déroulement mais également dans son gameplay certes fort bien exploité mais on ne peut plus classique. Ainsi, Wayne ne bénéficiera d’aucune évolution et restera tel quel tout au long de l’aventure … étrange surtout lorsque l’on sait que les productions Capcom offrent, dans leur grande majorité, un système d’upgrades des armes et des compétences. Lost Planet n’a aucunement la prétention de renouveler un genre archi rabâché, ici pas de chichis, juste de l’action pure et dure, sans a côtés, sans fioritures. Le rythme de l’action est tel qu’il estompe les phases d’exploration totalement reléguées au second plan. Cet aspect quelque peu vieillot est ici complètement assumé par les développeurs qui se sont vraisemblablement affairés à ne pas rompre la mesure haletante du titre. Seules quelques phases de plates formes et d’exploration viendront s’imbriquer afin de casser une certaine monotonie quasi inhérente du genre. A l’instar d’un certain Gears of War, Lost Planet pêche par un manque de diversité dans son déroulement. Le joueur se contentera en effet d’avancer en défouraillant toute forme de vie présente à l’écran.
Old School, le titre l’est jusqu’au bout des angles dans son fond puisque chaque niveau se terminera par une rencontre avec les inévitables Boss de fin de niveau … à l’ancienne. Particulièrement corsés, notamment le Green Eye, les Boss possèdent tous un point faible qu’il faudra exploiter pour oser espérer en venir à bout. Véritablement énormes, ces Akrids causent bien malgré eux quelques problèmes, leurs tailles faisant souvent obstacle à une bonne lisibilité globale de l’action. Niveau difficulté, la dernière production de Capcom n’est pas insurmontable pour le peu que l’on puisse aborder le titre intelligemment. Outre les Boss qui pourront poser quelques soucis, les ennemis n’entraveront aucunement votre progression, la faute à une IA pas franchement bien élaborée. Vos opposants n’appliqueront en effet aucun schéma de logique lors de leurs répliques. Beauté GlacialeBien que dans le fond Lost Planet se veut obstinément conventionnel, sa forme brille en revanche par une réalisation de très haut vol. Le titre de Capcom fait très certainement parti des plus beaux titres du moment et ce, tous supports confondus. Techniquement parlant, le jeu peut certes se montrer moins poussé qu’un Gears of War et n’abuse pas d’effets à la mode mais force est de constater que le titre dispose d’une réalisation qui fait véritablement honneur à la console. En dépit du nombre incroyable d’Akrids affichés à l’écran, la Xbox 360 ne flanche jamais et encaisse sans broncher la foultitude de détails. Si techniquement, le titre frôle le sans faute, il peut également se targuer de bénéficier d’une identité visuelle cohérente d’un bout à l’autre de l’aventure. Des décors immenses ballotés par des bourrasques glaciales à la modélisation des personnages incroyablement détaillés, tout tend à la perfection. Wayne transpire la vie et le design global du soft character / mechas / level ne tombe jamais dans le mauvais goût. Les environnements ont vraisemblablement été l’œuvre d’une attention particulière et parviennent à se renouveler … un véritable tour de force surtout lorsque le titre prend place dans un tel contexte. Lost Planet déborde d’une frénésie visuelle rare qui explose à l’écran. Plaisirs MultiplesEn plus de sa campagne solo captivante, le titre de Capcom bénéficie naturellement d’une option multi joueurs qui rehaussera sa durée de vie un tantinet faiblarde. Jouable uniquement via le Xbox Live, le multi de Lost Planet pourra accueillir jusqu’à 16 joueurs simultanément pour des affrontements musclés dans huit maps spécialement créées pour l’occasion (neuf pour ceux qui possèdent l’édition collector comme nous vous l’avions annoncé). Ceux qui ont eu la délicate attention de télécharger la demo multi sur le Market Place savent déjà de quoi il en retourne : le multi fait dans l’originalité en proposant une pléiade de modes de jeux classiques au possible : Deathmatch / Team Death Match / Post Grab / Elimination / Team Elimination et pour finir Fugitive Hunt. Dans ce dernier mode, un joueur sera désigné pour cible et devra se démener tant bien que mal à résister aux attaques de ses assaillants. Le principal reproche à émettre au niveau du Xbox Live provient du fait qu’il ne propose aucun mode coopération. C’est d’autant plus dommageable lorsque l’on sait que cette option peut s’avérer au combien jouissive dans un Gears of War (encore lui décidément). test écrit par Nico Graphismes
9 Lost PLanet fait sans conteste partie des plus beaux titres du moment. Techniquement et Graphiquement irréprochable, le jeu est un émerveillement de tous les instants.Jouabilité
8 En dépit de déplacements parfois trop lents, la jouabilité est intuitive. Les phases de mechas sont soignées et les Vital Suits se manient avec aisance. Du tout bon.Son
7 Les orchestrations tantôt calmes nerveuses siéent à merveille avec l'ambiance du titre. Les doublages sont soignés et les cris des Akrids transpirent la rage. Efficace.Durée de vie
7 Comptez huit à dix heures pour venir à bout de la campagne solo. Le multi rehausse le tout mais reste pour l'heure un peu léger pour s'imposer. Un mode coop aurait réellement été le bienvenu.Fun
8 Lost Planet procure d'emblée un plaisir de titre incroyable, un trip jouissif et sans commune mesure.
• Réalisation sans faille
• Classique et répétitif Verdict : 8.5Au final, Lost PLanet fait partie de ces titres qu'il convient de manipuler avec précaution tant le fond est radicalement opposé à la forme. Le soft de Capcom est un véritable hommage à l'action à l'ancienne, nerveuse, puissante et incroyablement jubilatoire. Deux mois seulement après l'énorme baffe que nous avait asséné Gears of War, la Xbox 360 accueille un nouveau killer app franchement indispensable dans toute ludothèque qui se respecte. Du très grand Capcom. |
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