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![]() Kingdom Under Fire : Circle of Doompublié le 1er février 2008
Changement d'orientation
Alors que la série des Kingdom Under Fire a connu ses premières heures de gloire sur Xbox, dans le genre STR bien violent, voici qu'un nouvel épisode voit le jour sur notre bonne vieille console Next-Gen. Ce spin-off baptisé Circle of Doom fait en quelque sorte table rase du passé, et devient désormais un hack'n slash pur et dur. Reste à voir si ce changement d'orientation du gameplay est bénéfique à la série...Changement d'orientationQue tous les fans des premiers opus qui attendaient avec impatience le dernier-né de la série ravalent leur sourire : si les premiers épisodes disposaient d'un gameplay efficace, ce changement d'orientation effectué par Circle of Doom aura bien des chances de ne pas vous convaincre. En effet, le jeu est passé du jeu de stratégie-action à un petit hack' n slash sans aucune originalité, comme nous allons nous en apercevoir tout au long de ce test.
Tout d'abord, avant de se lancer complètement dans l'aventure, sachez qu'il faudra en premier lieu sélectionner un héros parmis les six proposés. Vous l'aurez deviné, chacun possède ses avantages et inconvénients, comme dans la plupart des jeux du genre : le gros est puissant et lent, la fine est rapide et faible, et celui du milieu est polyvalent. Je simplifie la réalité certes, mais je ne pense pas en être très loin. Sachez par ailleurs que la seule véritable originalité du titre consiste dans le fait que chacun des personnages suivra sa propre trame scénaristique, complètement en parallèle avec celle des autres. Enfin quand je dis trame, il faut le prendre avec des pincettes car le scénario n'avancera que lorsque l'on ira se perdre dans nos rêves. Très bizarre comme système, cela ne fait qu'attiser notre scepticisme. Une fois notre héros sélectionné, il faudra alors se préparer à partir en guerre, seul contre tous. Le principe du jeu peut tenir sur une ligne : avancer dans des couloirs plus ou moins étroits et tuer tout le monde. Très peu original, mais bien des titres du même genre ont prouvé qu'on peut être efficace, même avec un gameplay basique. Seulement ici, ce n'est malheureusement pas le cas, et la lourdeur du gameplay se fera sentir approximativement au bout de ... 10 minutes. Je n'exagère que très peu en disant qu'au bout de ces dix premières minutes, on peut dire qu'on a fait le tour du jeu. A noter qu'il est possible à tout moment de la partie de jouer en coopération sur le Xbox Live avec trois de ses amis, ce qui pourrait peut-être faire mieux passer la pilule. Pas d'écran splitté ici cependant. Un inventaire pas clair...Grâce à notre inventaire, il est possible d'attribuer deux armes, quelques sorts ainsi que des potions aux boutons de la manette. D'ailleurs en parlant de l'inventaire, la gestion de ce dernier est inutilement complexe. En effet, dans chaque niveau se trouvera une idole parmis trois différentes : l'idole de la Mort, de l'Amour et de la Cupidité. Premièrement, je n'ai pas encore saisi la différence entre ces derniers. Ensuite, lorsque l'on ira leur parler, il nous sera possible de soit leur vendre des objets que l'on aura ramassé sur les champs de batailles, soit d'en acheter de nouveaux avec l'argent récolté. Mais il sera également possible de stocker nos éléments qui composent notre inventaire, ou bien de les synthétiser. C'est-à-dire mixer deux objets différents pour en obtenir un autre plus puissant. Le seul problème, c'est que la différence n'est jamais vraiment flagrante, et que les sous viennent rapidement à manquer. Bref, l'on aura vite fait de trouver ses deux armes de prédilection et de zapper ce système trop compliqué pour que l'on s'y attarde davantage. Une fois nos armes sélectionnées, on s'imagine déjà faire des combos de folie et impressionner la galerie. Que nenni, ici pas de combo, et absolument rien d'impressionnant. Il faudra se contenter de bourriner la touche correspondante à l'arme désirée et espérer tuer le maximum d'ennemis. Pas même une once de combinaison à poindre, le néant total. Et il faudra également être sur nos gardes, car à chaque fois qu'un ennemi réussira son attaque, notre héros commencera alors une animation de "aïe, j'ai mal" et si les ennemis ont le malheur de faire mouche plusieurs fois de suite, il faudra attendre que celui-ci ait fini ses animations répétées en boucle pour enfin pouvoir attaquer de nouveau. Il arrivera donc parfois de poireauter pendant plusieurs secondes sans pouvoir rien faire... Le summum dans tout cela, c'est qu'il faudra également surveiller la jauge d'attaque, en plus de la traditionnelle jauge de vie. A chaque coup donné, celle-ci diminue plus ou moins, selon la puissance de l'attaque. Si bien que lorsque celle-ci se videra, il faudra attendre qu'elle se recharge pour de nouveau pouvoir frapper. Principe tout de même bien étrange pour un hack' n slash, et qui a le don d'énerver. Fort heureusement, au fur et à mesure de notre progression dans le jeu, notre personnage grimpera de niveau, et il nous faudra alors répartir nos points entre notre jauge de vie, d'attaque et de chance. Et celle-ci grimpera très lentement... Qu'on se le dise, le gameplay est ennuyeux à mourir, et il faudra un certain temps pour posséder un personnage puissant. Réalisation
