![]() |
|
![]() Command & Conquer : Alerte Rouge 3publié le 24 novembre 2008
Aux armes, camarades ! | Vis ma vie de stratège
Sept ans après la sortie du dernier opus, la saga Alerte Rouge revient aujourd’hui sur le devant de la scène pour un troisième épisode. Longtemps considérée par les joueurs comme l’une des références en matière de jeu de stratégie en temps réel, la série arrive maintenant à une époque où de nombreux concurrents ont tenté d’apporter leurs lots d’innovations. Le titre développé par Electronic Arts Los Angeles saura-t-il lui aussi faire peau neuve pour parvenir à s’imposer dans le paysage vidéoludique actuel ? Réponse sans plus tarder, dans notre test complet.Aux armes, camarades !La série des Alerte Rouge a toujours pris plaisir à présenter aux joueurs ce que pourrait être le monde si la guerre froide n’avait pas pris fin, si les Soviétiques et les Alliés avaient continués à se battre durant des décennies. Pour ce nouvel épisode, la donne n’a pas vraiment changé, et ces deux factions sont toujours au centre des débats. Alors que l’armée rouge est décimée et que l’Union Soviétique n’a jamais semblée aussi proche de la défaite, le leader Cherdenko joue sa dernière carte. Avec l’aide du brillant Docteur Zelinsky, il a mis au point une machine à remonter dans le temps et compte bien s’en servir pour changer le cours de l’histoire. Ils remontent alors dans le passé pour supprimer Albert Einstein et ainsi priver les Alliés de leur « futur » savoir scientifique. De retour dans le présent, la situation a complètement changé et les communistes sont à deux doigts de contrôler l’Europe entière. Seule la Grande-Bretagne résiste encore fièrement à l’envahisseur, supportée par ses amis américains. Alors que Cherdenko s’apprête à donner le coup de grâce, un événement imprévu intervient : une attaque surprise de l’Empire du Soleil Levant. La suppression de la puissance des pays de l’Ouest a en effet permis l’émergence des Japonais, qui comptent bien, eux aussi, contrôler l’ensemble de la planète. C’est dans ce contexte que débute votre aventure.
![]() Command & Conquer : Alerte Rouge 3 propose ainsi trois campagnes différentes, une pour chaque faction. Composés de neuf missions à la difficulté grandissante, ces scénarios bien distincts permettent au titre de bénéficier d’une durée de vie extrêmement conséquente. Chacune des missions est précédée d’une petite cinématique. Comme ce fût toujours le cas dans la série, point d’images de synthèse pour ces dernières mais des acteurs en chair et en os. Une fois encore, Electronic Arts a mis le paquet au niveau du casting avec quelques beaux noms du grand et du petit écran : Tim Curry (Scary Movie 2, Charlie et ses Drôles de Dames), Peter Stormare (Prison Break, Constantine), J.K. Simmons (Spider-Man 3, The Closer : L.A. Enquêtes Confidentielles) ou encore Ron Yuan (Prison Break, Cold Case : affaires classées) parmi tant d’autres. Ces « grands » noms donnent ainsi beaucoup plus de cachet aux différentes scènes entre les missions. Les développeurs ont tenu à mettre en avant une réalisation façon série B pleine de charme, avec des exagérations de tous les comportements des acteurs. On regrettera quelque peu les doublages français nettement moins convaincants que ceux de la version anglophone. Les communistes n’ont ainsi pu cet accent russe ultra-prononcé qui rajoutait un brin de charme supplémentaire, par exemple. Quoi qu’il en soit, cet aspect du jeu est extrêmement convaincant et Alerte Rouge 3 se place bien au-dessus de la plupart de ses concurrents. Sur ce point, du moins. Vis ma vie de stratège Ce qui fait le succès d’un jeu de stratégie en temps réel, en général, réside toutefois dans son gameplay. Command & Conquer : Alerte Rouge 3 n’est bien évidemment pas en reste à ce niveau, et le savoir-faire des développeurs en la matière n’est plus à prouver. Tous les éléments sont en effet réunis pour faire du titre une référence absolue. A commencer par les différentes factions qui, comme c’est bien souvent le cas, ne se jouent pas exactement de la même façon. Si les structures restent grosso modo les mêmes, la première différence se fait dans la façon de se construire. Les bâtiments des Alliés se construisent donc « à l’ancienne », apparaissant sur la carte une fois achevés. Les soviétiques, quant à eux, voient leurs constructions s’ériger petit à petit sur le champ de bataille, les rendant vulnérables aux attaques ennemies. Enfin, l’Empire du Soleil Levant fait la part belle à la technologie de pointe : chaque bâtiment est au préalable un véhicule qui peut se déployer à n’importe quel endroit de la carte, sans aucune contrainte. En plus de cela, les unités des différents pays sont complètement différentes les unes des autres, même si l’on retrouve des équivalences plus ou moins nettes. La différence la plus nette se fait, à vrai dire, au niveau de la capacité spéciale dont dispose chaque unité et qui peut s’avérer absolument vitale lors de certains passages. Certaines unités terrestres peuvent ainsi d’un simple clic devenir aériennes, d’autres changeront d’armes pour prendre l’avantage sur tel ou tel type d’unité, etc. Ces capacités demandent indéniablement un long apprentissage pour être maîtrisées à la perfection, mais une fois domptées celles-ci peuvent donner au joueur un avantage considérable ! Vis ma vie de stratège (2) | Pour le plaisir des yeux... et des oreilles !
