![]() |
|
![]() Gears of War 2publié le 17 novembre 2008
Le Nerf de la Guerre - Même joueur, joue encore ?
Deux ans après l’énorme succès de Gears of War premier du nom, les studios Epic réitèrent l’expérience avec cette suite chargée à bloc. Les derniers instants du premier volet vous ont laissé sur votre faim ? Alors sans plus attendre mettons-nous en route vers Gears of War 2, ou comment casser du Locuste pour assurer la pérennité de l’espèce humaine. Test complet.
Le Nerf de la GuerreLa fin de Gears of War semblait être synonyme de libération pour l’espèce humaine, enfin débarrassée des Locustes par l’intermédiaire d’une certaine bombe lumière. Seulement voilà, les choses ne se passant pas toujours comme prévu et c’est six mois après les derniers instants du premier opus – soit deux ans pour nous – que nous retrouvons nos Gears favoris : Marcus Fenix et Dominic Santiago. Les espoirs fondés en cette bombe lumière se sont effondrés depuis que la horde Locuste a refait son apparition, surgissant comme à son habitude depuis les entrailles de Sera. Plus forts, plus nombreux, ces derniers semblent en plus disposer d’une arme surpuissante, permettant d’engloutir des villes entières. La capitale Jacinto sera bientôt menacée du même sort et c’est donc logiquement l’Escouade Delta que l’on retrouve en première ligne pour mener à bien l’ultime combat de l’espèce humaine. Il est donc un point sur lequel les développeurs de GoW 2 souhaitent mettre l’accent : le scénario. Présente en demi-teinte dans le premier opus, l’intrigue digne de ce nom prend ici enfin un peu de consistance. Les habitants de la planète Sera semblent au bout du rouleau et le caractère humain de l’aventure est palpable, bien que tournant un peu à la caricature sauce US lorsqu’on écoute les dialogues et les doublages des voix en version française. Souvent crues avec des voix à la « Rambo » semblant dire « vas y je défonce tout ce qui bouge, gare à ton cul », les interventions des personnages restent néanmoins dans le ton général de l’aventure. Certaines scènes sont cultes, à la fois par leur dérision et par leur authenticité. Longtemps annoncé en accompagnement du moteur graphique Unreal Engine 3, made in Epic, le soft peut se targuer d’être le seul à l’utiliser parfaitement. Les développeurs sont maîtres de leur outil, et c’est avec étonnement que l’on observera un jeu tout en fluidité, riche en décors et en environnements qui de surcroit intègre avec perfection les nouvelles animations des personnages. Les ralentissements sont inexistants, même en coopération. Les détails regorgent et la profondeur de champ est réellement impressionnante, faisant de Gears of War 2 la suite logique de Gears of War. Les bases sont les mêmes, seules quelques innovations sur le plan de la jouabilité et sur le rythme de jeu sont à répertorier. L’arsenal de Marcus et de celui de ses frères d’armes connait lui aussi l’une ou l’autre innovation, mais le gros des pétoires que vous aurez l’occasion de prendre en main était déjà présent dans le volet précédent. A titre d’exemple, les grenades peuvent désormais servir de mines anti-personnelles une fois accrochées à une surface telle qu’un mur. Bien entendu, rien n’interdit d’en lancer au milieu d’une troupe de Locustes pour assister à un spectacle plus de merveilleux : celui de voir s’élever dans le ciel des morceaux ensanglantés. Le mortier quant à lui nécessite un dosage particulier (comprenez par là une pression sur la gâchette droite mesurée), définissant la distance de frappe. Ce ne seront pas un mais une pluie d’obus qui s’abattront sur la zone désignée. Et lorsque l’un ou l’autre Reavers décidera de faire son apparition, rien de tel qu’un lance-grenades Boomer pour s’en débarrasser. En résumé, la recette reste la même. Les craintes d’un brin de répétitivité ou de lassitude devant les mêmes scènes et les mêmes combats que vous pouvez légitimement vous faire resteront néanmoins dans le domaine du subconscient, puisque rien dans cette version finale ne vous donnera l’envie de lâcher la manette une fois l’aventure débutée. Ce qui vous fait cet effet addictif, c’est simplement ce sur quoi les développeurs ont misé : la variété des décors et leur somptuosité. C’est beau, et surtout mieux à plusieurs !