RéalisationMais alors qu'y a-t-il donc de positif dans ce jeu me demanderez-vous avec avidité (ou pas). Et bien graphiquement, le jeu est plutôt pas mal. Certes il est loin de nous mettre une claque graphique, mais il s'en tire tout de même assez bien. Les personnages sont bien modélisés, et disposent d'animations très fluides, mais malheureusement très lentes. A tel point que l'on aura parfois l'impression de diriger un 36 tonnes en pleine jungle. Assez paradoxal surtout lorsque l'on jouera avec la très charmante Céline, qui est assez fluette dans son genre. Les décors sont très bien rendus également, mais impossible d'aller y jeter un coup d'oeil de plus près, des murs invisibles nous barrant systématiquement le chemin. On regrettera cependant un certain manque de variétés, puisque seulement six mondes répartis en plusieurs sous niveaux sont disponibles, ces derniers restant assez souvent dans les mêmes tons. Mais là où le bat blesse une nouvelle fois, c'est quand des ralentissements font leur apparition, et parfois de bien belle manière. Il suffira que plusieurs ennemis passent à l'attaque en même temps, et le taux d'images par seconde dégringolera comme les chutes du Niagara. Décidément, les petits gars de chez Blueside ont pas mal de choses à se reprocher sur ce coup-là.
Passons à la bande-son du jeu, qui reste dans la même veine que les précédents, à savoir du hard rock à l'esprit héroic-fantasy. Personnellement je trouve ce choix plus que douteux, car cela ne colle pas vraiment à l'univers du jeu, sans compter le fait que les compositions ne sont guères inspirées, et très répétitives de surcroît. Quand aux doublages français, ils sont plutôt corrects, mais comme d'habitude sont loin d'être au niveau de la version originale. En fait, le seul point positif qui n'en est pas vraiment un provient de la durée de vie du soft, très longue puisque il faudra terminer le jeu avec les six personnages pour voir toutes les fins disponibles. Seulement un problème se pose, et de taille : en aurez-vous le courage ? test écrit par Maxime Graphismes
7 Sûrement le point le plus positif du jeu. Ils s'avèrent assez réussis dans l'ensemble, les personnages étant bien modélisés et les décors plutôt jolis à regarder. On regrettera cependant un manque de variété au niveau des environnements.Jouabilité
6 Le personnage se déplace lentement, et les coups sortent tout aussi lentement. Par contre, la puissance de ces derniers est bien retranscrite. Le système d'inventaire n'est pas intuitif pour un sou quant à lui.Son
6 Des musiques de hard-rock à l'esprit héroic-fantasy. On accroche ou pas, toujours est-il que ce choix n'est pas forcément des plus judicieux. Quand aux doublages français, ils restent corrects mais en deçà de la version originale.Durée de vie
8 Très bonne si l'on a le courage de recommencer le jeu (et surtout de le finir) avec tous les personnages, au nombre de six. Mais très courte si l'on ne parvient pas à combattre l'ennui qui se pointe au bout de quelques minutes de jeu.Fun
4 Avancer dans des couloirs, taper sur des ennemis en nombre, sans possibilité aucune de combos, c'est très vite barbant. Seuls les combats contre les boss se révèlent légèrement intéressants.
• Les graphismes réussis dans l'ensemble
• Le gameplay dépassé ! Verdict : 4Au final, Kingdom Under Fire : Circle of Doom se place dans la catégorie des jeux au gameplay complètement dépassé, lourd, répétitif, basique et ennuyeux. A aucun moment un soupçon de fun ne pointera le bout de son nez, l'ennui s'étant déjà bien installé depuis longtemps. C'est pourtant dommage, car la licence avait du potentiel pour faire de ce spin-off un jeu de qualité. Les graphismes sont plutôt réussis, et la durée de vie est vraiment bonne. Mais en définitive on a affaire à un jeu pas totalement mauvais, mais qui pêche par un gameplay vraiment en dessous de ce que l'on est en droit d'attendre de nos jours. Une belle déception. |
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