La principale innovation vient cependant d’ailleurs. Les développeurs ont en effet donné une dimension tactique beaucoup plus importante à un élément que l’on tend bien souvent à négliger : la mer. Totalement absent de Command & Conquer 3, l’espace maritime revêt ici un aspect primordial dans la bataille. Ainsi, en plus des différentes unités navales classiques – sous-marins, porte-avions, croiseurs, etc. – chaque bâtiment peut désormais être construit sur terre comme en mer (à l’exception de la caserne qui ne peut être construit que sur terre, et inversement pour le port). Rien n’empêche alors le joueur de construire l’intégralité de sa base dans un espace maritime reculé, que ce soit son chantier de construction, ses usines, ses dispositifs de défense, … Par ailleurs, certaines unités peuvent désormais se transformer légèrement pour évoluer aussi bien sur terre qu’en mer. Une façon de jouer complètement nouvelle, qui se révèle particulièrement intéressante.
Deux autres points importants sont encore à signaler du côté des innovations en termes de gameplay : la première vient du choix des développeurs de privilégier l’aspect coopératif du jeu. Ainsi, pour chaque mission, un co-commandant est de la partie et évolue aux côtés du joueur. Si l’I.A. peut le contrôler au cours de la campagne solo, il est également possible qu’un joueur humain vienne prêter main forte via le Xbox Live, le tout permettant au soft d’être encore plus profond. Pour les joueurs ne disposant pas de connexion ou préférant se la jouer solo, quelques petites directives de base pourront être données : attaquer de suite une cible, préparer une armée pour attaquer la base, se rendre à un point donné, etc. Enfin, et pour en finir avec les nouveautés de cet opus, un système de projets top secrets est de la partie, pouvant donner un avantage certain au cours des missions. Ces derniers se déverrouillent en utilisant les Points de Sécurité gagnés durant les combats : plus le joueur parvient à se sortir d’une situation critique, et plus sa jauge se remplit. A chaque fois qu’elle est pleine, un Point de Sécurité est accordé, permettant de débloquer le niveau suivant de l’un des trois projets de chaque faction. Satellite se crashant sur une zone donnée, bonus de productivité, produit chimique, etc. Bref, de quoi bénéficier d’un net avantage sur ses ennemis durant un court laps de temps. Du côté de la prise en main, les développeurs ont opté pour le choix du menu radial qui semble décidemment être la meilleure alternative possible sur consoles. Bien évidemment, cela ne remplace pas la fluidité du combo clavier/souris, mais le titre s’en sort avec les honneurs. Toutes sortes de raccourcis sont disponibles via une combinaison de touches, et après un petit temps d’adaptation, les actions s’enchaînent assez rapidement. Un excellent point, une fois encore.Pour le plaisir des yeux… et des oreilles !Command & Conquer : Alerte Rouge 3 est donc un excellent titre de par son fond de jeu. Mais consoles de nouvelle génération obligent, la partie technique est de plus en plus importante aux yeux des gamers. Et bien là encore, qu’ils se rassurent, le soft d’Electronic Arts Los Angeles fait des merveilles, aussi bien graphiquement que d’un point de vue sonore. La modélisation des différents véhicules est en effet magnifique, tout comme celle des décors. La palette de couleurs a cependant beaucoup évolué et pourrait ne pas plaire à tout le monde. On se retrouve ici avec quelque chose de beaucoup plus flashy que ce qu’on est habitués à voir en temps normal, et il faudra peut-être un petit temps d’adaptation pour certains pour parvenir à adhérer à ce choix esthétique. Il ne s’agit