C’est beau, et surtout mieux à plusieurs !S’il y a bien un point sur lequel le travail des développeurs n’est pas à remettre en question c’est sans conteste la constante recherche d’en mettre plein la vue au joueur. Comme précisé plus haut, la réalisation du soft est hors-norme, laissant des doutes quant au bon fonctionnement de notre console, celle-ci ne nous ayant jamais encore habitué à de telles sensations. A part quelques doublages à la qualité douteuse, l’environnement sonore – pour peu que vous ayez une installation Hi-fi de qualité – vous donne l’impression d’être dans un film et renforce la crédibilité des cinématiques. Et pour une fois, le scénario – en plus d’être plus étoffé – se révèle intriguant, doté d’une dose de suspense appréciée. Les graphismes vont bien évidemment de paire avec cette ambiance, et tout au long des six chapitres du jeu on se retrouve surpris par la variété des décors. Les différentes phases de jeu ne nous diront pas le contraire puisque les boss sont nombreux et eux aussi gigantesques ; et le passage aux commandes d’un des engins de l’armée est sensiblement mieux pensé que par le passé. La variété, voilà bien ce que l’on va retenir de Gears of War 2 !
Malgré une linéarité dans la progression toujours aussi intacte, le soft offre un plaisir de jeu omniprésent. Alors pour pimenter votre partie, rien de tel que d’inviter un ami (en local comme en live) à vous aider dans votre mission. A tout stade de votre avancée en territoire Locuste, une partie en coopération pourra être créée. On retrouvera donc les différentes intersections en cours de jeu, à l’instar du premier volet. A partir de là des stratégies pourront être déployées, comme par exemple d’occuper des postes en hauteur pour sniper l’ennemi pendant que l’autre entamera des tirs de suppression. Très jouissive, cette entraide risquera de s’avérer indispensable dans le mode de difficulté Dément, où là avancer en territoire ennemi sera vraiment « Dément ». L’innovation multijoueur de Gears of War 2 tient lieu et place dans le mode Horde. Le principe est le suivant : vous évoluez sur une map, en coopération (jusqu’à cinq en tout) ou en solo, où des vagues successives de Locustes vous attaquent. Le but est évident : survivre le plus longtemps possible ! Littéralement génial en coopération, ce mode risquera de vous tenir en haleine longtemps après que vous ayez fini la campagne. Pour les aficionados du multi pur et dur, sachez que ce seront près de huit modes en ligne différents qui vous attendent ! Autant vous dire que la durée de vie du titre est aisément multipliée par deux ou trois une fois le multi abordé. Le pied. test écrit par Florian Graphismes
9 Une réalisation sans précédent dans le genre Action sur Xbox 360 ! Des décors et environnements variés et vastes, des personnages et armes modélisés à la perfection font de Gears of War 2 une référence.Jouabilité
8 Un gameplay repris trait pour trait à Gears of War premier du nom, mais doté d'améliorations faisant elles aussi mouches. On aime et surtout on apprend vite.Son
9 Une bande-son que l'on croirait tirée d'un film ! Pour les doublages en revanche, ça ressemble plus à un Rambo cru qu'à un Gears of War 2, d'où une certaine perte de crédibilité qui s'oublie néanmoins très rapidement.Durée de vie
8 Avec une campagne en solo bien plus longue que dans le premier opus et un mode en ligne et mutlijoueur qui vous occupera pendant très longtemps, Gears of War 2 se dote d'une durée de vie très satisfaisante pour un jeu du genre.Fun
9 Gears of War 2 regroupe tout ce que peut apprécier un joueur, la dose de fun atteint donc son paroxysme avec ce titre !
• Les environnements et les décors extrêmement variés.
• L'IA un peu à la traîne par moments. Verdict : 8.5Avec un bond dans la variété et la beauté des environnements de jeu, Gears of War 2 place la barre très haut. Avec une durée de vie énorme et un mode coopération encore amélioré, il séduit encore. Inutile d'aborder l'aspect jouabilité car là encore, le soft approche la perfection. L'on ne dira pas que Gears of War 2 s'impose comme la référence du genre Action sur Xbox 360, mais on se contentera de préciser qu'il se place en digne successeur de Gears of War premier du nom et qu'ils forment à eux deux l'incontournable du genre sur la console de Microsoft. En son nom, Gears of War 2 se place sans nul doute dans la catégorie des Blockbusters de cette fin d'année 2008. A posséder. |
|
Retrouvez les tests de jeux vidéo des consoles MICROSOFT sur www.XboxFrance.com et sur les sections XBOX et XBOX 360 | |