toutefois là que d’une question de goûts car, techniquement, le soft est quasiment irréprochable. Il se paye même le luxe de proposer des effets d’eaux parmi les plus beaux rencontrés, en tout cas dans un jeu de stratégie en temps réel. Un vrai plaisir pour les yeux. Le seul petit défaut à signaler provient des ombres, assez peu convaincantes. En effet, si celles-ci semblent au premier coup d’œil assez bien gérées, on se rend compte pour peu que l’on zoome un peu sur l’action qu’elles sont extrêmement pixélisées et pas vraiment belles à voir de près. Il ne s’agit néanmoins que d’un détail, une goutte d’eau dans un océan de perfection. Et que dire de la bande-sonore du titre ? Si on peut regretter que les doublages français soient un peu moins convaincants que ceux des versions anglophones – et encore, pas tant que cela – le reste frôle la perfection. Les thèmes musicaux sont incroyablement réussis, et le fameux Hell March reste toujours aussi impressionnant. Durant les parties, les musiques s’approchent elles aussi de la perfection. Côté bruitages, le constat est identique : Alerte Rouge 3 est un véritable bijou. test écrit par Jonathan Graphismes
8 Le design flashy de l'ensemble pourra déplaire à certains. Malgré tout, le titre reste techniquement impressionnant, avec une modélisation de l'eau exceptionnelle notamment. Jouabilité
8 La prise en main est assez rapide pour prendre plaisir immédiatement. Un apprentissage un peu plus prolongé permet par ailleurs de maîtriser chaque raccourci de la meilleure des manières. Son
8 Si les doublages français sont quelque peu décevants, le reste est absolument parfait. Les thèmes musicaux sont exceptionnels et permettent de se plonger dans l'ambiance corps et âmes. Idem pour les bruitages, de qualité. Durée de vie
9 Avec trois campagnes différentes, des modes Escarmouche et Xbox Live, le titre devrait occuper les amateurs de RTS durant un bon moment. Fun
9 La série Alerte Rouge est de retour, et avec elle tout le talent des développeurs à nous plonger dans un conflit véritablement intéressant. On prend son pied, seul ou à plusieurs !
• Le scénario, bien aidé par le très bon casting
• Les couleurs trop flashy pour certains Verdict : 8.5Avec Command & Conquer : Alerte Rouge 3, les développeurs de chez Electronic Arts Los Angeles nous prouvent qu'ils n'ont rien perdu de leur talent et que la franchise dispose toujours d'un potentiel énorme, même sept ans après la sortie du dernier opus en date. Le soft s'impose comme l'une des références ultimes en matière de jeu de stratégie en temps réel et ce pour différentes raisons. La première est son scénario vraiment bien ficelé, mettant en scène une poignée d'excellents acteurs. L'aspect scénaristique est bien trop souvent négligé dans ce genre de titres et c'est un vrai plaisir que de donner un sens à ses actions. Le gameplay excellent du titre est la seconde raison qui fait d'Alerte Rouge 3 un véritable trésor. Les développeurs ont su évoluer en proposant trois factions aux unités différentes, en faisant de la mer un champ de bataille tout aussi vaste que le continent, en incorporant une dimension coopérative aux affrontements grâce à l'ajout systématique d'un co-commandant lors des parties. Enfin, le titre peut se targuer de proposer une réalisation en béton armé. Techniquement exceptionnel, disposant d'une bande-son en or, … Que faut-il de plus à un soft pour devenir un incontournable ? Rien. C'est bel et bien ce qu'est cet Alerte Rouge 3 : un titre à côté duquel tout amateur du genre ne peut absolument pas passer ! |
|
Retrouvez les tests de jeux vidéo des consoles MICROSOFT sur www.XboxFrance.com et sur les sections XBOX et XBOX 360 | |